jeudi 4 mars 2010

LA PLANETE BLEUE

La Terre, avec son atmosphère, ses océans, sa biosphère complexe, sa croûte terrestre composée de roches relativement oxydées, riches en silices, sédimentaires, ignées ou métamorphiques recouvrant [un manteau en silicium de magnésium et un noyau] de fer métallique, avec ses sommets glacés, ses déserts, ses forêts, sa toundra, ses jungles, ses prairies, ses lacs d'eau fraîche, ses lits de charbon, ses gisements d'huiles, ses volcans, ses fumerolles, ses usines, ses automobiles, ses plantes, ses animaux, son champ magnétique, son ionosphère, ses crêtes sous-marines, son manteau convaincant... est un système d'une complexité étonnante.

J.S. Lewis, géologue américain54

Un voyageur spatial imaginaire en provenance d'un espace interstellaire rencontrerait une scène très intéressante en approchant le système solaire. Imaginons que nous sommes de tels voyageurs et que nous arrivons au niveau de l'écliptique - le grand cercle de la sphère céleste dans laquelle toutes les planètes majeures de notre système solaire se déplacent. La première planète que nous allons rencontrer est Pluton. Il y fait assez froid. La température y est de -238 °C. La planète possède une fine couche atmosphérique qui n'est à l'état gazeux que lorsqu'elle se rapproche du Soleil dans son orbite elliptique. En d'autres périodes, son atmosphère devient une masse de glace. Pluton est, en bref, une sphère sans vie enveloppée de glace.
Ensuite, en s'approchant du soleil, nous rencontrerions Neptune. Il y fait aussi froid, à peu près -218°c. L'atmosphère y est composée d'hydrogène, d'hélium et de méthane qui est un mélange nocif pour la vie. Les vents soufflent à proche de 2.000 kilomètres à l'heure à travers la surface de la planète.
La troisième planète que nous rencontrerions est Uranus qui est gazeuse avec des rochers et de la glace à la surface. La température y est de -214°C et son atmosphère est également composée d'hydrogène, d'hélium et de méthane- un lieu qui n'est donc pas non plus approprié pour les êtres humains.
Après Uranus, nous atteindrions Saturne qui est la deuxième plus grande planète de notre système solaire. Cette planète est particulière car elle est encerclée d'un système d'anneaux constitués de gaz, de rochers et de glace. De plus, Saturne est entièrement composée de gaz (75% d'hydrogène et 25% d'hélium) dont la densité est bien plus faible que celle de l'eau. Si vous vouliez "atterrir" sur Saturne, il faudrait dessiner votre navire spatial en forme d'un bateau gonflable ! La température en moyenne est également très basse : -178°C.
Nous arriverions ensuite a Jupiter, la plus grande planète du système solaire qui est environ 318 fois plus grande que la Terre. Tout comme pour Saturne, Jupiter est aussi une planète gazeuse. Puisqu'il est difficile de différencier "l'atmosphère" de la "surface" de telles planètes, il est difficile de définir leur "température en surface". Mais, si l'on considère les hautes altitudes de l'atmosphère, la température est de - 143°C. L'un des aspects remarquables de l'atmosphère de Jupiter est ce que l'on appelle le "Grand Espace Rouge" qui fut observé pour la première fois il y a environ 300 ans. Les astronomes savent maintenant qu'il s'agit d'un énorme complexe de tempêtes qui s'élève dans "l'atmosphère de Jove" depuis des siècles. Il est assez grand pour avaler jusqu'à deux planètes de la taille de la Terre. Bien que Jupiter soit visuellement impressionnante, elle ne peut non plus abriter des êtres humains, qui mourraient sur-le-champ en raison de la température glacée, des vents violents et d'une intense radiation.
Après avoir passé Jupiter, nous atteindrions Mars dont l'atmosphère est surtout composée de dioxyde de carbone et qui ne peut non plus permettre l'apparition de la vie. Sa surface est uniformément criblée de cratères qui sont le résultat des éternels impacts de météores et de vents violents qui provoquent des tempêtes de sable qui peuvent persister pendant des jours, voire des semaines sans s'arrêter. La température varie mais peut surtout baisser jusqu'à -53°C. On a beaucoup spéculé sur la possibilité que Mars abrite de la vie, mais toutes les preuves montrent qu'il n'y pas de vie sur cette planète.
En s'éloignant rapidement en direction de Mars et en s'approchant du Soleil, nous apercevrions une planète bleue que nous laisserions de côté pour un moment, le temps de poursuivre notre exploration. Nous tomberions alors sur Vénus. Cette planète est enveloppée de toutes parts de nuages blancs et brillants. Sa température en surface est de 450°C, ce qui est bien assez suffisant pour faire fondre du plomb. Son atmosphère est en grande partie composée de dioxyde de carbone. A sa surface, la pression atmosphérique est égale à 90 atmosphères terrestres ; il faudrait, sur Terre, descendre à plus d'un kilomètre au-dessous du niveau de la mer pour atteindre une pression aussi élevée. L'atmosphère de Vénus contient des couches d'acide sulfurique gazeux d'une profondeur de quelques kilomètres. Quand il pleut sur Vénus, il pleut de l'acide et non de l'eau.. Il est clair qu'il ne peut exister de vie dans un tel lieu infernal ; un être humain ne pourrait y survivre plus d'une seconde.
En reprenant notre route, nous rencontrerions Mercure, une petite planète rocheuse et brûlante sous la chaleur et les radiations solaires. Mercure se situe tellement proche du Soleil qu'elle ne peut faire que trois rotations complètes sur son axe dans la durée de temps qu'il lui faut pour tourner deux fois autour du soleil. En d'autres termes, deux "années" à Mercure sont équivalentes à trois de ses "jours". En raison de son cycle diurne prolongé, un côté de Mercure devient extrêmement chaud alors que l'autre côté est très froid. La différence de température entre le jour et la nuit sur Mercure peut monter jusqu'à 1.000°C. Il est évident qu'un tel environnement ne peut être vivable pour les humains.
En résumé, nous avons jeté un coup d'œil sur huit planètes. Aucune, en prenant en compte leurs cinquante-trois satellites, ne pourrait abriter la vie. Chacune d'entre elles est une boule sans vie, pleine de gaz, de glace et de rochers.
Mais comment la situation se présente-t-elle sur la planète bleue que nous avons laissée de côté il y a un instant ? Celle-ci est vraiment différente de toutes les autres. Il semblerait qu'elle ait été spécialement conçue pour abriter la vie avec son atmosphère hospitalière, les caractéristiques de sa surface, ses températures ambiantes, son champ magnétique, son approvisionnement en éléments et sa distance tout à fait convenable par rapport au Soleil.
Et, comme nous allons le découvrir, elle a en effet été conçue dans ce but.

