Cela, comme la plupart des arguments des athées, provient d'une ignorance profonde de la Philosophie Naturelle, car s'il n'y avait que la moitié des mers qui existent sur terre, il n'y aurait également que la moitié de la quantité de vapeur et, par conséquent, que la moitié des fleuves existants pour alimenter toutes les terres sèches, que la moitié de la quantité de vapeur qui s'évapore dans l'air, ainsi que seulement la moitié de la chaleur qui la soulève. Le Sage Créateur a donc si prudemment ordonné cela, que les mers sont assez grandes pour fournir une quantité de vapeur suffisante pour toute la Terre.
John Ray, naturaliste britannique du 18ème siècle76
La majeure partie de notre planète est couverte d'eau. Les océans et les mers composent les trois quarts de la surface de la Terre tandis que la Terre elle-même contient d'innombrables fleuves et lacs. La neige et la glace sur les sommets des hautes montagnes sont de l'eau sous forme gelée. Une partie substantielle de l'eau de la Terre est dans les cieux. Chaque nuage contient des milliers - parfois des millions - de tonnes d'eau sous forme de vapeur. De temps en temps, une partie de cette vapeur d'eau se transforme en gouttes liquides et tombe sur terre : en d'autres termes, il pleut. Même l'air que vous respirez en ce moment contient une certaine quantité de vapeur d'eau.
En bref, peu importe l'endroit dans lequel vous vous trouvez sur terre, de l'eau sera toujours à proximité de vous. Effectivement, même la pièce dans laquelle vous êtes assis en ce moment contient probablement quarante à cinquante litres d'eau. Jetez un coup d'œil autour de vous. N'arrivez-vous pas à en trouver la source ? Regardez encore, cette fois-ci plus soigneusement, en soulevant vos yeux de ce livre et en regardant vos mains, vos bras, vos jambes et votre corps. La masse de 40-50 litres d'eau : C'est vous !
C'est vous car à peu près 70% du corps humain est constitué d'eau. Vos cellules contiennent plusieurs substances mais rien en aussi grande quantité et importance que l'eau. La plus grande partie du sang qui circule en vous est sans aucun doute de l'eau. Ceci n'est pas seulement valable pour les hommes : La majeure partie du corps des êtres vivants est composée d'eau. Sans eau semble-t-il, la vie est impossible.
L'eau est une substance qui a été spécialement conçue pour constituer la base de la vie. Chacune de ses propriétés physiques et chimiques a été spécialement créée pour permettre à la vie d'émerger.
La conformité de l'eau
Le biochimiste A. E. Needham, dans son livre The Uniqueness of Biological Materials, souligne à quel point tout liquide est essentiel à la formation de la vie. Si les lois de l'univers avaient permis à seuls des solides ou à des gaz d'exister, la vie n'aurait jamais existé. La raison principale est que les atomes des solides sont statiques et très serrés les uns contre les autres et ne permettent pas les processus moléculaires dynamiques nécessaires à la formation de la vie. Au sein des gaz, d'autre part, les atomes se déplacent librement et de façon chaotique : Il serait impossible pour les mécanismes complexes des formes vivantes de fonctionner au sein d'une telle structure.
En bref, l'existence d'un environnement liquide est essentielle pour qu'aient lieu les processus nécessaires à la vie. Le liquide le plus adéquat de tous ou plutôt, le seul liquide adéquat pour permettre l'émergence de la vie, est l'eau.
L'eau possède des propriétés qui conviennent parfaitement à la vie. Ceci a d'ailleurs attiré l'attention des scientifiques il y a bien longtemps. La première étude entreprise à ce sujet en détail est un livre édité en 1832 par le naturaliste anglais William Whewell : Astronomy and General Physics Considered with Reference to Natural Theology. Whewell étudia les propriétés thermiques de l'eau et souligna que certaines d'entre elles semblaient violer les règles de la loi de la nature reconnues alors. La conclusion qu'il en a tirée est que ces incohérences doivent être considérées comme étant des preuves irréffutables que l'eau ait été créée dans le seul but de permettre à la vie d'émerger.
L'analyse la plus complète de cette conformité de l'eau à la vie a été faite par Lawrence Henderson, un professeur dans le Département de Biochimie de l'Université d'Harvard, un siècle environ après que le livre de Whewell a été publié. Henderson, dans son livre The Fitness of the Environment, reconnu plus tard par certains comme étant "le plus important travail scientifique du premier tiers du 20ème siècle", tire la conclusion suivante au sujet de l'environnement naturel du monde :
La perfection... [de ces composés constitue] une série de maximums - propriétés uniques ou quasi-uniques de l'eau, de dioxyde de carbone, de composants de carbone, d'hydrogène, d'oxygène et de l'océan - si nombreux, si divers, si complets parmi tant d'autres choses qui sont concernées par le problème, que ces maximums forment certainement ensemble la plus grande perfection possible.77
Les extraordinaires propriétés thermiques de l'eau
Un des sujets traités dans le livre d'Henderson porte sur les propriétés thermiques de l'eau. Henderson mentionne que l'eau revêt cinq aspects distincts dans lesquels ses propriétés thermiques sont inhabituelles.
1) Tous les solides connus diminuent de taille lorsqu'ils se refroidissent. Cela est également valable pour tous les liquides connus : Quand leur température baisse, ils perdent du volume ; lorsque le volume diminue, la densité augmente et les parties plus froides du liquide deviennent par conséquent plus lourdes. C'est pourquoi les formes solides des substances pèsent plus lourd (en volume) en comparaison de leurs formes liquides. Pourtant, il existe dans le cas de l'eau une exception à cette règle. Tout comme les autres liquides, l'eau se rétrécit en volume lorsqu'elle se refroidit, mais cela seulement jusqu'à une certaine température (4°C). Cependant, à la différence de tout autre liquide connu, elle commence ensuite soudainement à se dilater et, quand finalement elle se solidifie (se gèle), elle se dilate encore plus. Par conséquent, "l'eau solide" est plus légère que "l'eau liquide". Selon les lois ordinaires de la physique, l'eau solide, c'est-à-dire la glace, devrait être plus lourde que l'eau liquide et couler au fond lorsqu'elle se solidifie : Au lieu de cela, elle flotte.
2) Quand la glace fond ou quand l'eau se vaporise, elle absorbe la chaleur de son environnement. Lors du processus inverse, (c'est-à-dire quand l'eau gèle ou quand la vapeur prend la forme d'un précipitant), cette chaleur est libérée. En physique, le terme de "chaleur latente" est employé pour décrire ce fait.78 Tous les liquides ont une certaine chaleur latente mais celle de l'eau est parmi les plus connues. A des températures "normales", le seul liquide dont la chaleur latente pendant la congélation est supérieure à celle de l'eau est l'ammoniaque. Par contre, en termes de propriétés de chaleur latente pendant la vaporisation, aucun liquide ne peut rivaliser avec l'eau.
3) La "capacité thermique" de l'eau, c'est-à-dire la quantité de chaleur nécessaire pour augmenter d'1 degré la température de l'eau, est supérieure à celle de la majorité des autres liquides.
4) La conductivité thermique de l'eau, soit sa capacité de conduire la chaleur, est au moins quatre fois plus grande que celle de n'importe quel autre liquide.
5) La conductivité thermique de la glace et de la neige est par ailleurs faible.
Maintenant, vous vous demandez probablement quelle est l'importance de ces cinq propriétés physiques d'ordre plutôt technique. La signification de chacune d'entre elles est énorme car la vie en général, et notre propre vie en particulier, ne sont possibles dans ce monde que parce que ces cinq propriétés co-existent.
Examinons-les maintenant une à une.
L'effet de congélation "du haut vers le bas"
Les liquides se gèlent de bas en haut ; seule l'eau se gèle de haut en bas. Ceci est la première propriété inhabituelle de l'eau mentionnée ci-dessus et est crucial pour l'existence même de l'eau sur la surface de la Terre. En effet, si la glace ne flottait pas, la plupart de l'eau de notre planète serait enfermée dans la glace et la vie serait dès lors impossible dans les mers, les lacs, les étangs et les fleuves.
Examinons cela en détail pour en comprendre les raisons. Il existe beaucoup d'endroits dans le monde où la température, en hiver, tombe considérablement au-dessous de 0°C. Naturellement, un tel froid affecte l'eau des mers, des lacs, etc. Ces masses d'eaux se refroidissent de plus en plus et commencent à se geler en parties. Si la glace ne se comportait pas de cette façon (en d'autres termes, si elle ne flottait pas), elle coulerait au fond alors que les parties plus chaudes de l'eau remonteraient à la surface et seraient exposées à l'air. Mais, comme la température de cet air est de toute manière inférieure à zéro, ces parties plus chaudes se gèleraient aussi et couleraient au fond. Ce processus continuerait ainsi jusqu'à ce qu'il n'y ait plus du tout d'eau liquide. Cependant, ce n'est pas le cas. Voici ce qui se passe réellement : Quand elle se refroidit, l'eau s'alourdit jusqu'à ce qu'elle atteigne 4°C où tout le processus change radicalement. A cette température, l'eau commence à se dilater et s'allège car la température diminue. Par conséquent, l'eau à 4°C reste au fond, l'eau à 3°C se maintient légèrement au-dessus, l'eau à 2°C encore un peu plus au-dessus et ainsi de suite. Seule l'eau en surface atteint 0°C et gèle. Mais c'est uniquement la surface de l'eau qui est gelée : La couche d'eau à 4°C qui se trouve sous la glace demeure liquide et est suffisante pour que les créatures et les plantes sous-marines continuent à vivre.
(A ce stade, il est important de souligner que la cinquième propriété de l'eau - la faible conductivité thermique de la glace et de la neige - est cruciale dans ce processus. Comme la glace et la neige sont de mauvaises conductrices de chaleur, leurs couches respectives empêchent la chaleur qui se trouve sous elles dans l'eau de s'échapper dans l'atmosphère. A cause de cela, même si la température de l'air tombe à -50°C, la couche de glace marine ne connaîtra jamais une épaisseur de plus d'un mètre ou deux mais comportera, par contre, de nombreuses fissures. De cette manière, les créatures qui vivent dans les régions polaires tels que les phoques et les pingouins peuvent en profiter pour atteindre l'eau sous la glace).
Il est utile de rappeler aux lecteurs ce qui se produirait si l'eau ne se comportait pas de telle sorte mais se comportait comme les autres liquides. Supposons que l'eau, comme tous les autres liquides, continue à devenir plus dense suite à la baisse de la température et que la glace coule au fond. Que se passerait-il alors ?
Dans ce cas-là, le processus de congélation dans les océans et dans les mers se produirait de bas en haut car il n'existerait aucune couche de glace sur la surface pour empêcher la chaleur restante de s'échapper. En d'autres termes, la plupart des lacs, des mers et des océans sur terre gèleraient et ne comporteraient qu'une couche d'eau de quelques mètres de profondeur en surface. Même si la température de l'air augmentait, la glace qui se trouverait en bas ne fondrait jamais complètement. Dans de telles mers, aucun être vivant ne pourrait exister et, dans un système écologique composé de mers mortes, la vie sur terre serait également impossible. En d'autres termes, si l'eau ne se comportait pas de cette façon "inhabituelle" et réagissait autrement, notre planète serait sans vie.
Pourquoi l'eau n'agit-elle pas normalement ? Pourquoi commence-t-elle soudainement à se dilater à 4°C au lieu de continuer à se contracter comme elle devrait le faire ?
C'est une question à laquelle personne n'a jamais pu répondre.
La Sudation et le Refroidissement
La deuxième et troisième propriétés de l'eau mentionnées ci-dessus -sa chaleur latente élevée et sa capacité thermique plus grande proportionnellement que celles des autres liquides- sont également pour nous de la plus haute importance. Ces deux propriétés sont les clés d'une fonction corporelle importante : La sudation. Au fait, pourquoi suons-nous ?
Tous les mammifères ont des températures corporelles assez proches des uns aux autres. Bien qu'il existe certes une légère variation, celle-ci est faible. La température des corps des mammifères se situe donc entre 35 et 40°C. Celle des êtres humains est de 37°C sous conditions normales. C'est une température cruciale qui doit absolument être conservée constante. Si la température de notre corps diminuait de quelques degrés seulement, plusieurs de ses fonctions essentielles ne fonctionneraient pas. Si elle augmentait même de quelques fractions d'un degré, quand nous sommes malades par exemple, les répercussions pourraient être dévastatrices. Une température corporelle supérieure à 40°C est susceptible de causer la mort.
En bref, notre température corporelle a un équilibre crucial qui ne permet qu'à de très petites variations d'exister.
Cependant, notre corps a un sérieux problème : Il est tout le temps actif. Tout mouvement physique, même celui des machines, requiert une certaine production d'énergie. Mais, chaque fois que cette énergie est produite, de la chaleur est générée comme sous-produit. Vous pouvez d'ailleurs vous en rendre compte par vous-même. Mettez ce livre de côté et allez courir dix-kilomètres sous un soleil torride, vous verrez à quel point votre corps se chauffe.
Mais en fait, si vous y pensez, vous vous rendrez compte que vous n'êtes pas devenus aussi chaud que vous auriez dû l'être...
L'unité de la chaleur est la calorie. Une personne normale courant 10 kilomètres en une heure produira environ 1.000 calories de chaleur. Votre corps doit se débarrasser de cette chaleur. S'il ne le fait pas, vous tomberiez dans le coma au bout d'un kilomètre.
Ce danger est cependant évité grâce aux deux propriétés de l'eau mentionnées plus haut.
La première d'entre elles est la spécificité de la capacité thermique de l'eau : Il faut en effet une grande quantité de chaleur pour augmenter la température de l'eau. Presque 70% de notre corps est constitué d'eau mais, en raison de sa capacité thermique, cette eau ne se chauffe pas très rapidement. Imaginez un mouvement qui causerait une augmentation de 10°C de votre chaleur corporelle. Si notre corps était constitué d'alcool au lieu d'eau, ce même mouvement provoquerait une augmentation de 20°C et, pour d'autres substances aux capacités thermiques encore inférieures, la situation serait encore pire : Une augmentation de 50°C pour le sel, de 100°C pour le fer et de 300°C pour le plomb. La capacité thermique élevée de l'eau empêche que de tels changements puissent avoir lieu.
Cependant, une augmentation de 10°C suffirait pour causer la mort, comme nous l'avons déjà mentionné ci-dessus. Pour éviter cela, la deuxième propriété de l'eau -la chaleur latente élevée- entre en jeu.
Pour se tenir au frais de la chaleur produite, le corps utilise un mécanisme appelé sudation. Quand nous suons, l'eau se répand sur la surface de notre peau et s'évapore rapidement. Mais, comme la chaleur latente de l'eau est très élevée, cette évaporation exige de grandes quantités de chaleur. La chaleur disparaît donc du corps et nous restons ainsi au frais. Ce processus de refroidissement est si efficace que nous pouvons parfois avoir froid même lorsque le temps est plutôt chaud.
Par conséquent, quelqu'un qui a couru dix kilomètres réduira la température de son corps de 6°C dû à l'évaporation qui est équivalente, dans ce cas, à un litre d'eau. Plus cette personne dépense d'énergie, plus la température de son corps augmentera mais, en même temps, cette personne suera davantage et ainsi son corps se refroidira. Parmi les facteurs qui rendent possible ce merveilleux système de thermostat du corps, le rôle des propriétés thermiques de l'eau est de tout premier ordre. Aucun autre liquide ne serait capable de permettre la sudation aussi bien que le fait l'eau. Si c'était de l'alcool par exemple, la diminution de chaleur serait seulement de 2.2°C ; même dans le cas de l'ammoniaque, elle serait seulement de 3.6°C.
Il existe de plus un autre aspect important : Si la chaleur libérée du corps n'était pas transmise en surface, soit vers la peau, ni les deux propriétés de l'eau ni le processus de sudation ne seraient utiles. La structure du corps doit être en plus fortement conductrice de chaleur. C'est à ce moment qu'une autre propriété essentielle de l'eau entre en jeu : A la différence de tous les autres liquides connus, l'eau a une très grande capacité de conductivité thermique, en d'autres mots, elle comporte la capacité de conduire de la chaleur. Pour cette raison, le corps conduit vers la peau la chaleur produite à l'intérieur. (Les vaisseaux sanguins proches de la peau se dilatent pour permettre ce phénomène et c'est pour cette raison que nous rougissons quand nous avons trop chaud.) Si la conductivité thermique de l'eau était d'un facteur de deux ou trois de moins, la vitesse de transport de la chaleur vers la peau serait beaucoup plus lente et la vie serait impossible pour des formes vivantes complexes telles que les mammifères.
Tout ceci démontre que les trois propriétés thermiques "inhabituelles" de l'eau se doivent de fonctionner ensemble pour atteindre un but commun : Refroidir les corps des formes vivantes complexes comme les hommes. L'eau est un liquide qui a été spécialement conçu pour cette tâche.
Un monde tempéré
Les cinq propriétés thermiques différentes de l'eau mentionnées dans le livre d'Henderson The Fitness of Environment jouent également un rôle clé dans la formation du climat équilibré et doux de la Terre.
La chaleur latente et la capacité thermique de l'eau, toutes deux plus élevées que celles des autres liquides, sont les raisons pour lesquelles les eaux se chauffent et se refroidissent plus lentement que la terre. Sur terre, la différence de température entre les endroits les plus chauds et les plus froids peut atteindre 140°C ; dans la mer, cette différence est de tout au plus de 15-20°C. Il en est de même pour la différence de température entre le jour et la nuit : Dans les endroits les plus arides de la terre, la différence de température peut être au maximum de 20-30°C ; dans la mer, cette différence n'est jamais de plus de quelques degrés. Les mers ne sont pas les seules à être affectées de cette façon : La vapeur d'eau dans l'atmosphère est également un grand agent d'équilibrage. Une des conséquences de ceci est que dans des régions désertiques où il y a très peu de vapeur d'eau, la différence de température entre le jour et la nuit est extrême alors que dans les régions au climat maritime, la différence est moindre.
Grâce aux uniques propriétés thermiques de l'eau, la différence de température entre l'été et l'hiver ou entre le jour et la nuit demeure constamment dans des limites propices à la vie des êtres vivants. Si, par contre, il y avait moins d'eau sur la surface de la terre, les différences de température entre le jour et la nuit seraient beaucoup plus élevées, de vastes étendues de terre seraient désertes et la vie aurait été impossible ou, tout au moins, beaucoup plus difficile. En d'autres termes, si les propriétés thermiques de l'eau avaient été différentes de ce qu'elles sont maintenant, la planète sur laquelle nous vivons aurait été hostile à la vie humaine.
Henderson tira la conclusion suivante après avoir examiné toutes ces propriétés thermiques de l'eau :
Pour résumer, cette propriété paraît posséder une importance triple. Premièrement, elle fonctionne d'une manière puissante afin d'égaliser et de modérer la température de la Terre ; deuxièmement, elle rend possible une régulation efficace de la température des organismes vivants ; et troisièmement, elle favorise le cycle météorologique. Tous ces effets sont assurément vrais, car à cet égard, aucune autre substance ne peut rivaliser avec l'eau.79
Haute Tension de Surface
Les propriétés de l'eau que nous avons examinées jusqu'ici sont thermiques : A savoir des propriétés relatives à la chaleur. De plus, l'eau a également un certain nombre de propriétés physiques qui sont aussi extraordinairement bien adaptées à la vie.
L'une d'entre elles est la tension très élevée qui se trouve à la surface de l'eau. "La tension de surface" peut être définie comme étant le comportement de la surface libre d'un liquide qui agit comme une peau élastique sous tension. Ceci est dû aux forces d'attraction qui existent entre les molécules à la surface du liquide.
L'eau nous permet de voir les meilleurs exemples de répercussions de tension de surface. En effet, cette tension de surface de l'eau est si élevée qu'elle produit d'étranges phénomènes physiques. Par exemple, une tasse peut contenir une masse d'eau légèrement plus élevée que sa propre taille sans se renverser. Ou une aiguille en métal soigneusement placée sur une surface aqueuse immobile flottera.
La tension de surface de l'eau est beaucoup plus élevée que celle de tout autre liquide connu. Ce phénomène a des conséquences biologiques cruciales pour la vie des plantes en particulier.
Vous êtes-vous déjà demandés par hasard comment les plantes peuvent-elles transporter de l'eau de plusieurs mètres de profondeurs vers le haut et ceci sans pompes et sans muscles ? La réponse à cet énigme réside dans "la tension de surface". Les canaux qui se trouvent dans les racines et les tiges des plantes sont conçus de façon à profiter de cette tension de surface élevée. Ces canaux s'amincissent le plus ils s'allongent et font que l'eau grimpe d'elle-même.
Ce qui rend cette merveilleuse conception possible est la tension élevée de surface de l'eau. Si la tension de surface de l'eau était aussi basse que celle de la plupart des liquides, il serait physiologiquement impossible pour de grandes plantes telles que les arbres de vivre sur la terre sèche.
Une autre conséquence importante de la tension élevée de surface de l'eau est la fragmentation des roches. La tension de surface est si élevée que l'eau peut pénétrer par la moindre des fissures dans les cavités les plus profondes des roches où elle se gèle quand la température tombe au-dessous de zéro. L'eau, comme nous venons de le voir, se dilate quand elle se gèle. Cette dilatation exerce une pression sur la roche par l'intérieur, et fait que cette dernière finit par se casser. Ce processus est extrêmement important parce qu'il libère les minéraux emprisonnés dans la roche dans l'environnement et contribue ainsi à la formation du sol.
Les propriétés chimiques de l'eau
En plus de ses propriétés physiques, les propriétés chimiques de l'eau sont aussi extraordinairement bien adaptées à la vie. Avant toute chose, soulignons que l'eau est un excellent solvant : Presque toutes les substances chimiques se dissolvent dans l'eau.
Une des conséquences les plus importantes de la solvabilité de l'eau est que les minéraux utiles et autres substances semblables retenus dans la terre se dissolvent dans l'eau et sont ensuite transportés jusqu'à la mer par les fleuves. On estime que chaque année, cinq milliards de tonnes de minéraux sont transportés de cette façon jusqu'à la mer. Ces substances sont essentielles à la vie marine.
L'eau accélère (catalyse) également presque toutes les réactions chimiques connues. Une autre propriété chimique importante de l'eau est que sa réactivité chimique se déroule à un niveau idéal. L'eau n'est ni trop réactive et ainsi potentiellement destructive (comme l'acide sulfurique par exemple), ni trop inerte (comme l'argon qui ne participe à aucunes réactions chimiques). Michael Denton précisa : "Il semble que, comme toutes ses autres propriétés, la réactivité de l'eau est idéalement adaptée pour son rôle biologique et géologique."80
Des détails supplémentaires confirmant la perfection des propriétés chimiques sont constamment en train d'être révélés par des chercheurs qui étudient ce sujet. Harold Morowitz, un professeur de biophysique de l'Université de Yale, fit ce commentaire :
Ces dernières années de recherche ont mené à la découverte d'une nouvelle propriété de l'eau (i.e., la conductibilité du proton) qui semble être spécifique à cette substance, qui est un élément clé du transfert d'énergie biologique et qui joua certainement un rôle important dans l'origine de la vie. Le plus nous apprenons, le plus nous sommes impressionnés devant la précision de la justesse de la nature... 81
La viscosité idéale de l'eau
Chaque fois que nous pensons à un liquide, l'image qui se forme dans nos esprits est celle d'une substance extrêmement fluide. Dans la réalité, le degré de viscosité des liquides varie grandement : La viscosité du goudron, de la glycérine, de l'huile d'olive et de l'acide sulfurique varie par exemple considérablement. Lorsque nous comparons d'autres liquides à l'eau, la différence devient encore bien plus évidente. L'eau est en effet 10 millions fois plus fluide que le goudron, 1.000 fois plus que la glycérine, 100 fois plus que l'huile d'olive et 25 fois plus que l'acide sulfurique.
Comme cette rapide comparaison nous l'indique, l'eau a un degré de viscosité très faible. En effet, en la comparant à d'autres substances telles que l'éther et l'hydrogène liquide, le degré de viscosité de l'eau nous apparaît comme étant inférieur à toutes sauf aux gaz.
La faible viscosité de l'eau a-t-elle une importance pour nous ? Les choses seraient-elles différentes si ce liquide essentiel était un peu plus ou moins visqueux ? Michael Denton répond à cette question :
La perfection de l'eau serait probablement moindre si sa viscosité était plus faible. Si la viscosité de l'eau était aussi faible que celle de l'hydrogène liquide, les structures des systèmes vivants subiraient des mouvements bien plus violents sous l'effet des forces centrifuges. Si la viscosité de l'eau était beaucoup plus faible, les structures fragiles seraient facilement perturbées... et l'eau serait incapable d'entretenir les structures microscopiques complexes. L'architecture moléculaire fragile de la cellule ne survivrait probablement pas.
Si la viscosité de l'eau était plus élevée, le mouvement de contrôle des grandes macromolécules et en particulier, des structures telles que les mitochondries et les petites organelles, serait impossible. Il en serait de même pour des processus comme la division cellulaire. Ainsi, toutes les activités indispensables de la cellule seraient gelées et la vie cellulaire serait impossible. Le développement des organismes vivants supérieurs, qui dépend entièrement sur la capacité des cellules à se déplacer et à ramper pendant l'embryogenèse, serait certainement impossible si la viscosité de l'eau était même légèrement plus élevée que maintenant .82
La faible viscosité de l'eau est essentielle non seulement pour le déplacement cellulaire mais également pour le système circulatoire.
Toutes les créatures vivantes dont le corps est plus grand qu'un quart de millimètre possèdent un système circulatoire centralisé : Au-dessous de cette taille, il est impossible que la nourriture et l'oxygène se répandent dans l'organisme. En d'autres mots, ils ne pourraient pas être incorporés directement dans la cellule et leurs résidus ne pourraient pas être évacués. Comme le corps d'un organisme comporte de nombreuses cellules, il est indispensable que l'oxygène et l'énergie incorporés par le corps leur soient distribués (pompés) par une sorte de "conduit" ; parallèlement, d'autres canaux sont nécessaires pour emporter les déchets. Ces "conduits" sont en fait les veines et les artères du système circulatoire. Le cœur est la pompe qui permet à ce système de fonctionner tandis que la substance transportée par ces "conduits" est le liquide que nous appelons "sang", composé principalement d'eau (95% du plasma sanguin –la substance qui subsiste après que les cellules sanguines, les protéines et les hormones sont retirées- est de l'eau).
C'est pourquoi la viscosité de l'eau est très importante pour un fonctionnement efficace du système circulatoire. Si l'eau, par exemple, détenait la viscosité du goudron, aucun cœur organique ne pourrait la pomper. Si l'eau détenait la viscosité de l'huile d'olive, qui est cent millions de fois moins visqueuse que le goudron, le cœur pourrait la pomper, mais il serait alors extrêmement difficile que le sang puisse atteindre tous les milliards de capillaires qui composent nos corps.
Examinons de plus près ces capillaires dont la fonction principale est de transporter l'oxygène, l'alimentation, les hormones etc. qui sont nécessaires à la vie de chacune des cellules de notre corps. Si une cellule est à une distance de plus de 50 microns (un micron équivaut à un millième de millimètre) d'un capillaire, elle ne peut pas profiter des "services" de ce capillaire. Les cellules qui sont à une distance de plus de 50 microns d'un capillaire mourraient de faim.
C'est pour cette raison que le corps humain a été créé de telle façon à ce que les capillaires forment un réseau qui puisse le pénétrer complètement. Le corps humain comporte environ 5 milliards de capillaires dont la longueur totale, mesurée de bout en bout, est d'environ 950 kilomètres. Chez quelques mammifères, il existe plus de 3.000 capillaires par centimètre carré de tissu musculaire. Si vous rassembliez dix mille des plus petits capillaires que comporte notre corps humain, le faisceau qui en résulterait serait aussi épais qu'une mine d'un crayon. Le diamètre de ces capillaires varie entre 3 et 5 microns : Ce n'est que trois à cinq millièmes de millimètre.
Si le sang se devait de pénétrer à travers ces passages qui se rétrécissent sans les bloquer ou les ralentir, il faudrait qu'il soit fluide et, grâce à la faible viscosité de l'eau, il l'est. Selon Michael Denton, si la viscosité de l'eau était juste un peu plus élevée que ce qu'elle est, le système circulatoire du sang serait complètement inutile :
Un système capillaire fonctionnera si et seulement si le fluide pompé par ses tubes constitutifs a une viscosité très faible. Cette dernière est essentielle car l'écoulement est inversement proportionnel à la viscosité... Il est donc facile d'en déduire que si la viscosité de l'eau avait une valeur légèrement plus élevée que sa valeur actuelle, le pompage du sang par un lit capillaire exigerait une énorme pression et seul une infime quantité de système circulatoire fonctionnerait... Si la viscosité de l'eau était légèrement plus élevée et les plus petits capillaires fonctionnels étaient de 10 microns de diamètre au lieu de 3, les capillaires devraient alors occuper pratiquement tout le tissu musculaire afin de fournir un approvisionnement efficace en oxygène et en glucose. Par conséquent, la conception des formes macroscopiques de la vie serait impossible ou énormément réduite... Il semble alors que la viscosité de l'eau doit comporter des caractéristiques très proches de celles qu'elle détient actuellement si l'eau se veut d'être un support convenable pour la vie.83
En d'autres termes, comme toutes les autres propriétés déjà mentionnées, la viscosité de l'eau a également été créée "sur mesure" pour la vie. En étudiant les viscosités d'autres liquides, nous avons vu qu'elles différaient entre elles de milliards de facteurs. Parmi tous ceux-ci, il en existe un dont la viscosité a été créée "sur mesure" : L'eau.
Conclusion
Tout ce que nous avons vu dans ce chapitre prouve que les propriétés thermiques, physiques, chimiques et celles relatives à la viscosité de l'eau sont parfaitement adaptées pour permettre la naissance de la vie. L'eau est si bien conçue pour la vie que certaines lois mêmes de la nature sont parfois suspendues pour lui assurer son rôle. Un des meilleurs exemples est cette expansion inattendue et inexplicable qui a lieu dans le volume de l'eau quand sa température tombe en dessous de 4°C : Si cela ne se produisait pas, la glace ne flotterait pas, les mers se gèleraient et la vie serait impossible.
L'eau convient tout à fait à la vie à un tel degré que celui-ci ne peut être comparé à aucun autre liquide. La plus grande partie de cette planète -un monde dont les propriétés (température, lumière, spectre électromagnétique, atmosphère, surface etc.) sont appropriées pour la vie- est remplie de la quantité d'eau nécessaire pour la vie. Il est évident que tout ceci ne peut être accidentel et qu'il doit y avoir, à la place, l'existence d'une conception intentionnelle.
En d'autres termes, toutes les propriétés physiques et chimiques de l'eau nous prouvent qu'elle a été créée particulièrement bien pour permettre à la vie d'émerger. La terre, créée intentionnellement pour permettre à l'être humain d'y vivre, a été formée avec de l'eau spécialement conçue pour établir le fondement de la vie humaine. En l'eau, Allah nous a donné la vie et, grâce à elle, Il fait pousser les aliments dont nous avons tous besoin.
Cependant, l'aspect le plus important de tout ceci est que cette vérité, découverte par la science moderne, fut révélée dans le Coran, légué à l'humanité comme guide il y a quatorze siècles. En ce qui concerne l'eau et l'humanité, nous pouvons lire dans le Coran :
C'est Lui qui, de ciel, a fait descendre de l'eau qui vous sert de boisson et grâce à laquelle poussent des plantes dont vous nourrissez vos troupeaux. D'elle, Il fait pousser pour vous, les cultures, les oliviers, les palmiers, les vignes et aussi toutes sortes de fruits. Voilà bien là une preuve pour des gens qui réfléchissent. (Sourate An-Nahl : 10-11)
CHAPITRE VIII
LES ELEMENTS DE LA VIE CONCUS AVEC
UN BUT
Il y a un esprit et un but derrière l'univers. Il y a des conseils de cette présence divine dans la façon dont les mathématiques abstraites peuvent pénétrer les secrets de l'univers, et qui suggère qu'un esprit rationnel ait créé le monde. La nature est accordée avec finesse pour permettre à la vie et à la conscience de se former.
John Polkinghorne, physicien anglais84
Jusqu'ici, nous avons examiné comment les équilibres physiques de l'univers ont été conçus de sorte à ce que nous puissions y vivre. Nous avons vu comment la structure générale de cet univers, la position de la Terre ainsi que des facteurs tels que l'air, la lumière et l'eau, ont été conçus avec telle précision, qu'ils possèdent les attributs exacts que nous exigeons. Cependant, en plus de tout cela, nous devons également jeter un coup d'œil aux éléments qui composent notre corps. Ces éléments chimiques, cette "ossature" de laquelle proviennent nos mains, nos yeux, nos cheveux, nos organes ainsi que toutes les espèces vivantes (animale et végétale) –qui sont du reste notre source de nourriture– ont tous été créés pour incarner spécialement leur fonction.
Le physicien Robert E. D. Clark se réfère à cette conception supérieure des éléments qui constituent la base de la vie quand il dit : "Le créateur nous a donné un kit de pièces préfabriquées prêtes à l'utilisation."85
Le plus important des ces éléments constitutifs de base est le carbone.
La conception et les caractéristiques du carbone
Dans les chapitres précédents, nous avons décrit le processus extraordinaire par lequel le carbone, l'élément qui occupe la sixième position dans la table périodique, a été créé aux cœurs des énormes étoiles appelées "géants rouges". Nous avons également vu que Fred Hoyle, en découvrant ce processus merveilleux, a souligné que "Les lois de la physique nucléaire ont été délibérément conçues quand il s'agit des conséquences qu'elles produisent à l'intérieur des étoiles."86
Quand nous examinons le carbone d'une manière plus approfondie, nous pouvons voir que non seulement la formation physique de cet élément mais également ses propriétés chimiques ont été délibérément arrangées pour devenir ce qu'elles sont.
Le carbone pur se produit à l'état naturel sous deux formes : Le graphite et les diamants. De plus, le carbone se trouve mélangé au sein de composés dont le résultat peut produire plusieurs différents genres de substances. Une incroyable variété de matériaux organiques de la vie dont, entre autres, la cellule et l'écorce d'un arbre, la pupille d'un œil et la corne d'un cerf, le blanc d'œuf et le poison d'un serpent, se composent tous à partir de composés à base de carbone. Le carbone, combiné de différentes manières (quantité et agencements géométriques) avec de l'hydrogène, de l'oxygène et de l'azote, résulte en un vaste assortiment de matériaux aux propriétés fortement différentes.