Une brève digression et un court message
concernant "l'adaptation"
Dans le reste de ce chapitre nous allons examiner les caractéristiques terrestres qui mettent en évidence le fait que notre planète a été conçue précisément pour permettre à la vie d'émerger. Mais avant cela, nous devons faire une brève digression dans le but d'éviter tout malentendu. Cette digression est surtout adressée à ceux qui ont pour habitude d'admettre que la théorie de l'évolution est une vérité scientifique et qui croient fortement au concept d'adaptation.
L'adaptation est un nom formé à partir du verbe "adapter". Ce verbe suggère une modification due à des circonstances changeantes. Utilisé par les évolutionnistes, ce verbe implique la "modification" d'un organisme entier ou de certaines de ses parties afin de le rendre plus apte à vivre dans les conditions de son environnement. La théorie de l'évolution affirme que toute vie sur terre ne provient que d'un seul organisme (un ancêtre commun unique) et que l'apparition de la vie elle-même est le fruit du hasard. D'ailleurs, les évolutionnistes font fréquemment recours au mot "adaptation" pour soutenir leur thèse. De plus, ils maintiennent que les organismes vivants se transforment en de nouvelles espèces en s'adaptant à leur environnement. Nous avons déjà discuté du non-sens de cette déclaration, à savoir que les mécanismes d'adaptation des êtres vivants aux conditions naturelles ne jouent un rôle que sous certaines conditions et que ces mécanismes ne peuvent en aucun cas transformer une espèce en une autre. Notre point de vue à ce sujet a été démontré en détail dans nos autres livres.55 (Ceci est résumé dans l'appendice intitulé "La mystification de l'évolution"). La théorie de l'évolution ainsi que son concept d'adaptation ne sont que des formes de Lamarckisme, une théorie d'évolution organique qui maintient que les changements environnementaux entraînent chez les animaux et les plantes certains changements structuraux qui peuvent être transmis aux générations suivantes. Cette théorie a été, à juste terme, rejetée par les cercles scientifiques à l'aide d'arguments solides et exacts.
Cela dit, malgré le fait qu'elle n'ait aucune base scientifique, l'idée d'adaptation impressionne beaucoup de gens ; c'est pourquoi nous devons maintenant faire le point à ce sujet avant de poursuivre. Croire au concept de l'adaptabilité des formes vivantes ne se situe qu'à un pas de croire que la vie aurait pu se développer sur d'autres planètes de la même manière que sur terre. La possibilité qu'il existe des créatures minuscules de couleur verte vivant sur Pluton, qu'elles transpirent légèrement quand la température atteint 238°C, qu'elles respirent de l'hélium à la place de l'oxygène, et qu'elles boivent de l'acide sulfurique à la place de boire de l'eau, semble titiller l'imagination de certaines personnes, en particulier celles dont l'esprit a été nourri des programmes des studios d'Hollywood.
Mais, ceci ne peut qu'alimenter des rêves (et créer des sujets pour les studios d'Hollywood). Les évolutionnistes qui sont un peu mieux informés en biologie et en biochimie ne tentent même pas de défendre ces notions. Ils savent très bien que la vie ne peut exister que si certaines conditions et éléments nécessaires sont rassemblés et disponibles. S'ils croient vraiment en cela, les partisans des petits bonhommes verts (ou d'autres formes bizarres de la vie) sont ceux qui adhèrent aveuglément à la théorie de l'évolution et sont ignorants même des principes essentiels de la biologie et de la biochimie et qui, de part leur ignorance, proposent des scénarios absurdes.
Ainsi, pour discerner l'erreur du concept de l'adaptation, la première chose à souligner est que la vie peut seulement exister si certains éléments et conditions essentiels sont présents. Le seul modèle de vie basé sur des critères scientifiques est celui basé sur le carbone. D'ailleurs, tous les scientifiques sont d'accord qu'il n'existe aucune autre forme de vie qui pourrait se trouver quelque part dans l'univers.
Le carbone est le sixième élément du tableau périodique. Cet atome est la base de la vie sur terre car toutes les molécules organiques (telles que les acides nucléiques, les acides aminés, les protéines, les graisses et les sucres) sont formées par une combinaison de carbone et d'autres éléments très variés. Le carbone forme des millions de différents types de protéines en se combinant avec de l'hydrogène, de l'oxygène et de la nitrogène etc. Aucun autre élément ne peut remplacer le carbone. Comme nous le verrons dans les chapitres à suivre, seul le carbone a la capacité de former différentes sortes de liaisons chimiques dont la vie dépend.
Par conséquent, si la vie existe sur une planète quelque part dans l'univers, elle doit être basée sur le carbone.56
Il y a un nombre de conditions essentielles à l'existence d'une vie basée sur le carbone. Par exemple, les composés organiques basés sur le carbone (tels que les protéines) peuvent exister seulement à l'intérieur d'un intervalle précis de température. Ils commencent à se dissocier au-delà de 120°C et subissent un dommage irrémédiable quand ils gèlent au-dessous de -20°C. Cependant, la température n'est pas seule à jouer un rôle essentiel pour que la vie basée sur le carbone puisse exister : il faut aussi tenir compte du type et de la quantité de lumière, de la force de gravitation, de la composition de l'atmosphère et de la force du champ magnétique. La Terre fournit précisément toutes ces conditions nécessaires pour rendre la vie possible. Si même l'une de ces conditions changeait, si par exemple la température moyenne dépassait 120°C, il n'existerait pas de vie sur Terre.
C'est pourquoi nos petits bonhommes verts qui suent ! quand la température s'élève au-delà de 238°C, qui respirent de l'hélium au lieu d'oxygène et qui boivent de l'acide sulfurique au lieu d'eau, n'existeront à nulle part car les formes de vie basée sur le carbone ne peuvent exister que dans un environnement qui contient des limites et a des conditions délibérément conçues pour la vie. Cela est vrai pour la vie en général et pour les êtres humains en particulier. La Terre est un environnement conçu délibérément.

La température du monde
La température et l'atmosphère sont les premiers facteurs essentiels à la vie sur Terre. La Planète Bleue possède à la fois une température convenable et une atmosphère respirable pour les êtres vivants, en particulier pour des êtres aussi complexes que les humains. Ces deux facteurs extrêmement différents sont néanmoins apparus sous des conditions qui se sont avérées idéales pour tous les deux.
L'une de ces conditions est la distance qui sépare la Terre du Soleil. La Terre ne pourrait pas abriter la vie si elle avait été aussi proche du Soleil que l'est Vénus ou aussi loin du Soleil que l'est Jupiter : Toutes molécules à base de carbone ne peuvent survivre que dans un intervalle de températures allant de 120°C à - 20°C. La Terre est la seule planète dont les températures moyennes varient justement à l'intérieur de cette limite.
Quand on considère l'univers dans sa totalité, rencontrer un intervalle de température si petit est une tâche assez difficile, car les températures dans l'univers varient entre des millions de degrés dans les étoiles les plus chaudes et zéro absolu (-273 °C). En tenant compte d'une telle variation de températures, l'intervalle thermique qui permet à la vie d'émerger est en effet très petit ; pourtant, la planète Terre le possède.
Les géologues américains Franck Press et Raymond Siever attirent notre attention sur les températures moyennes que l'on trouve sur Terre. Ils remarquent que "la vie telle que nous la connaissons n'est possible que dans un intervalle de température très étroit. Cet intervalle constitue peut-être 1 ou 2 pour cent de la variation de température entre le zéro absolu et la température de surface du Soleil."57
Le fait de maintenir cette étendue thermique a également un rapport avec la quantité de chaleur que le Soleil diffuse, tout comme avec la distance qui sépare la Terre du Soleil. D'après des calculs, une réduction de seulement 10% de l'énergie diffusée par le Soleil entraînerait la formation de couches de glace de plusieurs mètres d'épaisseur à la surface de la Terre. De plus, si cette énergie augmentait d'un pouce, tous les êtres vivants seraient brûlés vifs et mourraient.
De plus, il n'est pas suffisant que la température moyenne soit idéale, il faut aussi que la chaleur dont on dispose soit distribuée de manière uniforme sur toute la planète. Un nombre de précautions particulières ont été prises pour s'assurer que ceci se passe réellement.
L'axe de la Terre est incliné de 23° 27' par rapport au plan de l'écliptique. Cette inclinaison empêche un excès de chaleur provenant de l'atmosphère entre les régions des pôles et de l'équateur, leur permettant d'avoir un climat plus tempéré. Si cette inclinaison n'existait pas, le gradient de température entre les pôles et l'équateur serait bien plus élevé qu'il ne l'est actuellement, les zones tempérées ne seraient alors pas aussi tempérées et vivables.
La vitesse de rotation de la Terre sur ses axes permet aussi d'équilibrer la distribution thermique. La planète fait une rotation complète toutes les vingt-quatre heures, ceci a pour conséquence que l'alternance des périodes diurnes et nocturnes est assez courte. En raison de cette brièveté, le gradient thermique entre les parties éclairées et non éclairées de planète est assez modéré. L'importance de ce phénomène peut être illustrée par l'exemple extrême de Mercure où un jour dure plus longtemps qu'une année et dont la différence entre la période diurne et nocturne se compte par des températures qui montent jusqu'à 1000°C.
La géographie contribue également à distribuer de la chaleur de manière uniforme sur Terre. Il existe, sur Terre, une différence d'environ 100°C entre les régions polaires et les régions équatoriales. Si un tel gradient thermique avait existé sur une surface complètement plane, les vents atteindraient des vitesses de l'ordre de 1.000 kilomètres à l'heure en balayant tout ce qu'il existe sur leur passage. Cependant, la Terre regorge de barrières géographiques qui bloquent les énormes mouvements d'air qui pourraient être causés par un tel gradient thermique. Ces barrières sont des chaînes de montagnes qui s'étendent de l'océan Pacifique à l'Est jusqu'à l'océan Atlantique à l'Ouest, comme par exemple la chaîne de l'Himalaya en Chine, les montagnes du Taurus en Anatolie, et les Alpes en Europe. En mer, l'excès de chaleur des régions équatoriales est transféré vers le nord et le sud, grâce à la capacité de l'eau à conduire et dissiper la chaleur.
Simultanément, il y a un nombre important de systèmes autorégulateurs qui aident à maintenir la température atmosphérique en équilibre. Par exemple, si une région atteint un degré de chaleur importante, le taux d'évaporation de l'eau augmente, entraînant la formation de nuages. Ces nuages renvoient davantage de lumière dans l'espace, empêchant à la fois l'air et la surface en dessous de se réchauffer.