Certaines molécules de certains composés de carbone se composent de quelques atomes ; d'autres en contiennent des milliers ou même des millions. En outre, aucun autre élément n'est aussi versatile que le carbone pour la formation de molécules d'une telle longévité et stabilité. David Burnie en parle ainsi dans son livre Life :
Le carbone est un élément très peu commun. Sans la présence du carbone et de ses propriétés peu communes, il est peu probable qu'il y aurait vie sur Terre.87
Le chimiste britannique Nevil Sidgwick écrivit le suivant concernant le carbone dans Chemical Elements and their Compounds :
Le carbone a un statut unique parmi les éléments en ce qui concerne son nombre et la variété de composés qu'il peut former. Plus d'un quart de millions ont déjà été isolés et décrits, mais ceci donne une idée très imparfaite de son pouvoir, puisqu'il est la base de toutes les formes de matière vivante.88
Pour des raisons physiques et chimiques, la vie ne peut être basée sur aucun autre élément que le carbone. A un certain moment, on a avancé l'hypothèse que le silicium, parmi tant d'autres, pourrait être à la base de la vie. Cependant, nous savons maintenant que cette conjecture est impossible. Citons Sidgwick à nouveau :
Maintenant, nous en savons assez pour être sûrs que l'idée d'un monde basé sur le silicium à la place du carbone est impossible...89
Liens Covalents
Les liaisons chimiques grâce auxquelles le carbone forme les composés organiques s'appellent "les liens covalents". On dit communément qu'il existe un lien covalent lorsque deux atomes partagent leurs électrons.
Les électrons d'un atome se trouvent dans des orbites spécifiques qui sont centrés sur le noyau. L'orbite la plus proche du noyau ne peut pas être occupée par plus de deux électrons. Dans l'orbite suivante, un maximum de huit électrons est possible. Dans la troisième orbite, il peut y avoir jusqu'à dix-huit électrons. Le nombre d'électrons continue à augmenter plus il existe d'orbites. Un aspect intéressant de cet arrangement est que les atomes semblent "vouloir" compléter le nombre d'électrons au sein de leurs orbites spécifiques. L'oxygène, par exemple, a six électrons dans sa deuxième (et extérieure) orbite. Ceci le rend "désireux" d'entrer dans des combinaisons avec d'autres atomes qui fourniront les deux électrons supplémentaires nécessaires pour augmenter ce nombre à huit. (La raison pour laquelle les atomes se comportent de cette manière est toujours sans réponse. Mais ce qu'ils font est bénéfique car sinon la vie serait impossible.)
Les liens covalents sont le résultat de cette tendance que les atomes ont à compléter leurs orbites spécifiques. Deux atomes ou plus peuvent souvent combler le déficit de leurs orbites en partageant des électrons entre eux. Un bon exemple est celui de la molécule d'eau (H2O), dont les éléments de base (deux atomes d'hydrogène et un atome d'oxygène) forment un lien covalent. Dans ce composé, l'oxygène complète le nombre d'électrons manquant de sa deuxième orbite (de 6 à 8) en partageant les deux électrons (un pour chacun) dans les orbites spécifiques des deux atomes d'hydrogène ; de la même manière, chaque atome d'hydrogène "emprunte" un électron à l'oxygène pour compléter ses propres orbites spécifiques.
Comme le carbone est propice à la formation de liens covalents avec d'autres atomes (y compris les atomes de carbone), il en résulte un grand nombre de différents composés. Un des composés les plus simples est le méthane : Un gaz banal qui est formé suite à la liaison covalente de quatre atomes d'hydrogène et d'un atome de carbone. Avec seulement six électrons, l'orbite spécifique externe du carbone a besoin de quatre électrons supplémentaires (au lieu de deux lorsqu'il s'agit de l'oxygène) pour atteindre huit.
Nous avons dit que le carbone était particulièrement versatile pour former des liens avec d'autres atomes et que cette versatilité rend possible un énorme nombre de différents composés. La classe des composés formée exclusivement à base de carbone et d'hydrogène s'appelle les "hydrocarbures". Cette grande famille de composés inclut le gaz naturel, le pétrole liquide, le kérosène et les huiles de graissage. Les hydrocarbures comme l'éthylène et le propylène sont l'ossature sur laquelle l'industrie pétrochimique moderne a été érigée. Les hydrocarbures comme le benzène, le toluène et la térébenthine sont bien connues de tous ceux qui utilisent de la peinture. La naphtaline qui protège nos vêtements contre les mites est un autre hydrocarbure. En ajoutant du chlore à leur composition, quelques hydrocarbures peuvent devenir des anesthésiques ; en ajoutant du fluor, nous obtenons du Fréon, un gaz très répandu dans la réfrigération.
Il existe une autre famille importante de composés dans lesquels le carbone, l'hydrogène et l'oxygène forment des liens covalents entre eux. Au sein de cette famille, nous trouvons des alcools comme l'éthanol, le propane, les cétones, les aldéhydes et les acides gras parmi tant d'autres. Un autre groupe de composés formés à base de carbone, d'hydrogène et d'oxygène sont les sucres, y compris le glucose et le fructose. La cellulose, qui compose le squelette du bois et qui sert de matière première pour le papier, est un hydrate de carbone. Le vinaigre en est aussi un. Le sont aussi la cire d'abeille et l'acide formique. Chacune de la panoplie incroyablement riche de substances et de matériaux qui est produite sur Terre n'est rien d'autre qu'un différent agencement de carbone, d'hydrogène et d'oxygène reliés par des liens covalents.
Lorsque le carbone, l'hydrogène, l'oxygène et le nitrogène forment de tels liens, il en résulte une classe des molécules qui constitue la base même de la structure de la vie : Les acides aminés qui sont à l'origine des protéines. Les nucléotides qui composent l'ADN sont également des molécules formées à base de carbone, d'hydrogène, d'oxygène et d'azote.
En bref, les liens covalents composés du carbone sont essentiels à l'existence de la vie. Si l'hydrogène, le carbone, l'azote et l'oxygène n'étaient pas aussi "désireux" de se partager des électrons entre eux, la vie serait impossible. La "substance" qui permet au carbone de former ces liens est une propriété que les chimistes appellent la "métastabilité" : Elle détient la caractéristique d'avoir seulement une légère marge de stabilité. Le biochimiste J. B. S. Haldane décrit ainsi la métastabilité :
Une molécule métastable est une molécule qui peut libérer de l'énergie libre par une transformation, mais qui est assez stable pour durer longtemps à moins qu'elle soit activée par la chaleur, le rayonnement, ou l'union par le biais d'un catalyseur.90
Cette définition technique veut simplement dire que le carbone a une structure unique, grâce à laquelle il est tout à fait facile pour lui de créer des liens covalents sous des conditions normales.
Mais c'est précisément ici que la situation commence à devenir intéressante, car le carbone n'est métastable qu'à l'intérieur d'une marge de température très étroite. En d'autres termes, les composés de carbone deviennent très instables dès que la température dépasse les 100°C.
C'est un fait si banal de nos vies quotidiennes, que nous pouvons souvent l'observer. Quand par exemple nous faisons cuire de la viande, nous changeons la structure de ses composés de carbone. Cependant, à ce stade, il nous faut souligner un point : La viande cuite est devenue complètement "morte" ; en d'autres mots, sa structure chimique est totalement différente que quand elle faisait partie d'un organisme vivant. En effet la plupart des composés de carbone "se dénaturent" à des températures supérieures à 100°C : La majorité des vitamines se désintègrent à cette température ; les sucres subissent également des changements structurels et détruisent une partie de leur valeur nutritive ; et à environ 150°C, les composés de carbone commenceront à brûler. En d'autres termes, si les atomes de carbone rentrent en des liens covalents avec d'autres atomes et si les composés résultants veulent rester stables, la température ambiante ne doit pas dépasser 100°C. D'autre part, la limite inférieure se situe autour de 0°C : Si la température descend au-dessous, la biochimie organique devient impossible.
Dans le cas d'autres composés, ce n'est généralement pas le cas. La plupart des composés inorganiques ne sont pas métastables ; en d'autres mots, leur stabilité n'est pas vraiment affectée par des changements de température. Pour s'en rendre compte, faisons une expérience. Collez un morceau de viande sur l'extrémité d'un long et mince morceau de métal comme le fer, et chauffez-les les deux ensemble au-dessus du feu. Aussi longtemps que la température augmentera, la viande s'obscurcira et brûlera bien avant le métal. La même chose serait vraie si vous substituiez la pierre ou le verre au métal. Il vous faudrait augmenter la température de plusieurs centaines de degrés avant que les structures de tels matériaux commencent à changer.
Si vous faites bien attention, vous verrez que la température ambiante nécessaire aux composés de carbone à la fois pour former des liens covalents et pour rester stable est en fait l'intervalle de température qui règne sur notre planète. Comme nous l'avons déjà dit d'ailleurs, et ceci dans l'univers entier, la température ambiante peut varier de millions de degrés, des cœurs des étoiles jusqu'au zéro absolu (-273.15°C). Mais la Terre, ayant été créée pour que l'humanité puisse y vivre, possède l'intervalle de température ambiante essentielle à la formation des composés de carbone qui font parties des éléments constitutifs de la vie.
Mais ces étranges "coïncidences" ne s'arrêtent pas ici. Ce même intervalle de température est le seul dans lequel l'eau puisse rester liquide. Comme nous l'avons vu dans le chapitre précédent, l'eau liquide est l'une des conditions fondamentales à la vie et, afin de rester liquide, elle a besoin précisément des mêmes températures que les composés de carbone. Il n'existe aucune "loi" naturelle ou physique expliquant cet état de fait, ce qui prouve que les propriétés physiques de l'eau et du carbone et les conditions de la planète Terre ont été créées afin d'être en harmonie.
Liens faibles
Les liens covalents ne sont pas les seuls types de liaison chimique qui gardent stables les composés de la vie. Il existe une autre catégorie de liens, connue sous le nom de "liens faibles".
Ces liens sont environ vingt fois plus faibles que les liens covalents, d'où leur nom ; mais ils ne sont pas moins cruciaux aux processus de la chimie organique. C'est grâce à cette liaison faible que les protéines qui constituent les éléments de base des espèces vivantes peuvent remettre à jour leur structures tridimensionnelles complexes et vitales pour la vie. Pour expliquer ceci, nous devons parler brièvement de la structure des protéines. Les protéines sont habituellement expliquées comme étant une "chaîne" d'acides aminés. Bien que cette métaphore soit relativement correcte, elle est cependant incomplète. Elle est incomplète car pour la plupart des personnes, une "chaîne des acides aminés" représente quelque chose comme un collier de perles alors que les acides aminés qui composent les protéines ont en fait une structure tridimensionnelle ressemblant davantage à un arbre aux branches feuillues.
Les liens covalents sont ce qui tiennent les atomes des acides aminés ensemble. Les liens covalents faibles sont ce qui remettent à jour la structure tridimensionnelle essentielle de ces acides. Aucune protéine ne pourrait exister sans ces liens faibles. Et il est évident que sans protéines la vie ne pourrait pas exister.
Ce qui est plus intéressant est que la température ambiante à laquelle les liens faibles peuvent exécuter leur fonction est identique à celle qui règne sur la Terre. Ceci est d'autant plus étrange car les natures physiques et chimiques des liens covalents versus les liens faibles sont entièrement différentes et sont indépendantes les unes des autres. En d'autres termes, il n'existe aucune raison intrinsèque à ce qu'elles exigent toutes deux la même température ambiante. Malgré cela, les deux types de liens peuvent être formés et rester stables seulement dans cet intervalle de température ambiante. Si ce n'était pas le cas -si les liens covalents exigeaient un intervalle de température très différent de celui des liens faibles- il serait alors impossible de construire les structures complexes tridimensionnelles des protéines.
Tout ce que nous avons vu au sujet des propriétés chimiques extraordinaires de l'atome de carbone prouve qu'il existe une grande harmonie entre cet élément, l'eau, qui constituent tous deux des éléments de base fondamentaux de la vie, et la terre, qui constitue l'abri pour cette vie. Dans Nature's Destiny, Michael Denton souligne ce phénomène :
De tout l'énorme intervalle de températures du cosmos, il existe seulement une minuscule bande de température dans laquelle nous trouvons (1) l'eau liquide, (2) une incroyable plénitude de composés organiques métastables, et (3) les liens faibles pour stabiliser les formes en trois dimensions des molécules complexes.91
Parmi tous les corps céléstes qui ont été observés, cette "minuscule bande de température" existe seulement sur la Terre. D'ailleurs, c'est seulement sur la Terre que les deux éléments fondamentaux pour la vie -le carbone et l'eau- existent en de telles quantités.
Tout cela indique que l'atome de carbone et ses propriétés extraordinaires ont été particulièrement bien conçus pour la vie et que notre planète a été particulièrement bien créée pour avoir la fonction de maison pour abriter les formes de vie à base de carbone.
La conception et les caractéristiques de l'oxygène
Nous avons vu pour quelle raison le carbone est l'élément constitutif le plus important de la matière organique et également comment il fut particulièrement bien conçu pour remplir sa fonction. L'existence même de toute forme de vie à base de carbone est cependant dépendante d'un deuxième impératif : L'énergie. L'énergie est une condition indispensable pour la vie.
Les plantes vertes obtiennent leur énergie du Soleil par le biais de la photosynthèse. Pour les autres espèces vivantes sur Terre –nous inclus- la seule source d'énergie provient de "l'oxydation", un processus qui est synonyme de "brûler". Le fait de "brûler" la nourriture provenant des plantes et des animaux crée l'énergie nécessaire aux organismes respirant de l'oxygène. Comme vous pouvez le deviner du terme "oxydation", cette action de brûler est une réaction chimique pendant laquelle les substances sont oxydées - soit qu'elles sont combinées avec de l'oxygène. C'est pourquoi l'oxygène, comme le carbone et l'hydrogène, est également d'une importance vitale. Une formule générale de l'oxydation (brûlement) ressemble à la formule ci-dessous :
Composé de carbone + oxygène > eau + dioxyde de carbone + énergie
Quand les composés de carbone et d'oxygène se combinent (sous des conditions naturelles bien sûr), une réaction produisant de l'eau et du dioxyde de carbone et qui libère une quantité d'énergie considérable a lieu. Cette réaction est plus fréquente au sein des hydrocarbures (composés d'hydrogène et de carbone). Le glucose (un sucre et également un hydrocarbure) est l'élément qui est constamment oxydé afin de maintenir un certain niveau d'énergie dans votre corps.
Les éléments d'hydrogène et de carbone qui composent les hydrocarbures sont les plus appropriés pour que l'oxydation ait lieu. Parmi tous les autres atomes, l'hydrogène se combine le plus aisément avec l'oxygène et libère la plus d'énergie dans le processus. Il n'existe du reste aucun meilleur carburant que l'hydrogène pour libérer l'énergie contenue dans l'oxygène. Le carbone est le troisième meilleur carburant, juste après l'hydrogène et le bore. Dans The Fitness of the Environment, Lauwrence Henderson présente ses observations sur cette perfection physique extraordinaire :
Les changements chimiques qui pour tant d'autres raisons semblent être les mieux adaptés pour devenir les processus de la physiologie, sont ceux qui peuvent détourner de la meilleure façon la plus grande quantité d'énergie dans le cours de la vie.92
La conception et les caractéristiques du feu
(ou pourquoi vous ne vous enflammez pas)
Comme nous l'avons déjà vu, la réaction fondamentale qui libère l'énergie nécessaire pour la survie des organismes respirant l'oxygène est l'oxydation des hydrocarbures. Mais, ce fait simple soulève une question préoccupante : Si nos corps sont composés essentiellement d'hydrocarbures, pourquoi ne sont-ils pas également oxydés ? Autrement dit, pourquoi ne brûlons-nous pas comme une simple allumette ?
Nos corps sont constamment en contact avec l'oxygène contenu dans l'air mais ils ne s'oxydent pas ; en d'autres mots, ils ne s'allument pas. Mais pourquoi donc ?
La raison de ce paradoxe est que sous des conditions de température et de pression normales, la forme moléculaire (O2) de l'oxygène comporte un degré substantiel d'inertie ou de "noblesse". (Dans le sens utilisé par les chimistes, la "noblesse" est l'hésitation (ou l'incapacité) d'une substance à entrer en réaction chimique avec d'autres substances.) Ceci cependant soulève d'autres questions : Si l'oxygène moléculaire est bel et bien "noble", comment se fait-il que cette même molécule soit créée de façon à pouvoir entrer dans des réactions chimiques à l'intérieur de nos corps ?
La réponse à cette question, qui rendit perplexes les chimistes au milieu du 19ème siècle, ne fut pas trouvée avant la deuxième moitié du 20ème siècle. Après la deuxième guerre mondiale, les chercheurs de biochimie ont découvert l'existence d'enzymes dans le corps humain dont l'unique fonction est de forcer l'O2 contenu dans l'atmosphère à entrer en réaction chimique. Suite à une série d'étapes extrêmement complexes, ces enzymes utilisent les atomes de fer et de cuivre contenus dans nos corps comme catalyseurs. Un catalyseur est une substance qui lance une réaction chimique et qui lui permet de procéder sous des conditions (comme à température plus basse etc.) qui seraient autrement possibles.93
En d'autres termes, nous avons ici une situation très intéressante : L'oxygène est l'élément qui permet l'oxydation et la combustion, et est donc le potentiel "brûleur" de notre corps. Pour empêcher ceci, la forme moléculaire (O2) de l'oxygène qui existe dans l'atmosphère a été rendue "noble" chimiquement. Soit qu'elle n'entre pas facilement en réactions. Mais, d'un autre côté, nos corps dépendent pour leur besoin en énergie de la propriété d'oxydation de l'oxygène. C'est donc pour cette raison que nos cellules ont été équipées d'un système d'enzymes extrêmement complexe qui rend ce gaz noble très actif.