La masse de la Terre et le champ magnétique de la planète
La taille de la Terre est aussi importante pour la vie que l'est sa distance du Soleil, sa vitesse de rotation ou encore ses particularités géographiques. En observant les planètes, nous remarquons une grande variation de tailles : Mercure fait moins d'un dixième de la taille de la Terre alors que Jupiter fait 318 fois sa taille. Est-ce que la taille de notre planète, comparée à celle des autres, est une coïncidence ou bien a-t-elle été choisie délibérément ?
Nous pouvons aisément nous rendre compte, en examinant les dimensions de la Terre, que notre planète a été conçue telle qu'elle l'est maintenant. Les géologues américains Franck Press et Raymond Siever écrivirent, en commentant sur "la perfection" qui règne sur Terre :
Et la taille de la Terre est tout à fait exacte – pas assez petite pour perdre son atmosphère car sa gravité est trop petite pour empêcher les gaz de s'échapper vers l'espace, et pas assez grande pour que sa gravité ne retienne trop l'atmosphère, y compris les gaz nocifs.58
En plus de sa masse, l'intérieur de la Terre a aussi été conçu de manière particulière. A cause de son noyau, la Terre possède un champ magnétique puissant qui joue un rôle vital dans le processus de préservation de la vie. D'après Press et Siever :
L'intérieur de la Terre est un moteur de chaleur gigantesque et bien équilibré, mû par la radioactivité… S'il fonctionnait plus lentement, l'activité géologique aurait été plus lente. Le fer n'aurait peut-être pas fondu pour former le noyau liquide, et le champ magnétique n'aurait donc jamais pu se développer… Si, en revanche, il y avait eu plus de combustible radioactif et si le moteur fonctionnait plus rapidement, les gaz et la poussière volcaniques auraient voilé le Soleil, l'atmosphère aurait été d'une extrême densité, et la surface de la Terre aurait été secouée par des tremblements de terre et des explosions volcaniques quotidiens.59
Le champ magnétique dont parlent ces géologues est d'une grande importance pour la vie. Ce champ magnétique tire son origine de la structure du noyau de la Terre. Ce noyau est constitué d'éléments lourds, comme le fer et le nickel, qui sont capables de porter une charge magnétique. Le noyau intérieur est solide alors que l'extérieur est liquide. Les deux couches de ce noyau se déplacent l'une autour de l'autre et ce mouvement est ce qui génère le champ magnétique de la Terre. Ce champ magnétique, s'étendant loin de la surface de la planète protège la Terre des effets de radiations nocives de l'espace. Les rayons cosmiques nocifs et les nuages de plasma provenant du Soleil et des étoiles de l'espace extérieure ne peuvent franchir cette barrière. La ceinture de Van Allen, dont les lignes magnétiques s'étendent à plus de dix mille kilomètres de la Terre, protège le globe contre cette énergie mortelle.
Il a été calculé que les nuages de plasma qui menacent la Terre atteignent parfois une énergie cent milliards de fois plus puissante que la bombe atomique lâchée sur Hiroshima. Les rayons cosmiques peuvent être tout aussi nocifs. Cependant, le champ magnétique de la Terre ne laisse passer que 0.1% de cette radiation, qui est elle-même absorbée par l'atmosphère. L'énergie électrique nécessaire à la création et au maintien d'un tel champ magnétique avoisine le milliard d'ampères, ce qui équivaut à l'énergie produite par l'humanité au cours de son histoire.
Si cette couche protectrice n'existait pas, la vie aurait été sans doute détruite par des radiations nocives et n'aurait peut-être même jamais apparu. Pourtant, comme Press et Siever l'ont remarqué, le noyau de la Terre est exactement conçu de façon à maintenir la sécurité de la planète.
Autrement dit, il y a ici un objectif particulier, comme déclaré dans le Coran :
Et nous avons fait du ciel un toit protégé. Et cependant ils se détournent de ses signes. (Sourate al-Anbiyâ : 32)