A ce stade, nous devrions également préciser que ce système d'enzymes est le parfait exemple de cette merveilleuse conception que la théorie de l'évolution prétend être le résultat de pures coïncidences.94
Il existe encore une autre précaution qui a été prise pour empêcher que notre corps s'enflamme soudainement : Celle-ci est ce que le chimiste britannique Nevil Sidgwick appelle "l'inertie caractéristique du carbone".95 Cela signifie simplement que l'atome de carbone n'entre pas facilement en réaction avec de l'oxygène sous des conditions de pression et de température normales. Cette caractéristique, exprimée en langage chimique, peut nous paraître des plus compliquées alors que ce phénomène est en fait souvent observé dans notre vie quotidienne. La difficulté d'allumer du bois ou du charbon pendant un jour d'hiver est en réalité cette "noblesse caractéristique" du carbone. Afin que le feu puisse brûler, il vous faut tenir compte de plusieurs préliminaires (allumeur, démarreur, etc.) pour que la température du carburant augmente à un degré très élevé. Mais une fois que le carburant commence à brûler, le carbone qu'il contient entre rapidement en réaction avec l'oxygène et une grande quantité d'énergie est ainsi libérée. C'est pourquoi il est si difficile d'obtenir du feu à l'aide d'une autre source de chaleur. Mais, après la combustion, une quantité telle de chaleur se dégage qu'elle peut facilement se propager à d'autres composés de carbone qui se trouvent aux alentours.
En examinant cette matière plus soigneusement, nous remarquerons que le feu même est conçu d'une manière très intéressante. Les propriétés chimiques de l'oxygène et du carbone ont été arrangées de telle sorte à ce que ces deux éléments n'entrent ensemble en réaction (combustion) que lorsqu'une grande quantité de chaleur est déjà présente. Ceci est bien car si cela n'était pas le cas, la vie sur cette planète serait très désagréable, voire complètement impossible. Si l'oxygène et le carbone étaient juste un peu plus disposés à réagir entre eux, la combustion spontanée des personnes, des arbres et des animaux deviendrait un événement banal à chaque fois que la température augmenterait un peu. Quelqu'un qui marcherait dans un désert, par exemple, pourrait soudainement prendre feu à midi, quand la température est à son degré le plus élevé ; de plus, les plantes et les animaux seraient exposés au même risque. Dans un tel monde, il serait difficile de parler de vie.
D'autre part, si le carbone et l'oxygène étaient légèrement plus nobles (c'est-à-dire, légèrement moins réactifs) qu'ils ne le sont, il serait beaucoup plus difficile voire impossible d'allumer un feu dans ce monde. Et sans feu, nous ne pourrions pas nous réchauffer. Il est de plus tout à fait probable que sans chaleur, il n'y aurait jamais eu de progrès technologique sur notre planète, car ces progrès dépendent largement de notre capacité à pouvoir travailler des matériaux tels que le métal. Et sans la chaleur du feu, le purifier et le travailler est presque totalement impossible. Tout ceci démontre que les propriétés chimiques du carbone et de l'oxygène ont été arrangées afin d'être le mieux adaptées aux besoins de l'humanité. A ce sujet, Michael Denton déclara :
Cette étrange non-réactivité du carbone et des atomes d'oxygène aux températures ambiantes, combinée avec les énergies inhérentes énormes qui se dégagent suite à leur combinaison, a une grande importance pour la vie terrestre. C'est cette étrange combinaison de carbone et d'oxygène qui assure aux êtres vivants complexes de l'énergie d'une manière contrôlée et régulière et aussi, qui rend l'utilisation du feu et des énergies massives de la combustion possible pour l'humanité.96
Autrement dit, le carbone et l'oxygène sont tous les deux créés de façon à être le mieux adapté à la vie humaine. Les propriétés de ces deux éléments nous permettent d'allumer un feu et de nous servir du feu de la manière la plus commode possible. En outre, le monde comporte de nombreuses sources de carbone (telles que le bois des arbres) qui sont adaptées pour la combustion. Tout cela est une indication qui montre que le feu et les matériaux qui lui sont nécessaires ont été créés de la façon la plus adaptée à la vie humaine. Dans le Coran, nous pouvons lire :
C'est Lui qui, de l'arbre vert, a fait pour vous du feu, duquel vous allumez (vos foyers). (Sourate Ya-sîn : 80)
La solubilité idéale de l'oxygène
L'utilisation de l'oxygène par le corps est fortement dépendante de sa capacité à se dissoudre dans l'eau. L'oxygène qui entre dans nos poumons quand nous respirons se dissout immédiatement dans le sang. La protéine appelée hémoglobine capture ces molécules d'oxygène et les transporte aux autres cellules du corps où, grâce au système d'enzymes spécial décrit ci-dessus, l'oxygène est employé pour oxyder les composés de carbone appelés ATP afin qu'ils libèrent leur énergie.
Tous les organismes vivants complexes dérivent leur énergie de cette façon. Cependant, la réalisation de ce système dépend en particulier de la solubilité de l'oxygène. Si l'oxygène n'était pas suffisamment soluble, celui qui entrerait au sein de la circulation sanguine ne le serait pas suffisant et les cellules ne pourraient pas produire l'énergie dont elles ont besoin ; si, d'autre part, l'oxygène était trop soluble, il y aurait un excès d'oxygène dans le sang qui aurait pour résultat une situation connue sous le nom de toxicité de l'oxygène.
La différence de solubilité dans l'eau des différents gaz varie d'un facteur d'un million. En d'autres termes, le gaz le plus soluble est un million de fois plus soluble dans l'eau que l'est le gaz le moins soluble. De plus, aucun gaz ne comporte la même solubilité. Par exemple, le dioxyde de carbone est environ vingt fois plus soluble dans l'eau que l'est l'oxygène. Parmi tous les différents degrés de solubilités potentielles, l'oxygène détient celui qui est le plus propice pour la vie humaine.
Que se produirait-il si la capacité de solubilité dans l'eau de l'oxygène était différente : Un peu plus ou un peu moins ? Jetons un coup d'œil à la première situation. Si l'oxygène était moins soluble dans l'eau (ainsi que dans le sang), moins d'oxygène entrerait dans la circulation sanguine et les cellules de corps seraient en manque d'oxygène. Ceci rendrait la vie beaucoup plus difficile pour des organismes métaboliquement actifs tels que les êtres humains. Même si vous essayez de respirer le plus possible, vous seriez constamment confrontés au danger de suffocation créé par le manque d'oxygène atteignant vos cellules. Si, par contre, le degré de solubilité de l'oxygène dans l'eau était plus élevé, vous seriez constamment confrontés à la menace de toxicité de l'oxygène, mentionnée brièvement ci-dessus. L'oxygène est en fait une substance plutôt dangereuse : Si un organisme en ingurgite trop, cela peut être mortel. Une partie de l'oxygène contenu dans le sang entre en réaction chimique avec l'eau contenue dans le sang. Si la quantité d'oxygène dissous est trop élevée, il en résulte une production de sous-produits fortement réactifs et préjudiciables. L'une des fonctions du système complexe des enzymes du sang est d'empêcher ceci de se produire. Mais, si la quantité d'oxygène dissous devient trop importante, les enzymes ne peuvent pas faire leur travail. Dans un tel cas, chaque respiration supplémentaire nous empoisonnerait un peu plus et nous mènerait rapidement à la mort. Le chimiste Irwin Fridovich présente ses observations sur cette question :
Tous les organismes qui respirent sont pris dans un piège cruel. L'oxygène qui leur permet de vivre est toxique pour eux et ils ne peuvent survivre que grâce à certains mécanismes de défense très élaborés.97
Ce qui nous empêche d'être empoisonné par un surplus d'oxygène ou de suffoquer dû à une insuffisance est la solubilité de l'oxygène et le système enzymatique complexe du corps. Tous deux ont été soigneusement conçus et créés pour avoir la fonction qu'ils détiennent actuellement. Plus clairement, Allah a créé non seulement l'air que nous respirons mais également les systèmes qui permettent d'utiliser cet air en harmonie parfaite.
Les autres éléments
Le carbone et l'oxygène ne sont évidemment pas les seuls éléments qui ont été délibérément conçus pour rendre la vie possible. Les éléments comme l'hydrogène et l'azote, qui composent une grande partie des corps des espèces vivantes, possèdent également les attributs rendant la vie possible. En fait, tous les éléments qui se trouvent dans le tableau périodique des éléments sont dotés, d'une certaine manière, de fonctions particulières pour entretenir la vie.
Le tableau périodique des éléments comporte quatre-vingt-douze éléments qui s'étendent de l'hydrogène (le plus léger) à l'uranium (le plus lourd). (Il y a naturellement d'autres éléments au-delà de l'uranium, mais ceux-ci n'ont pas été produits d'une manière naturelle mais artificiellement dans des laboratoires. Aucun d'entre eux n'est stable.) Parmi ces quatre-vingt-douze éléments, vingt-cinq sont essentiels pour la vie et, parmi ceux-ci, les onze premiers, soit l'hydrogène, le carbone, l'oxygène, l'azote, le sodium, le magnésium, le phosphore, le soufre, le chlore, le potassium et le calcium, composent à peu près 99% du poids corporel de presque toutes les espèces vivantes. Les quatorze éléments restants, soit le vanadium, le chrome, le manganèse, le fer, le cobalt, le nickel, le cuivre, le zinc, le molybdène, le bore, le silicium, le sélénium, le fluor et l'iode, ne sont présents dans la matière organique qu'en très petites quantités mais ont également des fonctions extrêmement importantes. Trois autres éléments, soit l'arsenic, l'étain et le tungstène, se trouvent également dans les espèces vivantes mais leurs fonctions ne sont pas complètement comprises. Finalement, nous savons que trois autres éléments encore, soit le brome, le strontium et le baryum, sont présents dans la plupart des organismes mais nous ignorons totalement leurs fonctions.98
Ce large éventail contient les atomes de différentes séries du tableau périodique, dont les éléments sont groupés selon les attributs de leurs atomes. Ceci indique que tous les groupes d'éléments du tableau périodique sont, d'une manière ou d'une autre, nécessaires pour la vie. Dans The Biological Chemistry of the Elements, J. J. R Frausto da Silva et R. J. P Williams s'expriment ainsi :
Les éléments biologiques semblent avoir été choisis de pratiquement tous les groupes et sous-groupes du tableau périodique... et ceci signifie que pratiquement toutes les sortes de propriétés chimiques sont associées aux processus de la vie dans les limites imposées par les contraintes environnementales.99
Même les éléments lourds et radioactifs qui se situent à la fin du tableau périodique ont été mis au service de la vie humaine. Dans Nature's Destiny, Michael Denton décrit en détail le rôle essentiel que jouent ces éléments radioactifs, tels que l'uranium, dans la formation de la structure géologique de la Terre. La radioactivité naturelle est étroitement associée au fait que le noyau de la Terre puisse retenir sa chaleur. Cette chaleur est ce qui permet au noyau, composé de fer et de nickel, de rester liquide. Ce noyau liquide est la source du champ magnétique de la Terre qui aide, comme nous l'avons vu ailleurs, à protéger la planète des particules et des rayonnements dangereux de l'espace tout en exécutant également d'autres fonctions. Même les gaz inertes et les éléments tels que les métaux qui sont rares sur Terre, qui paraissent inutiles pour la vie, sont des étapes nécessaires pour s'assurer que la variété des éléments naturels puisse s'étendre jusqu'à l'uranium.100
En bref, il est certain que tous les éléments dont nous connaissons l'existence ont une fonction spécifique pour la vie humaine. Aucun d'entre eux n'est superflu ou sans but. Cette situation prouve à nouveau que l'univers a été créé pour l'humanité par Allah.
Conclusion
Chaque propriété physique et chimique de l'univers que nous avons examiné s'avère être ce dont la Terre a besoin pour exister. Mais, dans ce livre, nous avons seulement "gratté" la surface de cette preuve accablante. Cependant, même si vous fouillez plus en détail ou si vous élargissez votre recherche, cette observation générale demeurera toujours vraie : dans chaque détail de l'univers, il y a un but qui sert la vie humaine et ces détails sont parfaitement conçus, équilibrés et harmonisés pour réaliser ce but.
Ceci est assurément la preuve indéniable de l'existence d'un créateur supérieur qui a permis à l'univers de parvenir à cette fin. Dans n'importe quelle propriété de la matière que nous puissions examiner, nous trouvons la connaissance, la sagesse, et la puissance infinies d'Allah, Celui qui l'a créée du néant. Chaque chose est soumise à Sa volonté et c'est pourquoi toute chose est en harmonie parfaite.
C'est la conclusion que la science du 20ème siècle a finalement atteinte. Pourtant, ce n'est que la reconnaissance d'un fait qui a été énoncé à l'humanité dans le Coran plus de quatorze siècles auparavant : Allah a créé chaque détail de l'univers pour indiquer la perfection de Sa propre création :
Exalté soit (Allah) Celui dans la Main de qui est la royauté, et Il est Omnipotent. Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver (et de savoir) qui de vous est le meilleur en œuvre, et c'est Lui le tout Puissant, le Pardonneur. Celui qui a créé sept cieux superposés sans que tu voies de disproportion en la création du Tout Miséricordieux. Ramène (sur elle) le regard. Y vois-tu une brèche quelconque ? Puis, retourne ton regard par deux fois : le regard te reviendra humilié et frustré. (Sourate Al-Moulk : 1-4)
CONCLUSION
UN APPEL A LA RAISON
L'idée que notre univers merveilleux pourrait avoir évolué par hasard est insensée. Je n'utilise pas du tout le mot "insensé" dans le sens d'une injure mais plutôt dans sa signification technique de psychotique. En effet, une telle vue a beaucoup en commun avec certains aspects de la pensée schizophrène.
Karl Stern, Université de Montréal, Psychiatre101
Au début de ce livre, nous avons fait mention du principe d'entropie qui devient de plus en plus populaire au sein du monde scientifique. Comme nous l'avons précisé par la suite, ce principe soutient que l'univers n'est pas un simple agrégat aléatoire de matière, sans but, mais qu'au contraire, il a été soigneusement et délibérément conçu pour servir de demeure à la vie humaine.
Depuis lors, nous avons découvert beaucoup de preuves démontrant que le principe d'entropie est véridique : Des preuves allant de la vitesse de l'expansion du Big Bang aux équilibres physiques des atomes, des puissances relatives des quatre forces fondamentales à l'alchimie des étoiles, des mystères des dimensions de l'espace à la disposition du système solaire. Et partout, nous avons rencontré un ordre extraordinairement précis dans la structure de l'univers. Nous avons vu comment la structuration et les dimensions du monde et de l'atmosphère sont exactement ce qu'elles doivent être. Nous avons remarqué comment la lumière qui nous parvient du soleil, l'eau que nous buvons, tous les atomes qui composent nos corps et l'air que nous inhalons constamment dans nos poumons sont étonnamment adaptés pour la vie.
En bref, quoi que nous observions dans l'univers, nous rencontrons une conception extraordinaire qui a pour but de consolider la vie humaine. Nier la réalité de cette conception serait, tout comme le psychiatre Karl Stern le dit, transgresser la raison.
Les implications de cette conception sont également évidentes. La conception cachée dans chaque détail de l'univers est très certainement preuve de l'existence d'un Créateur qui contrôle chaque détail et dont la puissance et la sagesse sont infinies. Comme la théorie du Big Bang l'a révélé, ce Créateur a créé l'univers à partir du néant.
Cette conclusion tirée par la science moderne est un fait déjà révélé dans le Coran : Allah a créé l'univers à partir du néant et lui a donné l'ordre:
Certes, votre Seigneur, c'est Allah qui a créé les cieux et la terre en six jours, puis S'est établi (Istawa) sur le Trône (selon une manière qui convient à Sa Majesté). Il couvre le jour de la nuit qui poursuit celui-ci sans arrêt. (Il a créé) le soleil, la lune et les étoiles, soumis à Son commandement. La création et le commandement n'appartiennent qu'à Lui. Toute gloire à Allah, Seigneur de 'Ålamîn (hommes, Djnns et tout ce qui existe autre qu'Allah) ! (Sourate Al-A'râf : 54)
Evidemment, la découverte de cette vérité par la science a dérangé un certain nombre de scientifiques qui considère la science comme étant synonyme de "matérialisme" ; ceux-ci sont convaincus que la science et la religion ne pourront jamais s'entendre et que le terme "scientifique" est synonyme d'"athée". Ils ont été conditionnés à croire que l'univers et toute la vie peuvent être expliqués comme produits d'événements hasardeux complètement exempts d'intention ou de conception. Quand de telles personnes se trouvent face au fait évident de la création, leur grande consternation et confusion sont naturelles.
Afin de comprendre la consternation des matérialistes, nous devons jeter un bref coup d'œil à la question de l'origine de la vie.
L'origine de la vie
L'origine de la vie, la question de savoir comment les premières espèces vivantes sont apparues sur Terre, est l'un des plus grands dilemmes auquel ont été confrontés les matérialistes ce dernier siècle et demi. Pourquoi cela devrait-il être ainsi ? Même une seule cellule vivante, la plus petite unité de vie, est incomparablement plus complexe que les plus grands développements technologiques de l'humanité. Les lois de probabilité indiquent clairement que même une seule protéine ne pourrait jamais se former par hasard ; si ceci est donc vrai pour les protéines -les éléments de base les plus fondamentaux des cellules- la formation accidentelle d'une cellule complète n'est juste vraiment pas concevable. Ceci est sans aucun doute une preuve de création.
Ce sujet étant discuté passablement dans nos autres livres, nous présenterons ici juste quelques exemples.
Nous avons démontré dans ce livre l'impossibilité de la formation par accident des équilibres qui règnent dans l'univers. Nous allons démontrer maintenant comment la même chose est vraie même pour la forme de vie la plus simple. Il existe une étude sur ce sujet à laquelle nous pouvons nous référer : c'est en fait un calcul effectué par Robert Shapiro, un professeur de chimie de l'Université de New York et expert en ADN. Shapiro, qui est à la fois un Darwiniste et un évolutionniste, a calculé la probabilité d'une éventuelle formation par hasard de chacun des 2.000 différents types de protéines nécessaires composant même une bactérie simple (le corps humain en contient environ 200.000 types différents). Selon Shapiro, la probabilité est de d'1 sur 1040.000.102 (Ce nombre signifie "1" suivi de quarante mille zéros ; il n'a aucun équivalent dans l'univers.)