La perfection de l'atmosphère
Comme nous l'avons vu, les particularités physiques de la Terre – sa masse, sa structure, sa température et ainsi de suite – sont "parfaites" pour permettre à la vie d'émerger. Néanmoins, ces particularités à elles seules ne sont pas suffisantes pour permettre l'existence de la vie sur Terre. Un autre facteur vital est celui de la composition de l'atmosphère.
Nous avons ci-dessus souligné la façon dont les films de science-fiction se jouent parfois du bon sens des gens. Ceci peut être illustré par la facilité avec laquelle les voyageurs et explorateurs de l'espace se retrouvent sur des planètes qui ont une atmosphère respirable : il semble que ces films sont de la pure fiction. Si nous pouvions réellement explorer l'univers, nous découvririons que ceci n'est pas du tout vrai : la possibilité que l'atmosphère d'une autre planète nous soit respirable est d'une haute improbabilité. En fait, l'atmosphère de la Terre est la seule qui soit spécialement conçue pour la vie.
L'atmosphère de la Terre est composée de 77% d'azote, de 21% d'oxygène et d'1% de dioxyde de carbone. Commençons par le gaz le plus important : l'oxygène. L'oxygène est d'une importance vitale pour la vie parce qu'il est présent dans la plupart des réactions chimiques qui libèrent l'énergie nécessaire à toute forme de vie complexe.
Les composants du carbone réagissent avec l'oxygène. De l'eau, du dioxyde de carbone et de l'énergie sont produits à la suite de ces réactions. De petits "ballots" d'énergie appelés ATP (adénosine triphosphate) et utilisés dans les cellules vivantes sont générés par ces réactions. C'est pourquoi nous avons constamment besoin d'oxygène pour vivre et que nous respirons afin de satisfaire ce besoin.
L'aspect intéressant de ce fonctionnement est que le pourcentage d'oxygène qui se trouve dans l'air que nous respirons est déterminé avec une extrême précision. Michael Denton écrivit à ce sujet :
Est-ce que l'atmosphère pourrait contenir plus d'oxygène et malgré cela supporter encore la vie ? Non ! L'oxygène est un élément très réactif. Même le pourcentage moyen d'oxygène dans l'atmosphère (qui est de 21%) est proche de la limite de sécurité pour la vie à température ambiante. La probabilité d'un feu de forêt augmente de 70% à chaque augmentation de 1% du pourcentage d'oxygène qui se trouve dans l'atmosphère.60
D'après le biochimiste anglais, James Lovelock :
Seulement 25% de la végétation de notre terre actuelle pourrait survivre aux conflagrations puissantes qui détruiraient les forêts tropicales de même que la toundra… Le niveau d'oxygène actuel est à un point où risque et bénéfice sont bien équilibrés.61
Le fait que la proportion d'oxygène dans l'atmosphère se maintienne à cette valeur précise, s'explique par l'existence d'un système merveilleux de "recyclage" : Les animaux consomment de l'oxygène constamment et produisent du dioxyde de carbone qu'ils ne peuvent respirer. Les plantes font exactement l'opposé ; elles absorbent le dioxyde de carbone dont elles ont besoin pour vivre et dégagent en échange de l'oxygène. Grâce à ce système, la vie continue. Les plantes libèrent chaque jour des tonnes d'oxygène dans l'atmosphère.
Sans la coopération et l'équilibre de ces deux catégories d'êtres vivants, notre planète serait invivable. Par exemple, si les êtres vivants n'absorbaient que du dioxyde de carbone et ne dégageaient que de l'oxygène, l'atmosphère de la Terre serait sujette à la combustion bien plus facilement qu'elle ne le fait actuellement. Sous ces conditions, même une petite étincelle provoquerait des feux énormes. Parallèlement, si chacune de ces deux catégories absorbait de l'oxygène et dégageait du dioxyde de carbone, la vie finirait par s'éteindre après que tout l'oxygène a été utilisé.
En fait, l'atmosphère se trouve, comme l'a souligné Lovelock, dans un état d'équilibre dans lequel les zones à risque et à bénéfice sont bien équilibrées.
Un autre aspect parfaitement ajusté de notre atmosphère est sa densité qui est idéale pour nous permettre de respirer.
L'atmosphère et la respiration
Nous respirons à chaque instant de notre vie. Nous inspirons continuellement l'air dans nos poumons et nous l'expirons ensuite. Ce processus est si fréquent qu'il peut nous paraître normal. En fait, la respiration est un processus très complexe.
Nos systèmes corporels sont tellement élaborés que nous n'avons même pas besoin de penser à respirer. Notre corps estime la quantité d'oxygène qu'il lui faut et règle tout afin que la quantité d'air exacte soit délivrée dans nos poumons en fonction de nos actes (si nous marchons, si nous courons ou si nous lisons un livre ou si encore nous dormons). La respiration est pour nous un phénomène très important car chacune des millions de réactions qui se produisent constamment dans nos corps pour nous permettre de rester en vie nécessite de l'oxygène.
Ce sont par exemple les millions de cellules qui se trouvent dans la rétine de votre œil et qui sont constamment approvisionnées par de l'énergie dérivée de l'oxygène qui vous permettent de lire ce livre. D'ailleurs, tous les tissus de notre corps, ainsi que les cellules qui assurent leur développement, prélèvent leur énergie de la "combustion" de composés de carbone dans l'oxygène. Le résultat de ce processus de combustion -le dioxyde de carbone- doit être évacué du corps. Si le niveau d'oxygène dans votre sang baissait en dessous de la moyenne, vous vous évanouiriez ; si l'absence d'oxygène persistait pendant plus de quelques minutes, vous en mourriez.
Voilà pourquoi nous respirons. Quand nous inhalons, l'oxygène se déverse dans environ 300 millions de chambres minuscules dans nos poumons. Les veines capillaires liées à ces chambres absorbent cet oxygène en un bref laps de temps pour d'abord, l'envoyer au cœur, et ensuite dans toutes les autres parties du corps. Les cellules de notre corps utilisent cet oxygène et relâchent du dioxyde de carbone dans le sang, qui l'envoie à son tour aux poumons d'où il est expiré. Tout ce processus se produit en moins d'une moitié de seconde : L'oxygène "propre" est inspiré et le dioxyde de carbone "sale" est rejeté.
On peut se demander pourquoi il y a autant de petites chambres (300 millions) dans nos poumons. En fait, elles servent à maximiser la surface qui est exposée à l'air. Elles sont bien rangées de manière à occuper le plus petit espace possible. Si elles n'étaient pas arrangées de la sorte, il y en aurait assez pour couvrir un court de tennis.
Il existe un autre point dont nous devons nous souvenir. Les chambres de nos poumons et les capillaires qui leurs sont reliés sont élaborés de manière si minuscule et si parfaite qu'ils ont la capacité d'augmenter la vitesse à laquelle l'oxygène et le dioxyde de carbone sont échangés. Mais cette conception parfaite dépend d'autres facteurs : La densité, la viscosité et la pression de l'air doivent toutes être en ordre pour permettre à l'air de se déplacer correctement à l'intérieur et à l'extérieur des poumons.
Au niveau de la mer, la pression de l'air est de 760 mm de mercure et sa densité est d'environ 1 gramme par litre. On pourrait penser que ces nombres ne sont d'aucune importance. Pourtant, ils sont vitaux à notre vie, comme le note Michael Denton :
La composition et les caractéristiques générales de l'atmosphère sa densité, sa viscosité, et sa pression, etc. doivent être identiques à ce qu'elles sont actuellement, en particulier pour les organismes qui respirent de l'air.62
Quand nous respirons, nos poumons utilisent de l'énergie pour surmonter une force nommée "résistance au passage de l'air". Cette force résulte de la résistance de l'air au mouvement. Grâce aux propriétés physiques de l'atmosphère, cette résistance est néanmoins suffisamment faible pour que nous puissions inspirer et expirer en consommant un minimum d'énergie. Si la résistance de l'air était plus élevée, nos poumons seraient forcés de travailler plus pour nous permettre de respirer. Ceci peut être illustré par l'exemple suivant : Il est simple de tirer de l'eau dans une seringue mais l'opération s'avérerait plus difficile si on utilisait du miel à la place de l'eau. Cette différence peut être expliquée par le fait que le miel est plus dense et plus visqueux que l'eau.
Si la densité, la viscosité et la pression d'air étaient plus élevées, respirer serait aussi difficile que d'inspirer du miel dans une seringue. On pourrait avancer l'hypothèse que ce problème serait réglé simplement en agrandissant le trou de l'aiguille pour en augmenter la fluidité. Pourtant, cela produirait un problème au niveau des capillaires de nos poumons. C'est à dire qu'il faudrait réduire la taille de la surface qui est en contact avec l'air, qu'il faudrait aussi moins d'oxygène et moins de dioxyde de carbone échangés dans une durée de temps donnée et, par conséquent, les besoins respiratoires du corps humain ne pourraient pas être satisfaits. Autrement dit, les valeurs individuelles de la densité de l'air, de la viscosité et de la pression doivent se situer dans certaines limites pour que notre air soit respirable : L'air que nous respirons se situe exactement dans ces limites.
Michael Denton fit un commentaire à ce sujet :
Il est clair que si la viscosité ou la densité de l'air était plus élevée, la résistance de l'air aurait eu des conséquences irréversibles, et aucune nouvelle conception du système respiratoire serait capable de délivrer assez d'oxygène à un organisme au métabolisme actif... En combinant toutes les pressions atmosphériques et quantités d'oxygène possibles, il s'avère clair qu'il n'y a qu'un seul espace minuscule... où toutes les conditions nécessaires à la vie seraient satisfaites... Le fait que les différentes conditions essentielles à la vie soient satisfaites dans cette région minuscule unique doit être reconnue comme étant de la plus haute importance.63
Les valeurs numériques de l'atmosphère sont nécessaires à notre respiration mais elles le sont aussi pour que notre Planète Bleue reste bleue. Si la pression atmosphérique au niveau de la mer était plus basse, le taux d'évaporation de l'eau serait bien plus élevé. L'augmentation d'eau dans l'atmosphère créerait alors un "effet de serre", avec comme conséquence une augmentation de la chaleur retenue et donc une augmentation des températures moyennes de la planète. D'autre part, si la pression était plus élevée, le taux d'évaporation de l'eau diminuerait et transformerait de grandes parties de la planète en zones désertiques.
Ces équilibres harmonieux indiquent que notre atmosphère a été spécialement conçue pour que la vie sur Terre soit possible. Cette réalité découverte par la science nous montre à nouveau que l'univers n'est pas un mélange désordonné de matière. Il existe, sans aucun doute, un Créateur Qui dirige l'univers, Qui forme la matière comme Il le souhaite, et Qui règne en tant que Souverain sur les galaxies, les étoiles et les planètes.
Ce Pouvoir Suprême, comme le Coran le souligne, est Allah, Seigneur de l'univers entier.
De plus, la Planète Bleue sur laquelle nous vivons a été particulièrement conçue et "aplanie" par Allah pour l'humanité, comme il l'est déclaré dans le Coran (Sourate al-Naziat : 30). Il existe d'autres versets qui révèlent qu'Allah a créé la Terre pour que l'humanité y vive :
C'est Allah qui vous a assigné le terre comme demeure stable et le ciel comme toit et vous a donné votre forme – et quelle belle forme Il vous a donnée ! – et Il vous a nourris de bonnes choses. Tel est Allah, votre Seigneur ; gloire à Allah, Seigneur de 'Ålamîn (hommes, Djnns et tout ce qui existe autre qu'Allah) ! (Sourate Ghâfir : 64)
C'est Lui qui vous a soumis la terre : parcourez donc ses grandes étendues. Mangez de ce qu'll vous fournit. Vers Lui est la Résurrection. (Sourate Al-Moulk : 15)