La signification du nombre de Shapiro est claire : L'"explication" matérialiste (et Darwiniste bien sûr) qui prétend que la vie évolua par accident est sûrement invalide. Chandra Wickramasinghe, un professeur de mathématique et d'astronomie appliquées à l'Université de Cardiff, fit un commentaire concernant la découverte de Shapiro :
La probabilité de la formation spontanée de la vie à partir de la matière inanimée est d'1 suivi de 1040.000 zéros... C'est assez grand pour enterrer Darwin et la théorie entière de l'évolution. Il n'y avait aucun potage primitif, ni sur cette planète ni sur d'autres, et si la genèse de la vie n'est pas aléatoire, elle doit donc être le produit d'intelligence intentionnelle.103
L'astronome Fred Hoyle fit la même remarque :
En effet, une telle théorie (que la vie ait été assemblée par intelligence supérieure) est si évidente que l'on se demande pourquoi elle n'est pas généralement reconnue en tant que telle. Les raisons en sont plutôt psychologiques que scientifiques.104
Wickramasinghe et Hoyle sont deux savants qui ont abordé la science avec une tendance matérialiste pendant la plupart de leurs carrières ; ils furent cependant confrontés à la vérité, soit que la vie a été créée. Ils ont tous les deux eu le courage de le reconnaître. Aujourd'hui, de plus en plus de biologistes et de biochimistes ont mis de côté l'hypothèse appartenant au monde des contes de fées que la vie pouvait avoir commencé par hasard.
Ceux encore fidèles au Darwinisme -ceux qui affirment toujours que la vie est le fruit du hasard- sont en effet consternés. Le biochimiste Michael Behe commenta cette situation : "La soudaine prise de conscience que la vie a été conçue par une intelligence est un véritable choc pour nous, Hommes du vingtième siècle, qui avons pris l'habitude de considérer la vie comme étant le résultat de lois naturelles simples."105. Ce choc, éprouvé par de telles personnes, est celui de devoir accepter la réalité de l'existence d'Allah, qui les a créées.
Le dilemme dans lequel ces adhérents du matérialisme sont tombés était inévitable car ceux-ci s'évertuent à nier la réalité, pourtant visible. Dans le Coran, Allah décrit la perplexité des partisans du matérialisme comme suit :
Par le ciel aux voies parfaitement tracées ! Certes, vous divergez sur ce que vous dites (à propos de Mouhammad et du Qour'ân). Est détourné de lui (Mouhammad ou le Qour'ân) quiconque a été détourné de la foi. Maudits soient les menteurs, qui sont plongés dans l'insouciance. (Sourate Az-Zâriyât : 7-11)
A ce stade, notre devoir est d'appeler ceux qui, influencés par la philosophie matérialiste, ont transgressé les limites de la raison et du bon sens. Nous devons les inciter à jeter de côté tous leurs préjugés, à réfléchir sur la conception extraordinaire de l'univers et de la vie, et à accepter ce fait comme preuve la plus ordinaire de la création d'Allah.
Le vrai auteur de cet appel est en fait Allah. Allah, Qui a créé les cieux et la Terre à partir du néant, convoque les hommes Qu'Il a créés à exercer leur raison :
Votre Seigneur est Allah qui créa les cieux et la terre en six jours, puis S'est établi (Istawâ) sur le Trône, administrant toute chose. Il n'y a d'intercesseur qu'avec Sa permission. Tel est Allah votre Seigneur. Adorez-Le donc. Ne réfléchissez-vouz pas ? (Sourate Younous : 3)
Nous lisons dans un autre verset :
Celui qui crée est-il semblable à celui qui ne crée rien ? Ne vous souvenez-vous pas ? (Sourate An-Nahl : 17)
La science moderne a elle-même prouvé la vérité de la création. Il est maintenant temps pour le monde scientifique de faire face à cette vérité et d'en tirer une leçon. Ceux qui nient ou ignorent l'existence d'Allah, et c'est particulièrement vrai pour ceux qui prétendent le faire au nom de la science, devraient se rendre compte de leur erreur profonde et se détourner de cette voie.
D'autre part, cette vérité révélée par la science a aussi une leçon à enseigner à ceux qui disent déjà croire en l'existence d'Allah et que l'univers a été créé par Lui. Il est possible que leur croyance soit superficielle et que ces personnes n'aient pas entièrement réfléchi aux preuves attestant de la création d'Allah ou à ses conséquences. Pour cette raison, ces personnes n'ont pas accompli toutes les responsabilités incombant à leur croyance. Dans le Coran, Allah décrit ainsi de telles personnes :
Dis : "A qui appartiennent la terre et ceux qui y sont, si vous savez ?". Ils diront : "A Allah". Dis : "Ne vous souvenez-vous donc pas ?" Dis : "Qui est le Seigneur des sept cieux et le Seigneur du Trône sublime ?" Ils diront : (ils appartiennent) "A Allah". Dis : "Ne craignez-vous donc pas ?" Dis : "Qui détient dans Sa Main la royauté absolue de toute chose, et qui protège et n'a pas besoin d'être protégé ? (Dites-le), si vous le savez !" Ils diront : "Allah". Dis : "Comment donc se fait-il que vous soyez ensorcelés ?" (au point de ne pas croire en Lui). (Sourate Al-Mouminoun : 84-89)
Après avoir compris qu'Allah existe et qu'Il a tout créé, rester indifférent à cette vérité peut être comme une sorte d'ensorcellement. C'est Allah Qui a créé l'univers et le monde dans lequel nous vivons pour nous d'une manière parfaite et Il nous a ensuite créés. Le devoir de chaque individu est de considérer ceci comme le fait le plus important de sa vie. Les cieux et la Terre et tout ce qui existe entre eux appartiennent à Allah Le Sublime. L'humanité doit considérer Allah comme son Seigneur et Maître et Le servir comme il faut. Cette vérité nous a été révélée par Allah de la manière suivante :
Il est le Seigneur des cieux et de la terre et de tout ce que est entre eux. Adore Le donc, et sois constant dans Son adoration. Lui connais-tu un homonyme ?" (Sourate Mar-yam : 65)
APPENDICE
LA MYSTIFICATION DE LA THEORIE DE L'EVOLUTION
La question est : Pouvez-vous me dire quoique ce soit de vrai au sujet de l'évolution ? J'ai posé cette question à l'équipe de géologues du Musée Field d'Histoire Naturelle et la seule réponse que j'ai obtenue était du silence... Je me suis alors éveillé et j'ai compris que je m'étais trompé toute ma vie en considérant l'évolutionnisme une vérité révélée.
Colin Patterson, Paléontologue de grade supérieur au Musée Britannique d'Histoire Naturelle et auteur du livre Evolution.106
Dans ce livre, nous nous sommes concentrés sur la nature inanimée, à savoir sur les corps célestes, la lumière, les atomes et les éléments. Après un examen complet, nous avons abouti à la conclusion que l'univers ne peut nullement avoir été le produit du hasard. Plutôt, chaque détail de l'univers témoigne de l'existence d'une création supérieure. De plus, cette conclusion vérifie que la théorie du matérialisme, qui tente de nier que l'univers ait été créé, n'est qu'une idée fallacieuse.
Accepter que le matérialisme soit une théorie invalide équivaut sûrement à considérer invalides toutes les autres théories basées sur cette idée. La première de ces théories est le Darwinisme ou, en d'autres termes, la théorie de l'évolution. Cette théorie qui considère que la vie a émergé à partir d'êtres inanimés, s'est effectivement effondrée avec le fait que l'univers ait été créé par Allah. Hugh Ross, l'astrophysicien américain, explique ce fait comme suit : L'athéisme, le Darwinisme et pratiquement tous les "ismes" émanant des philosophies du dix-huitième au vingtième siècle sont basés sur l'hypothèse, l'hypothèse incorrecte, que l'univers est infini. La singularité (du Big Bang) nous a placé face à face avec la Cause au-delà de/après/avant l'univers et avec tout ce qu'il contient, y compris la vie elle-même.107 Allah a créé l'univers et conçu chacun de ses détails. Par conséquent, il est impossible que la théorie de l'évolution qui attribue l'existence des êtres vivants au hasard puisse être vraie.
En effet, en analysant la théorie de l'évolution, nous voyons que les résultats scientifiques contredisent réellement cette théorie. La conception des êtres vivants est encore plus brillante et complexe que la conception du monde inanimé que nous avons analysé dans ce livre. Dans le monde vivant, nous pouvons analyser la façon délicate dont les atomes sont arrangés. Cependant, nous pouvons encore aller plus loin dans notre analyse pour voir la façon extraordinaire dont les mécanismes des protéines, des enzymes et des cellules fonctionnent. Le dessein remarquable de la vie a certainement discrédité le Darwinisme à la fin du 20ème siècle.
Ce sujet est abordé en détail dans nos autres ouvrages. Cependant, en raison de son importance, il nous semble nécessaire d'en tracer les grandes lignes ci-dessous.
L'effondrement de la théorie
La théorie de l'évolution est une philosophie et une conception du monde qui produit de fausses hypothèses ainsi que des scénarios imaginaires afin d'expliquer l'existence et l'origine de la vie en termes de simples coïncidences. Les bases de cette philosophie remontent jusqu'à l'Antiquité et la Grèce Antique.
Toutes les philosophies athées qui nient la création, embrassent et défendent, directement ou indirectement, l'idée de l'évolution. Il en est de même aujourd'hui pour tous les idéologies et les systèmes qui sont antagonistes à la religion.
La notion de l'évolution fut voilée par un déguisement scientifique durant le dernier siècle et demi afin de se justifier. Bien qu'avancée comme étant une théorie "scientifique" pendant la deuxième moitié du 19ème siècle, le Darwinisme, en dépit de tous les efforts de ses défenseurs, n'a jamais été vérifié scientifiquement. En effet, "la science même" sur laquelle se base la théorie a prouvé, à plusieurs reprises, n'avoir en réalité aucun mérite scientifique.
Les expériences de laboratoire et les calculs de probabilité indiquent clairement que les acides aminés d'où la vie émerge ne peuvent pas se former par hasard. La cellule, selon les évolutionnistes, est censée avoir été le produit du hasard dans les conditions terrestres primitives. Pourtant, la cellule ne peut toujours pas être synthétisée, même dans les laboratoires les plus sophistiqués et technologiquement développés du 20ème siècle. En dépit des recherches diligentes et prolongées dans l'ensemble des fossiles répertoriés, il n'a pas été trouvé une seule "forme transitionnelle". C'est-à-dire qu'on n'a jamais trouvé de créature capable de prouver l'évolution progressive des organismes en commençant par les plus primitifs, comme le prétend la théorie néo-Darwiniste.
En tâchant de recueillir des preuves qui confirment l'évolution, les évolutionnistes ont inconsciemment eux-mêmes prouvé qu'il ne peut y avoir eu d'évolution !
Le premier à avoir proposé la théorie de l'évolution, à peu de choses près sous sa forme actuelle, est un biologiste amateur anglais nommé Charles Robert Darwin. En 1859, Darwin a édité ses idées pour la première fois dans un livre intitulé The Origin of Species by Means of Natural Selection. Il y écrit que tous les êtres vivants ont un ancêtre commun et qu'ils ont évolué les uns des autres au moyen de la sélection naturelle. Selon lui, les êtres les mieux adaptés à leur habitat ont transféré leurs traits aux générations ultérieures. Puis, avec le temps, ces qualités avantageuses ont transformé certains êtres en espèces totalement différentes de leurs ancêtres. Pour Darwin, l'homme est donc le produit le plus développé du mécanisme de sélection naturelle. En bref, l'origine d'une espèce serait une autre espèce.
Les idées imaginaires de Darwin furent acceptées et diffusées par certains cercles idéologiques et politiques, c'est ainsi que la théorie est devenue très populaire. La raison principale en est que le niveau de connaissance scientifique de l'époque ne permettait pas de révéler la fausseté des scénarios illusoires de Darwin. Quand Darwin a proposé sa théorie, les disciplines de la génétique, de la microbiologie et de la biochimie n'existaient pas encore. Si elles avaient existé à l'époque, Darwin aurait du reconnaître que sa théorie n'était pas scientifique du tout et il n'aurait ainsi pas essayé d'avancer ses thèses absurdes. Par exemple, on sait que l'information qui détermine une espèce existe déjà dans ses gènes et qu'il est impossible que la sélection naturelle produise une nouvelle espèce en modifiant des gènes.
Alors que les échos du livre de Darwin se répandaient, un botaniste autrichien nommé Gregor Mendel a découvert les lois de l'hérédité en 1865. Bien que peu connue jusqu'à la fin du siècle, la découverte de Mendel a gagné une grande notoriété au début des années 1900 avec la naissance de la science de la génétique. Les structures des gènes et des chromosomes furent découvertes un certain temps après. La découverte, dans les années 50, de la molécule d'ADN comportant l'information génétique, a remis la théorie de l'évolution en question parce que l'origine de l'immense quantité d'information dans l'ADN ne pouvait être expliquée par des coïncidences.
Outre tous ces développements scientifiques et en dépit d'années de recherche, aucune forme transitionnelle qui prouverait l'évolution progressive de la matière organique de l'espèce primitive à l'espèce avancée, ne fut jamais trouvée.
Ces développements auraient dû avoir, pour conséquence, le rejet de la théorie de Darwin. Cependant, certains cercles ont insisté pour mettre la théorie à jour et pour la placer sur une plate-forme scientifique. Ces efforts n'ont un sens que si nous nous rendons compte qu'il se cache, derrière la théorie, des intentions idéologiques plutôt que des soucis scientifiques.
Néanmoins, certains cercles de personnes qui croyaient en la nécessité de soutenir une théorie qui avait atteint une impasse, établirent bientôt un nouveau modèle : Le néo-Darwinisme. Selon cette théorie, les espèces auraient évolué par mutations, c'est-à-dire par des changements mineurs dans leurs gènes. Les plus adaptés auraient ensuite survécu grâce au mécanisme de la sélection naturelle. Cependant, quand il fut démontré que les mécanismes proposés par le néo-Darwinisme étaient incorrects et que des changements mineurs n'étaient pas suffisants pour permettre la formation d'êtres vivants, les évolutionnistes ont continué à chercher de nouveaux modèles. Ils ont proposé une nouvelle théorie appelée "l'équilibre ponctué" qui ne repose sur aucun fondement raisonnable ni scientifique. Ce modèle soutient que certains êtres vivants se sont soudainement transformés en une espèce différente sans aucune forme transitionnelle. En d'autres termes, des espèces sans "ancêtres" évolutifs seraient soudainement apparues. Ceci était une façon de décrire la création, bien que les évolutionnistes ne veuillent l'admettre et bien qu'ils tentent de le dissimuler avec des scénarios incompréhensibles. Ils disent par exemple que le premier oiseau de l'histoire aurait pu, tout à coup, inexplicablement sortir d'un œuf de reptile. Cette même théorie a également soutenu que les animaux carnivores terrestres s'étaient transformés en baleines géantes, après avoir subi une transformation soudaine et totale.
Ces propos, qui contredisent totalement toutes les lois de la génétique, de la biophysique et de la biochimie, sont aussi scientifiques que les contes de fées dans lesquels les grenouilles se transforment en princes ! Néanmoins, certains paléontologues évolutionnistes, affligés par la crise dans laquelle se trouve le néo-Darwiniste, ont accepté cette théorie qui porte la caractéristique d'être bien plus bizarre que le néo-Darwinisme lui-même.
Ce modèle a été présenté dans le but d'illustrer les lacunes des fossiles que le modèle néo-Darwiniste ne pouvait combler. Cependant, il n'est guère raisonnable de chercher à expliquer les lacunes dans l'ensemble des fossiles répertoriés de l'évolution des oiseaux en disant qu'"un oiseau est tout à coup sorti d'un œuf de reptile." Comme l'admettent les évolutionnistes, l'évolution d'une espèce en une autre espèce exige un changement important de son information génétique. Cependant, aucune mutation n'améliore l'information génétique et, de plus, aucune mutation ne lui ajoute une information nouvelle. Les mutations ne font que nuire à l'information génétique. Ainsi, "les grossières mutations" imaginées par le modèle de l'équilibre ponctué, ne causeraient que de "grossières", c'est-à-dire de "grandes" réductions et altérations dans l'information génétique.
La théorie de l'équilibre ponctué n'était qu'un produit de l'imagination. En dépit de cette évidence, les défenseurs de l'évolution n'ont pas hésité à célébrer cette théorie. Ils ont été forcés d'agir ainsi parce que le modèle de l'évolution proposé par Darwin ne pouvait être prouvé par les découvertes de fossiles. Darwin avait affirmé que les espèces subissaient un changement progressif. Ceci rend l'existence d'êtres moitié-oiseau/moitié-reptile ou moitié-poisson/moitié-reptile nécessaire. Cependant, pas une de ces "formes transitionnelles" n'a été trouvée en dépit des études étendues des évolutionnistes et malgré l'analyse de centaines de milliers de fossiles déterrés.
Les évolutionnistes ont accepté le modèle de l'équilibre ponctué dans l'espoir de cacher ce grand fiasco. Comme nous l'avons énoncé auparavant, il était évident que cette théorie était imaginaire, c'est pourquoi elle s'est très vite auto-détruite. Le modèle de l'équilibre ponctué n'a jamais été accepté comme un modèle consistant, mais a plutôt été utilisé comme fuite dans les cas où le modèle de l'évolution progressive ne convenait pas. Les évolutionnistes, se rendent aujourd'hui compte que l'existence d'organes complexes tels que les yeux, les ailes, les poumons, le cerveau et d'autres réfute explicitement le modèle de l'évolution progressive, et ils sont, dans certains cas, obligés de recourir aux interprétations fantastiques du modèle de l'équilibre ponctué.