Les équilibres qui rendent la vie possible
Tous les faits que nous avons mentionnés jusqu'ici ne sont que quelques-uns des équilibres minutieux qui sont essentiels à la vie sur Terre. En examinant la Terre, nous pouvons faire une liste "de facteurs essentiels à la vie" aussi longue que nous le désirons. L'astronome américain Hugh Ross a fait sa propre liste :

Si la force de gravité à la surface était :
- plus puissante, l'atmosphère retiendrait trop d'ammoniac et de méthane.
- plus faible, l'atmosphère de la planète perdrait trop d'eau.

Si la distance de l'étoile "parente" était :
- plus grande, la planète serait trop froide pour qu'il y ait un cycle d'eau stable.
- plus petite, la planète serait trop chaude pour qu'il y ait un cycle d'eau stable.

Si l'épaisseur de la croûte terrestre était :
- plus épaisse, trop d'oxygène serait transféré de l'atmosphère à la croûte.
- plus fine, l'activité volcanique et tectonique serait trop grande.

Si la période de rotation était :
- plus longue, les différences entre les températures diurnes et nocturnes seraient trop importantes.
- plus courte, la vitesse des vents atmosphériques serait trop importante.

Si l'interaction gravitationnelle avec la lune était :
- plus importante, les effets de marée sur l'océan, l'atmosphère et sur les périodes de rotation seraient trop rigoureux.
- plus faible, les changements obliques d'orbite causeraient des instabilités climatiques.