Existe-t-il un seul des fossiles répertoriés qui
vérifie la théorie de l'évolution ?
La théorie de l'évolution affirme que l'évolution d'une espèce en une autre espèce se déroule progressivement, pas à pas, pendant des millions d'années. La conclusion logique d'une telle affirmation est que des organismes vivants monstrueux appelés "formes transitionnelles" ont du vivre pendant ces périodes de transformation. Puisque les évolutionnistes prétendent que tous les vivants ont évolué pas à pas et l'un de l'autre, le nombre et la variété de ces formes transitionnelles devraient pouvoir se compter par millions.
Si de telles créatures avaient vraiment existé, nous devrions pouvoir trouver leurs restes partout. En fait, si cette thèse était correcte, le nombre de formes transitionnelles devrait même être plus grand que le nombre d'espèces vivant aujourd'hui et leur restes fossilisés devraient être abondants partout dans le monde.
Depuis Darwin, les évolutionnistes ont recherché à trouver des fossiles, mais le résultat de ces recherches a du être une terrible déception pour eux. Une quelconque forme intermédiaire transitionnelle entre deux espèces ne fut jamais découverte nulle part dans le monde - ni sur terre ni dans les profondeurs de la mer.
Darwin lui-même était au courant de l'absence de telles formes transitionnelles. Il espérait vraiment qu'elles seraient découvertes à l'avenir. En dépit de son souhait, il a vu que la plus grande faiblesse de sa théorie était le manque des formes transitionnelles. C'est pourquoi, dans son livre The Origin of Species, il écrit :
Pourquoi, si les espèces descendent d'autres espèces par des progressions fines, ne voyons-nous pas partout d'innombrables formes transitionnelles ? Pourquoi toute la nature ne se trouve-t-elle pas dans un état de confusion, plutôt que d'abriter, comme nous le voyons, des espèces bien définies ?... Si les innombrables formes transitionnelles de cette théorie ont vraiment existé, pourquoi ne les trouvons-nous pas insérées en grand nombre dans la croûte de la terre ?... Mais dans la région intermédiaire, avec des conditions de vie intermédiaires, pourquoi ne découvrons-nous pas maintenant des variétés intermédiaires étroitement liées ? Cette difficulté m'a préoccupé pendant longtemps.108
Darwin avait raison de s'inquiéter. Le problème a également préoccupé d'autres évolutionnistes. Un célèbre paléontologue britannique, Derek V. Ager, admet ce fait embarrassant :
Si nous examinons l'ensemble des fossiles répertoriés en détail, que ce soit au niveau des ordres ou des espèces, nous voyons -à plusieurs reprises– non pas une évolution progressive, mais l'explosion soudaine d'un groupe au dépends d'un autre.109
Les lacunes dans l'ensemble des fossiles répertoriés ne peuvent être expliquées en disant qu'il n'y a pas encore assez de fossiles déterrés et que ces fossiles manquants seront un jour trouvés. Un autre paléontologue évolutionniste, T. Neville George, en explique la raison :
Ce n'est plus la peine de présenter des excuses pour la pauvreté des fossiles répertoriés. Dans un sens, cet ensemble de fossiles est devenu presque ingérablement riche et la découverte est en train de dépasser l'intégration... Les fossiles répertoriés continuent néanmoins à se composer principalement de lacunes.110
La vie est apparue sur terre soudainement et sous
forme complexe
Quand on examine les strates terrestres et l'ensemble des fossiles répertoriés, on voit que les organismes vivants sont apparus de façon simultanée. La période "Cambrienne" est la plus ancienne strate terrestre dans laquelle des fossiles de créatures vivantes furent trouvés. Son âge est estimé être de 530-520 millions d'années.
Les créatures vivantes découvertes dans les strates appartenant à cette période ont émergé tout à coup dans l'ensemble des fossiles répertoriés sans avoir d'ancêtre préexistant. La vaste mosaïque des organismes vivants, composée d'un si grand nombre de créatures complexes, est apparue si soudainement que cet événement miraculeux est reconnu sous le nom de "l'explosion cambrienne" dans la littérature scientifique.
La plupart des organismes trouvés dans cette strate possèdent des organes hautement avancés comme les yeux ou des systèmes trouvés chez des organismes ayant une organisation très avancée telle que l'ouïe, le système circulatoire etc. Il n'y a aucun signe, dans l'ensemble des fossiles répertoriés, qui indique que ces organismes ont eu des ancêtres. Richard Monestarsky, l'éditeur du magazine Earth Sciences, énonce au sujet de l'apparition soudaine des espèces vivantes :
Les formes remarquablement complexes des animaux que nous voyons aujourd'hui sont soudainement apparues il y a un demi-milliard d'années. Ce moment, tout au début de la période cambrienne, il y a environ 550 millions d'années, marque l'explosion évolutive qui a rempli les mers des premières créatures complexes du monde. Le grand phylum animal d'aujourd'hui était déjà présent au début du Cambrien et ils étaient alors distincts l'un de l'autre, comme ils le sont aujourd'hui.111
Les évolutionnistes ne peuvent toujours pas expliquer le fait que la terre regorge de milliers d'espèces d'animaux différentes. Pour combler ce vide, ils proposent l'existence d'une période imaginaire de 20 millions d'années précédant la Période Cambrienne. L'existence de cette période expliquerait, selon eux, les origines de la vie et la façon dont "l'inconnu s'est produit". Cette période s'appellerait "l'intervalle évolutif". Son existence ne fût jamais prouvée et le concept demeure, aujourd'hui, commodément flou et indéfini.
En 1984, de nombreux invertébrés complexes furent déterrés à Chen Yang, situé sur le plateau central de Yunnan dans le haut pays du sud-ouest de la Chine. Parmi eux, on trouva des trilobites, qui sont maintenant éteints mais qui possèdent néanmoins une structure aussi complexe que n'importe lequel des invertébrés modernes.
Le paléontologue évolutionniste suédois, Stefan Bengston, explique la situation comme suit :
S'il existe un seul un événement dans l'histoire de la vie qui ressemble aux mythes de la création de l'homme, c'est cette diversification soudaine de la vie marine, quand les organismes multicellulaires sont devenus les acteurs dominants de l'écologie et l'évolution. Consternant (et embarrassant) pour Darwin, cet événement nous éblouit toujours.112
L'apparition soudaine de ces êtres vivants complexes et sans prédécesseurs est tout aussi consternante (et embarrassante) pour les évolutionnistes aujourd'hui qu'elle l'était pour Darwin il y a 135 ans. Pendant presque un siècle et demi, ils n'ont pas avancé d'un pas au-delà du point atteint par Darwin. Comme on peut le voir, les fossiles répertoriés démontrent que les êtres vivants n'ont pas évolué à partir de formes primitives, mais plutôt qu'ils se sont formés tout à coup et de façon parfaite. L'absence de formes transitionnelles n'est pas particulière à la période cambrienne. Pas une seule forme intermédiaire transitionnelle vérifiant la "progression" évolutive alléguée des vertébrés -des poissons aux amphibies, aux reptiles, aux oiseaux et aux mammifères- ne fut jamais trouvée. Chaque espèce vivante est apparue instantanément dans l'ensemble des fossiles répertoriés sous sa forme actuelle qui est parfaite et complète.
En d'autres termes, les êtres vivants ne se sont pas le produit de l'évolution. Ils ont été créés.
LES FRAUDES DE L'EVOLUTION
Les tromperies schématiques
La théorie de l'évolution se base principalement sur les fossiles répertoriés. Pourtant, une fois examinés soigneusement et sans préjugés, ces fossiles réfutent la théorie de l'évolution plutôt que de la soutenir. Néanmoins, les interprétations fossiles fallacieuses des évolutionnistes ainsi que leur présentation biaisée au public ont convaincu beaucoup de gens que les fossiles répertoriés soutenaient la théorie de l'évolution.
Les multiples interprétations possibles issues de certaines découvertes fossiles font tout à fait l'affaire des évolutionnistes. Les fossiles déterrés ne peuvent, pour la plupart, être identifiés de façon fiable. Ils se composent généralement de fragments d'os dispersés et incomplets. C'est pour cela qu'il est très facile de déformer les données disponibles et de les utiliser comme désiré. Les reconstructions (des schémas et des modèles) faites par les évolutionnistes et basées sur les fossiles découverts sont préparées volontairement de façon à confirmer les thèses évolutionnistes. Comme les gens sont facilement influencés par l'information visuelle, des modèles imaginaires sont reconstruits et ensuite utilisés dans le but de convaincre que ces créatures ont vraiment existé dans le passé.
Les chercheurs évolutionnistes construisent des créatures illusoires semblables à l'homme, n'ayant en main qu'une seule dent, un fragment de mandibule ou un humérus. Ils les présentent ensuite au public d'une façon sensationnelle comme s'ils étaient des formes transitionnelles évolutives. Ces schémas ont joué un grand rôle dans l'établissement de l'image "d'homme primitif" dans l'esprit de certaines personnes.
Ces études basées sur des restes d'os ne peuvent qu'indiquer certaines caractéristiques très générales de la créature concernée. Ses détails particuliers sont en réalité contenus dans les tissus mous qui disparaissent rapidement avec le temps. Il est possible, en spéculant sur la nature des tissus mous, d'interpréter l'information comme on le souhaite. Earnst A. Hooten de l'Université de Harvard explique la situation comme ceci : Tenter de restaurer les parties molles est une entreprise bien plus dangereuse. Les lèvres, les yeux, les oreilles et l'extrémité nasale ne laissent aucuns indices sur les parties osseuses sous-jacentes. Il est aussi facile de modeler, sur un crâne de Néandertalien, les caractéristiques d'un chimpanzé que celles des linéaments d'un philosophe. Ces reconstructions alléguées d'anciens types d'homme ont très peu de valeur scientifique et sont seulement capables de tromper le public... Donc, ne vous fiez pas aux reconstructions.113
La fabrication de faux fossiles
Incapables de trouver, dans l'ensemble des fossiles répertoriés, des preuves valides soutenant la théorie de l'évolution, certains évolutionnistes ont essayé de fabriquer leurs propres preuves. Ces efforts furent inclus dans les encyclopédies sous le titre de "fraudes de l'évolution". Ceci prouve que la théorie de l'évolution est une idéologie et une philosophie que les évolutionnistes sont déterminés à défendre. Deux des plus notoires de ces tromperies sont décrites ci-dessous.
L'homme de Piltdown
Charles Dawson, un médecin bien connu et un paléanthropologue amateur, a prétendu avoir trouvé une mâchoire et un fragment crânien dans un puits dans la zone de Piltdown en Angleterre en 1912. Bien que le crâne ait été humain, la mâchoire était distinctement simienne. Ces spécimens furent appelés "homme de Piltdown". Supposés avoir 500 mille ans, ils furent présentés en tant que preuves absolues de l'évolution humaine. Beaucoup d'articles scientifiques ont été écrits au sujet de "l'homme de Piltdown" pendant plus de 40 ans. Plusieurs interprétations et schémas furent produits afin de présenter le fossile en tant que preuve déterminante de l'évolution humaine.
En 1949, les scientifiques examinèrent le fossile une fois de plus et conclurent que le "fossile" était une fraude délibérée, composée d'un crâne humain et d'une mâchoire d'orang-outan.
En utilisant la méthode de datation au fluor, les chercheurs ont découvert que le crâne ne datait que de quelques milliers d'années. Les dents de la mâchoire qui appartenait à un orang-outan, avaient été artificiellement usées et des outils "primitifs" accompagnaient commodément les fossiles. Ces outils n'étaient que des contrefaçons vulgaires, taillées avec des instruments en acier. En 1953, Oakley, Weiner et Clark révélèrent cette fraude au public. Le crâne appartenait à un homme vieux de 500 ans et l'os mandibulaire appartenait à un singe récemment décédé ! Des dents avaient spécialement été alignées et ajoutées à la mâchoire. Les joints avaient été limés afin de les ressembler à ceux d'un homme. Ensuite, tous ces morceaux avaient été souillés avec du dichromate de potassium pour leur donner un aspect suranné (ces taches ont disparu une fois trempées dans de l'acide.) Le Gros Clark, membre de l'équipe qui a révélé la fraude, ne put cacher son étonnement:
Les preuves de l'abrasion artificielle sautaient immédiatement aux yeux. En effet, elles semblent si évidentes que l'on peut se demander : Comment se fait-il qu'elles n'aient pas été remarquées plus tôt ?114
L'homme du Nébraska
En 1922, Henry Fairfield Osborn, directeur du Musée Américain d'Histoire Naturelle, déclara qu'il avait trouvé le fossile d'une molaire de la période pliocène en Nebraska du nord près du Snake Brook. Il a prétendu que cette dent portait des caractéristiques communes à l'homme et au singe. Cette découverte ouvrit d'importants débats scientifiques. Certains ont avancé que cette dent appartenait au Pithécanthropes erectus tandis que d'autres ont prétendu qu'elle était plus proche de celle des hommes modernes. Ce fossile fut populairement nommé "homme de Nebraska". On lui assigna immédiatement "un nom scientifique" : "Hesperopithecus Haroldcooki".
Beaucoup de personnes d'autorité donnèrent leur soutient à Osborn. Des reconstructions de la tête et du corps de l'homme de Nebraska furent dessinées sur la seule base de cette dent. Les chercheurs allèrent jusqu'à décrire la famille entière de l'homme de Nebraska.
Ensuite, en 1927, d'autres parties du squelette furent découvertes. Selon ces nouvelles découvertes, la dent n'appartenait ni à un homme ni à un singe. On comprit qu'elle appartenait à une espèce éteinte, celle du porc sauvage américain appelé Prosthennops.
Les hommes et les singes descendent-ils d'un
ancêtre commun ?
Selon les affirmations de la théorie de l'évolution, les hommes et les singes modernes ont des ancêtres communs. Ces créatures primitives auraient évolué avec le temps, certaines d'entre elles seraient devenues les singes d'aujourd'hui, alors que d'autres seraient devenues les hommes d'aujourd'hui en suivant une ligne d'évolution différente.
Les évolutionnistes appellent les premiers ancêtres communs prétendus des hommes et des singes "Australopithèques", ce qui signifie "singe sud-africain". Les Australopithèques ne sont rien d'autre qu'une ancienne espèce de singe éteinte. Ils se trouvent sous différentes formes, certains sont robustes alors que d'autres sont petits et légers.
Les évolutionnistes classifient l'étape suivante de l'évolution humaine de période "Homo", ce qui veut dire "homme". Selon les dires des évolutionnistes, les êtres vivants de la série Homo sont plus développés que les Australopithèques, et sont assez proches de l'homme moderne. Ils disent que l'homme moderne contemporain, l'Homo Sapiens, constitue la dernière étape de l'évolution de cette espèce.
Les Australopithèques, dans ce scénario évolutionniste imaginaire, seraient de vrais singes dont l'espèce s'est ensuite éteinte. De plus, les êtres de la série Homo seraient les membres de diverses races humaines qui ont vécu dans le passé et ont ensuite disparu. Les évolutionnistes ont classé les divers fossiles de singe et d'homme du plus petit au plus grand afin de schématiser "l'évolution humaine". Cependant, les recherches ont démontré que ces fossiles n'impliquent nullement un processus évolutif. De plus, il a aussi été prouvé que certains des ancêtres supposés de l'homme étaient en réalité des singes et que certains supposés singes étaient en réalité des ancêtres de l'homme.
Maintenant, jetons un coup d'œil aux Australopithèques, qui sont, pour les évolutionnistes, la première étape du schéma de l'évolution humaine.
Les Australopithèques : Une espèce éteinte
Les évolutionnistes prétendent que les Australopithèques sont les ancêtres les plus primitifs de l'homme moderne. Cette espèce éteinte possède une structure de tête et de crâne semblable à celle des singes modernes, mais ont une plus petite capacité crânienne. Selon les évolutionnistes, ces créatures portent une caractéristique déterminante qui permet de les considérer comme des ancêtres de l'homme : La bipédie.
Les mouvements des singes et des hommes sont complètement différents. Les êtres humains sont les seules créatures vivantes qui se déplacent librement sur deux pieds. Certains autres animaux ont une capacité limitée pour se déplacer de cette façon, mais tous ont des squelettes courbés.
D'après les évolutionnistes, les Australopithèques ne pouvaient que marcher dans une posture courbée plutôt que droite comme celle des êtres humains. Cette étape bipède limitée a suffi aux évolutionnistes pour affirmer que les Australopithèques étaient les ancêtres de l'homme.
Cependant, les évolutionnistes eux-mêmes furent les premiers à réfuter que les Australopithèques étaient bipèdes. Des études détaillées de fossiles d'Australopithèques ont forcé les évolutionnistes à admettre que ceux-ci ressemblaient "trop" aux singes. Charles E. Oxnard qui fit des recherches anatomiques détaillées des fossiles d'Australopithèques au milieu des années 70, a comparé la structure squelettique des Australopithèques et celle des orangs-outans modernes :
Une grande partie du savoir conventionnel d'aujourd'hui au sujet de l'évolution humaine est basée sur des études de dents, de mâchoires et de fragments de crâne de fossiles d'australopithèques. Tous indiquent que la relation étroite entre l'australopithèque et la lignée humaine ne peut être vraie. Tous ces fossiles sont différents des gorilles, des chimpanzés et des hommes. Étudiés en tant que groupe, les australopithèques ressemblent plus aux orang-outans.115
Pourtant, ce qui a vraiment mis les évolutionnistes dans l'embarras est la découverte que les Australopithèques ne pouvaient pas marcher sur deux pieds à cause de leur posture courbée. Il n'aurait pas été physiquement rentable pour les Australopithèques de se déplacer de cette façon en raison des énormes exigences énergétiques que cela aurait nécessitées. Au moyen de simulations réalisées par ordinateur en 1996, le paléanthropologue anglais Robin Crompton a également démontré qu'une foulée si "complexe" était impossible. Crompton en a tiré la conclusion suivante : Un être vivant peut ou marcher tout droit ou sur quatre pattes. Un type de pas intermédiaire ne peut pas être soutenu pendant de longues périodes en raison de la consommation d'énergie extrême. Ceci signifie que les Australopithèques ne pouvaient être bipèdes et avoir une posture courbée en même temps.
L'étude la plus importante démontrant que les Australopithèques ne pouvaient être bipèdes a été produite en 1994 par l'anatomiste Fred Spoor et son équipe dans le Département d'Anatomie Humaine et de Biologie Cellulaire à l'Université de Liverpool en Angleterre. Ce groupe entreprit des études sur la bipédie des êtres vivants fossilisés en examinant le mécanisme d'équilibre involontaire qui se trouve dans le limaçon de l'oreille. Les résultats ont prouvé de manière concluante que les Australopithèques ne pouvaient être bipèdes. Les Australopithèques ne peuvent donc être semblables aux hommes.
La Série Homo : De réels êtres humains
L'étape suivante de l'évolution imaginaire de l'homme est celle des êtres "Homo", c'est-à-dire de la série humaine. Ces êtres sont des humains, ils ne sont aucunement différents des hommes modernes mais ils portent néanmoins certaines différences raciales. Cherchant à exagérer ces différences, les évolutionnistes représentent ces individus comme faisant partie d'une "espèce" différente. Ils ne veulent pas reconnaître qu'ils sont en réalité "une race" d'homme moderne. Cependant, comme nous le verrons bientôt, les membres de la série de Homo ne sont rien d'autre que le produit d'une variation raciale d'homme ordinaire.
Selon le schéma illusoire des évolutionnistes, l'évolution interne de l'espèce de Homo se serait déroulée comme suit : L'Homo erectus serait apparu en premier, suivi par l'Homo sapiens archaïque, l'Homme de Neandertal, l'Homme de Cro-Magnon, puis, finalement par l'Homme moderne.
Malgré ce que prétendent les évolutionnistes, toutes les "espèces" énumérées ci-dessus sont de véritables êtres humains. Examinons d'abord l'Homo erectus qui est supposé être l'espèce humaine la plus primitive.
La preuve la plus percutante démontrant que l'Homo erectus n'est pas une espèce "primitive" est le fossile du "garçon de Turkana", l'un des plus anciens restes d'Homo erectus. On estime que le "garçon de Turkana" était un garçon de 12 ans, qui aurait atteint une taille de 1.83 mètres lors de son adolescence. La structure squelettique droite du fossile n'est pas différente de celle de l'homme moderne, elle est grande et mince et ressemble à celle des gens vivants aujourd'hui dans des régions tropicales. Ce fossile est l'une des preuves les plus importantes que l'Homo erectus est simplement un spécimen parmi d'autres de la race humaine moderne. Le paléontologue évolutionniste Richard Leakey compare l'Homo erectus et l'homme moderne comme suit :
On verrait également des différences dans la forme du crâne, l'importance de la saillie du visage, la proéminence du front, et ainsi de suite. Ces différences ne sont probablement pas plus prononcées que celles que nous voyons aujourd'hui entre les différentes races géographiques des hommes modernes. Une telle variation biologique surgit quand des populations sont géographiquement séparées l'une de l'autre pendant un laps de temps important.116
Leakey veut dire que les différences entre nous et l'Homo erectus ne sont pas plus importantes que celles qu'on trouve entre les négroïdes et les esquimaux. Les caractéristiques crâniennes particulières de l'Homo erectus ont résulté de leur mode d'alimentation, de l'émigration génétique et du fait qu'ils ne se sont pas assimilés à d'autres races humaines pendant une longue période.
Une autre preuve solide que l'Homo erectus n'est pas une espèce "primitive" est que les fossiles déterrés ne sont que vieux de vingt-sept mille, et même de trente mille ans. Selon un article édité dans Time (qui n'est pas un périodique scientifique, mais qui influence néanmoins le monde de la science), des fossiles d'Homo erectus vieux de vingt-sept mille ans ont été découverts sur l'île de Java. De plus, dans le marais de Kow en Australie, on a trouvé des fossiles vieux de trente mille ans environ qui portent des caractéristiques d'Homo Sapiens-Homo Erectus. Tous ces fossiles démontrent que les Homo erectus ont continué à vivre jusqu'à des périodes très proches de notre jour et que cette race humaine a ensuite été enterrée dans l'histoire.
L'Homo sapiens archaïque et l'Homme de Neandertal
L'Homo sapiens archaïque est le précurseur immédiat de l'homme contemporain dans le schéma évolutif imaginaire. En fait, les évolutionnistes n'ont pas beaucoup à dire au sujet de ces hommes, car il n'y a que des différences mineures entre eux et les hommes modernes. Certains chercheurs déclarent même que des représentants de cette race, comme les aborigènes d'Australie, vivent encore aujourd'hui. Les aborigènes ont, tout comme les Homo sapiens, des sourcils très saillants, une structure mandibulaire inclinée vers l'intérieur et un volume crânien légèrement plus petit. De plus, d'importantes découvertes indiquent que de telles personnes ont aussi vécu en Hongrie et dans certains villages en Italie, jusqu'à très récemment.
Les évolutionnistes font référence à des fossiles humains déterrés dans la vallée de Neander en Hollande par le titre d'"Hommes de Neandertal". Plusieurs chercheurs contemporains définissent l'homme de Neandertal comme étant une sous-espèce de l'homme moderne et l'appellent "Homo sapiens neandertalensis". Il est accepté que cette race ait vécu en même temps et dans les mêmes zones que les hommes modernes. Les résultats certifient que les hommes de Neandertal enterraient leurs morts, façonnaient des instruments musicaux et avaient des affinités culturelles avec les Homo sapiens sapiens vivant pendant la même période. Les crânes entièrement modernes et les structures squelettiques des fossiles des hommes de Neandertal ne permettent aucune spéculation. Une autorité proéminente sur le sujet, Erik Trinkaus de l'Université de Mexico écrit :
Des comparaisons détaillées des restes squelettiques des hommes de Neandertal et de ceux des hommes modernes ont prouvé qu'il n'y a rien, dans l'anatomie des Neandertals, qui indique définitivement des capacités locomotrices, manipulatrices, intellectuelles ou linguistiques inférieures à celles des hommes modernes.117
En fait, les hommes de Neandertal avaient même quelques avantages "évolutifs" par rapport aux hommes modernes. Ils avaient une capacité crânienne plus grande que celle de l'homme moderne et ils étaient plus robustes et musclés que nous. Trinkaus ajoute : "L'une des caractéristiques des Neandertals est la grandeur exagérée de leurs os. Tous les os préservés suggèrent une force rarement atteinte par les humains modernes. En outre, cette robustesse n'est pas seulement présente chez les adultes mâles comme on pourrait s'y attendre, mais elle se trouve également chez les adultes femelles, les adolescents et même les enfants."
Pour être précis, les hommes de Neandertal forment une race humaine particulière qui s'est ensuite, avec le temps, assimilée à d'autres races.
Tous ces facteurs prouvent que le scénario de "l'évolution humaine" fabriqué par des évolutionnistes est un produit de leur imagination. De plus, ils prouvent que les hommes ont toujours été des hommes et les singes ont toujours été des singes.
La vie peut-elle être le résultat du hasard comme
le prétend la théorie de l'évolution ?
La théorie de l'évolution soutient que la vie a commencé par une cellule qui s'est formée par hasard dans des conditions terrestres primitives. Examinons donc la composition de la cellule en faisant de simples comparaisons. Cela nous permettra de montrer à quel point il est irrationnel d'attribuer l'existence de la cellule (une structure qui reste, au 21ème siècle, un mystère à bien des égards) à des phénomènes naturels et au hasard.
Avec tous ses systèmes opérationnels, ses systèmes de transmission, de transport et de gestion, une cellule est aussi complexe que n'importe quelle ville. Elle contient des centrales électriques qui produisent l'énergie consommée par la cellule, des usines qui fabriquent les enzymes et les hormones essentielles à la vie, une base de données où toutes les informations nécessaires sur tout ce qui va être produit sont enregistrées, des systèmes de transport et de canalisation complexes qui portent les matières premières et les produits d'un endroit à l'autre, des laboratoires et des raffineries avancées qui décomposent les matières premières importées afin de les rendre utilisables, et des protéines spécialisées dans la membrane des cellules qui règlent l'entrée et la sortie des matériaux. Tout ceci n'est qu'une petite partie de ce système incroyablement complexe.
Loin d'avoir été formée sous des conditions terrestres primitives, la cellule, si complexe dans sa composition et ses mécanismes, ne peut toujours pas être synthétisée dans les laboratoires les plus sophistiqués de notre jour. Il n'est toujours pas possible de produire une simple organelle cellulaire, telle que les mitochondries ou les ribosomes, même en utilisant des acides aminés, les composants de base de la cellule. Prétendre que la première cellule soit le fruit d'une coïncidence évolutive est autant un produit de l'imagination et une fantaisie que l'est l'existence de la licorne.
Les protéines remettent la coïncidence en question
Il n'y a pas que la cellule qui ne puisse pas être produite : sous des conditions normales, la formation d'une seule protéine, parmi des milliers de molécules complexes composant une cellule, est impossible.
Les protéines sont des molécules géantes composées d'acides aminés classés dans un ordre particulier, selon certaines quantités et structures. Ces molécules constituent les éléments de base d'une cellule vivante. La plus simple est composée de 50 acides aminés ; mais il existe des protéines composées de milliers d'acides aminés. L'absence, l'addition ou le remplacement d'un simple acide aminé dans la structure d'une protéine d'une cellule vivante, transformerait la protéine en un segment moléculaire inutile. Incapables de démontrer "la formation accidentelle" des acides aminés, les évolutionnistes se trouvent bloqués par la formation de protéines.
Nous pouvons facilement démontrer, par de simples calculs de probabilité accessibles à tous, que la structure fonctionnelle des protéines ne peut nullement avoir été créée par hasard.
Il existe vingt acides aminés différents. Si nous considérons qu'une molécule de protéine moyenne se compose de 288 acides aminés, nous réalisons alors qu'il existe 10300 différentes combinaisons possibles d'acides. Parmi toutes ces combinaisons possibles, seule "une" peut former la molécule de protéine désirée. Les autres chaînes d'acides aminés sont soit complètement inutiles, soit potentiellement nocives pour les êtres vivants. En d'autres termes, la probabilité de la formation par coïncidence d'une seule molécule de protéine n'est que de "1 sur 10300". La probabilité que ce "1" se produise parmi un nombre "astronomique" se composant de 1 suivi de 300 zéros est pratiquement égale à zéro ; c'est impossible. De plus, une molécule de protéine de 288 acides aminés est relativement modeste comparée à certaines molécules de protéines géantes composées de milliers d'acides aminés. Quand nous appliquons de semblables calculs de probabilité à ces molécules de protéines géantes, nous voyons que même le mot "impossible" devient insuffisant.
Si la formation par coïncidence de l'une de ces protéines est impossible, il est encore des milliards de fois moins probable qu'un million de ces protéines se soient formées par hasard de façon organisée et qu'elles puissent composer une cellule humaine complète. D'ailleurs, une cellule n'est pas une simple collection de protéines. Protéines mises à part, les cellules sont également composées d'acides nucléiques, d'hydrates de carbone, de lipides, de vitamines, et de beaucoup d'autres produits chimiques tels que les électrolytes, qui sont arrangés harmonieusement et en proportions spécifiques en termes de structure et fonction. Tous fonctionnent comme module ou composant dans diverses organelles.
Comme nous l'avons vu, la théorie de l'évolution est incapable d'expliquer la formation d'une seule simple protéine parmi les millions qui existent dans une cellule. Comment pourrait-elle, dans ces conditions, expliquer la formation d'une cellule complète ?
Le Prof. Dr. Ali Demirsoy, l'un des évolutionnistes les plus importants de Turquie, dans son livre Evrim ve Kalıtım, discute de la probabilité de la formation accidentelle du Cytochrome-C, l'une des enzymes essentielles à la vie :
La probabilité de la formation d'une séquence de Cytochrome-C est, pour ainsi dire, de zéro. C'est-à-dire, que si la vie exige une certaine séquence, la probabilité que la vie apparaisse n'est que d'une fois dans l'univers entier. Sinon, cela signifierait que certaines puissances métaphysiques au-delà de notre compréhension ont agi dans sa formation. Accepter ce dernier point serait aller à l'encontre de la science. Nous devons donc nous en tenir à la première hypothèse.118
En écrivant ces mots, Demirsoy admet l'invraisemblance de cette probabilité qu'il n'accepte que parce qu'elle est "plus appropriée aux buts de la science" :
Il est aussi peu probable de former la séquence particulière d'acides aminés du Cytochrome-C que de faire écrire l'histoire de l'humanité à un singe sur une machine à écrire, en supposant que le singe tape sur le clavier de manière aléatoire.119
Une séquence correcte d'acides aminés appropriés n'est pourtant pas suffisante pour permettre la formation d'une seule des molécules de protéine présentes dans les êtres vivants. En outre, chacun des vingt différents types d'acides aminés qui composent les protéines doit être "gaucher". Chimiquement, il y a deux différents types d'acides aminés, ceux qui sont "gauchers" et ceux qui sont "droitiers". La "symétrie de miroir" entre leurs structures tridimensionnelles est différente, comme l'est la symétrie entre la main droite et la main gauche d'une personne. Ces deux types d'acides aminés se trouvent en nombres égaux dans la nature et peuvent parfaitement s'unir. Cependant, la recherche dévoile un fait étonnant : Toutes les protéines présentes dans la structure des choses vivantes sont composées d'acides aminés gauchers. Donc, si on attachait un acide aminé droitier à la structure d'une protéine, elle deviendrait inutile.
Supposons, l'espace d'un instant, que la vie soit le fruit du hasard, comme le prônent les évolutionnistes. Dans ce cas, les acides aminés droitiers et gauchers devraient être présents partout dans la nature en quantités presque égales. Les évolutionnistes ne parviennent pas à expliquer que les protéines puissent sélectionner uniquement les acides aminés gauchers et n'arrivent pas non plus à expliquer qu'il n'y ait aucun acide aminé droitier impliqué dans le processus de la vie. Dans Britannica Science Encyclopaedia, un ouvrage qui défend ardemment la théorie de l'évolution, les auteurs indiquent que cette asymétrie gauchère se trouve dans les acides aminés de toute la matière organique terrestre et dans les composants de base de polymères complexes tels que des protéines. Ils ajoutent que cela équivaut à jeter une pièce de monnaie en l'air des millions de fois et à toujours obtenir la même face. Dans la même encyclopédie, ils déclarent qu'il n'est pas possible de comprendre pourquoi les molécules deviennent gauchères ou droitières, et que ce choix est lié à la source de la vie sur Terre d'une manière fascinante.120
Il ne suffit pas que les acides aminés soient arrangés en nombres, en séquences et en structures tridimensionnelles appropriés. La formation d'une protéine exige également que les molécules d'acides aminés ayant plus d'une terminaison soient seulement reliées par certaines de ces terminaisons. Un tel lien s'appelle un "lien de peptide". Les acides aminés peuvent être reliés de manières différentes, pourtant, les protéines ne comportent que des acides aminés qui se joignent par un lien "peptide".
Les recherches ont prouvé que seulement 50% des acides aminés, lorsqu'ils sont combinés au hasard, se lient avec un lien peptide. De plus, il est prouvé qu'ils se lient alors avec des liens qui ne sont pas présents dans les protéines. Pour fonctionner correctement, chaque acide aminé d'une protéine doit se joindre à d'autres acides aminés avec un lien peptide, de même qu'il doit être gaucher. Incontestablement, il n'y a aucun mécanisme de commande qui choisse ou rejette les acides aminés droitiers ou qui s'assure personnellement que chaque acide aminé soit lié par un lien peptide.
Dans ces circonstances, la probabilité que les cinq cents acides aminés d'une molécule de protéine moyenne s'organisent en quantité adéquate et dans la bonne séquence, et que tous les acides aminés soient gauchers et ne se lient que par des liens peptides est comme suit :
Comme vous pouvez le voir ci-dessus, la probabilité de la formation d'une molécule de protéine comportant cinq cents acides aminés est de "1" divisé par un nombre constitué en plaçant 950 zéros après un 1, un nombre incompréhensible à l'esprit humain. Ceci n'est qu'une probabilité théorique. Pratiquement, une telle possibilité a "0" chance de se réaliser. En mathématique, une probabilité plus petite que 1 divisé par 1050 est statistiquement considérée comme ayant "0" probabilité de réalisation.
L'improbabilité de la formation d'une molécule de protéine composée de cinq cents acides aminés atteignant une telle ampleur, nous pouvons pousser les limites de l'esprit à des niveaux d'improbabilité encore plus élevés. Par exemple, il y a cinq cent soixante-quatorze acides aminés dans la molécule d'"hémoglobine", une protéine essentielle à la vie. Ce nombre est beaucoup plus grand que celui des acides aminés composant la protéine mentionnée ci-dessus. Considérez maintenant ceci : Dans un seul des milliards de globules rouges de votre corps, il y a "280.000.000" (280 millions) de molécules d'hémoglobine. L'âge supposé de la Terre n'est pas suffisant pour permettre d'imaginer la formation d'une simple protéine, et l'est encore moins pour un globule rouge. La conclusion de tout ceci est que l'évolution tombe déjà dans un terrible gouffre d'improbabilité à l'étape de la formation d'une simple protéine.