Si le champ magnétique était :
- plus puissant, les tempêtes électromagnétiques seraient trop violentes.
- moins puissant, la protection contre les radiations stellaires trop intenses serait inadéquate.

Si l'Albedo (le ratio de lumière reflétée sur la quantité totale atteignant la surface) était :
- plus élevé, une période glacière se développerait à grande vitesse.
- moins élevé, l'effet de serre se développerait de manière très rapide.

Si le ratio d'oxygène par rapport à l'azote dans l'atmosphère était :
- plus large, les fonctions de vie avancée se développeraient trop rapidement.
- moins large, les fonctions de vie avancée se développeraient trop lentement.

Si les niveaux de dioxyde de carbone et de vapeur d'eau dans l'atmosphère étaient :
- plus élevés, l'effet de serre se développerait rapidement.
- moins élevés, l'effet de serre serait insuffisant.


Si la quantité d'ozone dans l'atmosphère était :
- plus importante, la température en surface serait trop basse.
- moins importante, les températures en surface seraient trop élevées ; il y aurait trop des rayons ultraviolets à la surface.

Si l'activité sismique était :
- plus intense, trop de formes de vie seraient détruites.
- moins intense, les éléments nutritifs des fonds des océans ne seraient pas recyclés sur les continents à suite à une élévation tectonique.64
Cette liste ne souligne que certaines des "décisions conceptuelles" qui ont du être prises pour permettre l'existence et la survie de la vie. Pourtant, les éléments de cette liste suffisent pour démontrer que la Terre ne s'est pas formée par hasard ou dû à une séquence d'évènements chanceux.
Ces détails et une myriade d'autres permettent d'affirmer de nouveau une vérité extrêmement simple : C'est Allah et Allah Seul Qui a créé l'univers, les étoiles, les planètes, les montagnes et les mers de manière parfaite ; Il a aussi donné la vie aux êtres humains et aux autres êtres vivants. Il a placé toutes Ses créations sous le contrôle de l'humanité. Allah et Allah Seul, Source de bénédiction et de pouvoir, est assez puissant pour créer quelque chose à partir du néant.
Cette création parfaite est décrite dans le Coran :
Etes-vous plus durs à créer ? Ou le ciel, qu'll a pourtant construit ? Il a élevé bien haut sa voûte, puis l'a parfaitement ordonné. Il a assombri sa nuit et fait luire son jour. Et quant à la terre, après cela-, Il l'a étendue. Il a fait sortir d'elle son eau et son pâturage. Quant aux montagnes, Il les a ancrées, pour votre jouissance, vous et vos bestiaux. (Sourate An-Nâzi'âte: 27-33)

CHAPITRE 6

LA CONCEPTION
ET LES CARACTERISTIQUES DE LA LUMIERE

Le fait que les radiations du soleil (et de beaucoup d'étoiles successives) soient concentrées sur une minuscule bande du spectre électromagnétique qui fournit précisément la radiation nécessaire au maintien de la vie sur terre est tout à fait remarquable

Ian Campbell, physicien anglais.65

Le soleil est probablement l'un des éléments que nous voyons le plus souvent durant notre vie. A chaque fois que nous levons les yeux au ciel durant la journée, nous nous rendons compte de sa lumière étincelante. Si quelqu'un vous demandait d'expliquer l'utilité du Soleil, vous lui répondriez sans même réfléchir une seule seconde que le soleil nous procure de la lumière et de la chaleur. Cette réponse serait exacte bien qu'elle soit simpliste. D'autre part, il faudrait se demander si le soleil diffuse de la lumière et de la chaleur uniquement pour nous, si cette activité est le fruit du hasard ou encore si le Soleil a été spécialement créé pour nous. Cette immense boule de feu céleste pourrait-elle être une gigantesque lampe créée de sorte à répondre à nos plus petits besoins ? Les recherches récentes indiquent que la réponse à ces deux dernières questions est affirmative car la lumière qui émane du Soleil est une conception étonnante.