Chercher des réponses à la génération de la vie
Conscients que la thèse du hasard était faible, les évolutionnistes ne pouvaient pas fournir d'explication raisonnable qui puisse justifier leur croyance. Ainsi, ils ont commencé à chercher à démontrer que les probabilités n'étaient pas si défavorables. Ils ont conçu un certain nombre d'expériences de laboratoire pour résoudre la question suivante : Comment la vie pourrait-elle être générée à partir de matière inanimée ? La plus célèbre et respectée de ces expériences est connue sous le nom de "l'expérience de Miller" ou "l'expérience d'Urey-Miller", car elle a été entreprise par le chercheur américain Stanley Miller en 1953. Miller a prétendu avoir recréé, dans son laboratoire, l'atmosphère terrestre primitive (qui plus tard a été reconnue comme étant irréaliste) et s'est mis à travailler. Son but était de prouver que les acides aminés pourraient être apparus par accident. Le mélange qu'il a utilisé pour former cette atmosphère primitive était composé d'ammoniaque, de méthane, d'hydrogène, et de vapeur d'eau.
Miller savait que le méthane, l'ammoniaque, la vapeur d'eau et l'hydrogène ne réagiraient pas l'un avec l'autre sous des conditions normales. Il savait qu'il devait injecter de l'énergie dans ce mélange pour qu'il y ait une réaction. Il a proposé que cette énergie avait été fournie, dans l'atmosphère primitive, par des coups de foudre. En se basant sur cette supposition, il a utilisé une décharge d'électricité artificielle pendant ses expériences.
Miller a fait bouillir ce mélange de gaz à 100°C pendant une semaine et y a aussi installé un courant électrique. A la fin de la semaine, Miller a analysé les produits qui s'étaient formés et a observé que trois des vingt acides aminés qui constituent les éléments de base des protéines avaient été synthétisés. Cet essai a engendré une grande excitation chez les évolutionnistes et ils l'ont présenté comme étant un succès extraordinaire. Encouragés par la pensée que cet essai avait définitivement vérifié leur théorie, les évolutionnistes ont immédiatement produit de nouveaux scénarios. Miller avait prétendument prouvé que les acides aminés pouvaient se former par eux-mêmes. Sur cette base, ils ont tout de suite inventé des hypothèses concernant les étapes suivantes. D'après leur scénario, les acides aminés se seraient plus tard unis par accident dans les séquences appropriées pour former les protéines. Certaines de ces protéines formées par hasard se seraient placées dans des structures similaires à celles de la membrane d'une cellule. Ces structures, auraient émergé "d'une façon ou d'une autre" et auraient ensuite formé une cellule primitive. Les cellules se seraient ensuite unies avec le temps et auraient formé la matière organique. La base principale de ce scénario était l'expérience de Miller.
Cependant, l'expérience de Miller n'était rien d'autre qu'une fraude et son invalidité a déjà été prouvée à bien des égards.
L'invalidité de l'expérience de Miller
Presque un demi-siècle s'est écoulé depuis que Miller a entrepris son expérience. Bien qu'elle se soit avérée incorrecte à bien des égards, les évolutionnistes soutiennent encore Miller. Ils considèrent ses résultats comme étant une preuve absolue montrant que la vie pourrait avoir été formée spontanément à partir de matière inanimée. Cependant, si nous évaluons l'expérience de Miller de façon critique, sans la polarisation et la subjectivité de la pensée évolutionniste, il est évident que la situation n'est pas aussi attrayante que le disent les évolutionnistes. Miller a tenté de prouver que les acides aminés auraient pu se former par eux-mêmes sous les conditions terrestres primitives. Il est parvenu à produire quelques acides aminés, pourtant, la conduite de l'expérience contredit son propre but de plusieurs façons, comme nous le verrons maintenant.
Miller a isolé les acides aminés de leur environnement dès qu'ils ont été formés en utilisant un mécanisme appelé "un piège froid". S'il n'avait pas agi ainsi, les conditions de l'environnement dans lequel les acides aminés se sont formés auraient immédiatement détruit les molécules.
Il est tout à fait insignifiant de supposer qu'un mécanisme conscient de cette sorte se soit trouvé dans les conditions terrestres primitives qui comportaient des rayonnements ultraviolets, des coups de foudre, divers produits chimiques, et un pourcentage élevé d'oxygène libre. Sans un tel mécanisme, n'importe quel acide aminé qui se serait formé aurait immédiatement été détruit.
L'environnement atmosphérique primitif que Miller a essayé de simuler dans son expérience n'était pas réaliste. L'azote et l'anhydride carbonique auraient été des constituants de l'atmosphère primitive, mais Miller les a négligés et a utilisé du méthane et de l'ammoniaque à leur place.
Pourquoi ? Pourquoi les évolutionnistes insistent-ils sur le point que l'atmosphère primitive ait contenu des montants élevés de méthane (CH4), d'ammoniaque (NH3), et de vapeur d'eau (H2O) ? La réponse est simple : Sans ammoniaque, il est impossible de synthétiser un acide aminé. Kevin McKean parle de ceci dans un article édité dans le magazine Discover :
Miller et Urey ont imité l'atmosphère antique de la terre avec un mélange de méthane et d'ammoniaque. Selon eux, la Terre était un mélange homogène de métal, de roche et de glace. Toutefois dans les dernières études, on comprend que la Terre était très chaude à cette époque et qu'elle était composée de nickel et de fer fondus. Par conséquent, l'atmosphère chimique de cette période devait surtout être constituée d'azote (N2), d'anhydride carbonique (CO2) et de vapeur d'eau (H2O). Toutefois ces derniers ne sont pas aussi appropriés que le méthane et l'ammoniaque pour la formation de molécules organiques.121
Après une longue période de silence, Miller lui-même a également admis que l'environnement atmosphérique qu'il avait utilisé dans son expérience n'était pas réaliste.
Un autre point important infirmant l'expérience de Miller est qu'il y avait, pendant la période où les évolutionnistes situent la formation des acides aminés, assez d'oxygène pour détruire tous les acides aminés de l'atmosphère. Cette concentration d'oxygène aurait certainement gêné la formation des acides aminés. Cette situation contredit complètement l'expérience de Miller dans lequel il a totalement négligé l'oxygène. S'il avait utilisé de l'oxygène dans son expérience, le méthane se serait décomposé en anhydride carbonique et en eau, et l'ammoniaque se serait décomposée en azote et eau.
D'autre part, puisqu'il n'y avait pas encore de couche d'ozone, aucune molécule organique n'aurait pu survivre sur Terre parce qu'elle aurait été entièrement exposée à des rayons ultraviolets intenses.
De plus, mis à part quelques acides aminés essentiels à la vie, l'expérience de Miller a également produit beaucoup d'acides organiques nuisibles aux structures et aux fonctions des êtres vivantes. S'il n'avait pas isolé les acides aminés et les avait laissés dans le même environnement avec ces produits chimiques, leur destruction ou leur transformation chimique en d'autres composés aurait été inévitable. D'ailleurs, un grand nombre d'acides aminés droitiers a également été formé pendant cette expérience. L'existence de ces acides aminés réfute la théorie dans son propre raisonnement, parce que les acides aminés droitiers ne peuvent pas fonctionner dans la composition de la matière organique. Ils rendent les protéines inutiles quand ils sont impliqués dans leur composition.
Pour conclure, les circonstances dans lesquelles les acides aminés ont été formés dans l'expérience de Miller n'étaient pas appropriées pour l'émergence de la vie. Les conditions dans lesquelles ils ont été formés étaient un mélange acide qui aurait détruit et oxydé toutes les molécules utiles obtenues.
En présentant cette expérience en tant que "preuve", les évolutionnistes eux-mêmes réfutent en réalité la théorie de l'évolution, comme ils le font souvent. Si cette expérience prouve quoique ce soit, c'est que les acides aminés peuvent seulement être produits sous contrôle, dans un environnement de laboratoire où toutes les conditions nécessaires ont été spécifiquement et consciemment conçues. C'est-à-dire que l'expérience prouve que ce qui permet à la vie d'exister (même à la "proto-vie" des acides aminés) ne peut pas être le résultat de la chance inconsciente, mais plutôt une volonté consciente - en un seul mot, la création. C'est pourquoi chaque étape de la création est un signe qui nous prouve l'existence et le pouvoir d'Allah.
La Molécule Miraculeuse : L'ADN
La théorie de l'évolution n'a pas pu fournir d'explication logique pour l'existence des molécules qui sont à la base de la cellule. En outre, les développements de la science de la génétique et de la découverte des acides nucléiques (ADN et ARN) ont créé de nouveaux problèmes pour la théorie de l'évolution.
En 1955, les recherches sur l'ADN entreprises par deux scientifiques, James Watson et Francis Crick, ont ouvert une nouvelle ère dans la biologie. Beaucoup de scientifiques ont dirigé leur attention sur la génétique. Aujourd'hui, après des années de recherche, les scientifiques ont, en grande partie, tracé la structure de l'ADN. Nous devons, ici, fournir un peu plus d'information élémentaire sur la structure et la fonction de l'ADN :
La molécule appelée ADN, qui existe dans le noyau de chacune des 100 trillions de cellules de notre corps, contient le plan de construction complet du corps humain. L'information concernant toutes les caractéristiques d'une personne, de son aspect physique à la structure de ses organes intérieurs, est enregistrée dans l'ADN au moyen d'un système de codage spécial. L'information de l'ADN est codée dans la séquence des quatre bases spéciales qui composent cette molécule. Ces bases, sont nommées A, T, G, et C selon les initiales de leurs noms. Toutes les différences structurelles entre les gens dépendent des variations dans l'ordre de ces bases. Il y a approximativement 3.5 milliards de nucléotides, c'est-à-dire 3.5 milliards de lettres dans une molécule d'ADN.
Les données d'ADN concernant un organe ou une protéine particulière sont inclues dans certains composants spéciaux appelés les "gènes". Par exemple, les informations concernant l'œil se trouvent dans une série de gènes spéciaux, tandis que les informations concernant le cœur se trouvent dans une série de gènes tout à fait différente. La cellule produit des protéines en utilisant l'information qui se trouve dans tous ces gènes. Les acides aminés qui constituent une protéine sont définis par l'organisation séquentielle de trois nucléotides dans l'ADN.
Un détail important mérite notre attention. Une erreur dans l'ordre des nucléotides composant un gène rend le gène complètement inutile. Quand nous considérons qu'il y a 200 mille gènes dans le corps humain, il devient plus clair qu'il est impossible que les millions de nucléotides composant ces gènes aient été accidentellement formés dans le bon ordre. Un biologiste évolutionniste, Frank Salisbury, présente ainsi ses observations sur cette impossibilité :
Une protéine moyenne pourrait contenir environ 300 acides aminés. Le gène d'ADN contrôlant ceci aurait une chaîne d'environ 1.000 nucléotides. Puisqu'il y a quatre genres de nucléotides dans une chaîne d'ADN, une chaîne ayant 1.000 liens pourrait exister sous 41000 formes différentes. En utilisant un peu d'algèbre (logarithmes), nous pouvons voir que 41000=10600. Dix multiplié par soi-même 600 fois équivaut à 1 suivi de 600 zéros ! Ce nombre est complètement au-delà de notre compréhension.122
Le nombre 41000 est équivalent à 10600. Nous obtenons ce nombre en ajoutant 600 zéros à 1. Etant donné que 10 suivi de 11 zéros est égal à un trillion, une figure avec 600 zéros est en effet un nombre difficile à saisir. Prof. Ali Demirsoy, un évolutionniste, fut obligé d'admettre, à ce sujet :
En fait, la probabilité de la formation aléatoire d'une protéine et d'un acide nucléique (DNA-RNA) est inconcevablement petite. Les chances contre l'apparition d'une seule chaîne particulière de protéine sont astronomiques.123
En plus de toutes ces improbabilités, l'ADN peut à peine être impliqué dans une réaction en raison de sa forme spirale en double chaîne. Il devient alors impossible de penser que ceci puisse être la base de la vie. D'ailleurs, alors que l'ADN ne peut se reproduire qu'avec l'aide de quelques enzymes qui sont en réalité des protéines, la synthèse de ces enzymes peut seulement être réalisée par l'information codée dans l'ADN. Etant donné qu'elles toutes les deux dépendent de l'une de l'autre, soit elles ont du exister en même temps pour la reproduction, soit l'une d'elles a dû "être créée" avant l'autre. Le microbiologiste américain Jacobson présente ses observations sur le sujet :
Toutes les instructions concernant la reproduction de plans, pour l'énergie, et l'extraction de certaines parties de l'environnement actuel, pour l'ordre de croissance, et le mécanisme effecteur qui transforme les instructions en croissance - tout devait être simultanément présent à ce moment (quand la vie a commencé). Cette combinaison d'événements semble être une coïncidence incroyablement improbable, et a été souvent attribuée à l'intervention divine.124
La citation ci-dessus a été écrite par James Watson et Francis Crick, deux ans après la révélation de la structure de l'ADN. En dépit de tous les développements scientifiques, ce problème demeure non résolu pour les évolutionnistes. Pour résumer, le besoin d'ADN pour la reproduction, la nécessité de la présence de certaines protéines pour la reproduction, et l'exigence que ces protéines soient produites selon l'information qui se trouve dans l'ADN, démolissent entièrement les thèses évolutionnistes.
Deux scientifiques allemands, Junker et Scherer, ont expliqué que la synthèse de chacune des molécules exigées pour l'évolution chimique, nécessite des conditions distinctes, et que la probabilité de composer ces matériaux, qui ont en théorie des méthodes d'acquisition très différentes, est de zéro :
Jusqu'ici, on ne connaît aucune expérience qui permette d'obtenir toutes les molécules nécessaires pour l'évolution chimique. Par conséquent, il est essentiel de produire diverses molécules dans des endroits différents et dans des conditions très appropriées. Ensuite, il faut, pour la réaction, les porter autre part en les protégeant contre des éléments nocifs comme l'hydrolyse et la photolyse.125
En bref, la théorie de l'évolution ne peut prouver aucune des étapes évolutives qui sont supposées se produire au niveau moléculaire. Pour récapituler ce que nous avons dit jusqu'ici, ni les acides aminés ni leurs produits, les protéines composant les cellules des êtres vivants, ne pourraient jamais être produits dans un quelconque environnement de prétendue "atmosphère primitive". De plus, certains facteurs tels que la structure incroyablement complexe des protéines, leurs caractères droitiers et gauchers, et la difficulté de former des liens peptides, sont juste certains aspects qui prouvent qu'ils ne seront jamais produits dans n'importe quelle expérience future.
Même si nous supposons pour un moment que les protéines, d'une façon ou d'autre, aient été formées accidentellement, cela n'aurait aucun sens, parce que les protéines ne sont, en soi, rien du tout : Elles ne peuvent pas se reproduire d'elles même. La synthèse de protéines est seulement possible avec l'information codée dans les molécules d'ADN et d'ARN. Sans ADN et ARN, il est impossible qu'une protéine se reproduise. L'ordre spécifique des vingt acides aminés différents encodés dans l'ADN détermine la structure de chaque protéine du corps. Cependant, comme clarifié à plusieurs reprises par tous ceux qui ont étudié ces molécules, il est impossible que l'ADN et l'ARN se soient formés par hasard.
La réalité de la création
Avec l'effondrement de la théorie de l'évolution dans tous les domaines, des célèbres microbiologistes de notre jour admettent le fait de la création. De plus, tous ont commencé à défendre le point de vue que tout fut créé par un créateur conscient en une création sublime. C'est déjà un fait que les gens ne peuvent pas négliger. Les scientifiques qui approchent leur travail avec l'esprit ouvert ont développé une approche appelée "conception intelligente". Michael J. Behe, l'un des premiers de ces scientifiques, déclare qu'il accepte l'existence de l'être absolu du Créateur et décrit l'impasse dans laquelle ceux qui nient ce fait se trouvent :
Le résultat des efforts cumulatifs entrepris afin d'étudier la cellule -pour étudier la vie au niveau moléculaire- est un appel fort, clair, et perçant disant "Conception !" Le résultat est tellement évident et tellement significatif qu'il devait être classé parmi l'un des plus grands accomplissements de l'histoire de la science. Ce triomphe de la science devrait provoquer des cris de "Eureka" s'élevant de dix mille gorges. Pourtant aucune bouteille ne fut débouchée, personne ne battit des mains. Au lieu de cela, un silence curieux et embarrassé entoure la complexité rigide de la cellule. Quand le sujet est abordé en public, les gens commencent à taper du pied, et leur respiration devient un peu difficile. Les gens sont un peu plus détendus en privé ; beaucoup admettent explicitement l'évident, puis regardent par terre, secouent la tête, et continuent comme cela. Pourquoi la communauté scientifique n'embrasse-t-elle pas sa découverte étourdissante avidement ? Pourquoi le fait d'observer la conception est-il manipulé avec des gants intellectuels ? Le dilemme est que si l'on assigne le titre de "conception intelligente" à un côté de l'éléphant, l'autre côté devrait porter le titre de Dieu.126
Aujourd'hui, beaucoup de gens ne se rendent pas même compte qu'ils acceptent une énorme tromperie comme étant vraie au nom de la science, plutôt que de croire en Allah. Ceux qui ne trouvent pas la phrase "Allah vous a créé à partir du néant" assez scientifique, peuvent croire que le premier être vivant fut produit par des coups de foudre dans "un potage primitif" il y a des milliards d'années. Comme nous l'avons décrit ailleurs dans ce livre, les équilibres de la nature sont si sensibles et si nombreux qu'il est entièrement irrationnel de proclamer qu'ils se soient développés "par hasard". La quantité d'efforts consacrés par ceux qui ne peuvent pas se libérer de cette irrationalité n'a que peu d'importance, les signes célestes et terrestres d'Allah sont complètement évidents et indéniables. Allah est le Créateur des cieux, de la terre, et de tout ce qui se trouve entre les deux. Les signes de son Etre englobent l'univers entier.
jeudi 4 mars 2010
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