La longueur d'onde adéquate
La lumière et la chaleur résultent toutes deux de radiations électromagnétiques. Dans chaque cas, ces radiations se déplacent dans l'espace en formant des vagues identiques à celles que l'on peut observer lorsqu'on jette une pierre dans un lac. De plus, de même que la taille des vagues observables dans l'eau et la distance qui les sépare varient, les radiations électromagnétiques ont aussi différentes longueurs d'ondes.
Il ne faut toutefois pas pousser la comparaison trop loin car les différences entre les longueurs d'ondes de ces radiations peuvent être énormes. Certaines ont une longueur de plusieurs kilomètres alors que d'autres en ont une inférieure à un milliardième de kilomètres. De plus, toutes les autres longueurs d'ondes sont comprises dans ce spectre de façon continue et régulière. Pour simplifier, les scientifiques ont divisé et nommé ce spectre en plusieurs parties en fonction des différentes longueurs d'ondes. Par exemple, les radiations les plus courtes (à savoir un trillionième de centimètre) sont appelées les rayons gamma et contiennent une quantité d'énergie extraordinaire. Les radiations les plus longues portent le nom d'ondes radio. Bien qu'elles s'étendent sur plusieurs kilomètres, elles ne transportent que très peu d'énergie (il s'ensuit que les ondes radio sont inoffensives pour l'homme alors que l'exposition aux rayons gamma peut lui être fatale). La lumière est une forme de radiation électromagnétique située entre ces deux extrêmes.
Ce qu'il faut premier souligner est la largeur du spectre :
La longueur d'onde la plus longue est 1025 fois supérieure à la plus petite.
A proprement parler, 1025 ressemble à cela :
10.000.000.000.000.000.000.000.000
Un nombre de cette envergure ne signifiant pas grand chose en lui-même, il semble donc approprié de faire quelques comparaisons :
En l'espace de quatre milliards d'années, par exemple, (l'âge estimé de la Terre), il y a environ 1017 secondes. Si vous vouliez compter de 1 à 1025, en supposant que vous le fassiez nuit et jour sans interruption à une vitesse d'un chiffre par seconde, cela vous prendrait cent millions de fois l'âge de la terre ! Si nous tentions de bâtir une pile de 1025 cartes à jouer, elle s'étendrait jusqu'à la moitié de l'univers observable.
Voilà le vaste spectre sur lequel se trouvent les différentes longueurs d'ondes de l'énergie électromagnétique de l'univers. Or, le plus étrange est que l'énergie électromagnétique de notre Soleil est réduite à une portion extrêmement étroite de ce spectre. 70% des radiations du Soleil ont des longueurs d'ondes qui se situent entre 0.3 et 1.50 microns, et dans ce segment il y a trois types de lumière, la lumière visible, la lumière quasi-infrarouge proche et la lumière ultraviolette.
Trois sortes de lumière pourraient paraître beaucoup mais la combinaison des trois ne représente qu'une partie insignifiante du spectre totale. Vous souvenez-vous de notre pile de 1025 cartes qui s'étendait jusqu'à la moitié de l'univers visible ? En termes de cartes, la largeur de la bande irradiée par le Soleil correspond à une seule de ces cartes.
Pourquoi la lumière du Soleil devrait-elle être limitée à une portion si faible du spectre total ?
Cette question est vitale car les seules radiations capables de soutenir la vie sur terre sont celles qui ont des longueurs d'ondes comprises dans cette petite bande.
Dans Energy and the Atmosphere, le physicien anglais Ian Campbell répond à cette question :
Le fait que les radiations du Soleil (et de beaucoup d'étoiles successives) soient concentrées sur une minuscule portion du spectre électromagnétique qui fournit précisément les radiations nécessaires à l'entretien de la vie sur terre est tout à fait remarquable.66
D'après Campbell, il s'agit d'un phénomène époustouflant.
Examinons maintenant de plus près cette "époustouflante conception de la lumière".

De l'ultraviolet à l'infrarouge
Comme nous l'avons vu, l'ampleur de la variation des tailles des longueurs d'ondes électromagnétiques est de l'ordre de 1/1025. Nous avons également vu que la quantité d'énergie transportée dépendait de la longueur d'onde. Les plus courtes transportent plus d'énergie que les plus longues. Une autre différence est liée à la façon dont les radiations interagissent avec la matière en fonction de leur longueur d'onde.
Les plus courts types de radiation (dans l'ordre croissant de longueur d'ondes) sont appelés les "rayons gamma", les "rayons X" et la lumière ultraviolette. Ils ont aussi la capacité de diviser des atomes en raison de la quantité énorme d'énergie qu'ils transportent. Tous trois sont capables de provoquer l'éclatement de molécules et, tout particulièrement des molécules organiques. En effet, ils divisent la matière au niveau atomique ou moléculaire.
Les radiations dont les longueurs d'ondes sont supérieures à celles de la lumière visible commencent par les infrarouges et s'étendent jusqu'aux ondes radio. Elles ont moins d'impact sur la matière car elles transportent moins d'énergie.
Cet impact sur la matière dont nous parlons a quelque chose à voir avec les réactions chimiques. Un bon nombre de réactions chimiques ne peuvent avoir lieu que grâce à l'addition d'énergie. L'énergie nécessaire à la mise en marche de la réaction chimique est appelée son "seuil d'énergie". Si l'énergie est inférieure à ce seuil, la réaction ne se produira jamais. Si, au contraire elle lui est supérieure, la réaction ne sera pas bénéfique. Dans chacun des deux cas, l'énergie aura été gaspillée. De tout le spectre électromagnétique, seule une petite bande possède une quantité d'énergie légèrement au-dessus de ce seuil. Sa longueur d'onde s'étend de 0.70 à 0.40 microns. Si vous désirez la voir, cela vous sera possible en levant la tête et en regardant autour de vous. Il s'agit de la lumière visible. Cette radiation cause des réactions chimiques dans vos yeux ; celles-ci vous permettent de voir.
La lumière du Soleil est composée à 41% de radiations connues sous le nom de lumière visible bien qu'elles occupent moins d'1/1025 du spectre électromagnétique total.
Dans son célèbre article "Life and Light" (La vie et la lumière) paru dans Scientific American, le physicien, George Wald, traite de ce problème:
"La radiation qui entraîne des réactions chimiques ordonnées, contient en majeure partie celle du Soleil ".67
Le Soleil irradie de la lumière de manière si précise qu'il permet la vie. Ceci est en fait un exemple extraordinaire de conception.
Le reste de la lumière que le Soleil irradie est-il utile à quelque chose?
Quand nous regardons cette partie de la lumière, nous nous apercevons qu'une grande partie de la radiation du Soleil qui tombe en dehors de la zone de lumière visible se trouve dans la section du spectre appelée "quasi-infrarouge". Ceci commence où la lumière visible finit et occupe de nouveau une petite partie du spectre total- moins de 1/1025.68
La lumière infrarouge est-elle utile à quelque chose ? Oui, mais cette fois-ci, il est inutile de regarder autour de soi car l'on ne peut observer ce phénomène à l'œil nu. Cela dit, l'on peut facilement le ressentir : La chaleur que vous ressentez lors d'un jour d'été clair et ensoleillé n'est qu'autre que la radiation infrarouge qui provient du Soleil.
La radiation infrarouge du Soleil est en fait ce qui transporte l'énergie thermique qui tient la terre au chaud. C'est un phénomène aussi important pour la vie que celui de la lumière visible. Ce qui est fascinant est que notre Soleil semble avoir été créé uniquement pour remplir ces deux fonctions car ces deux types de lumière constituent la majeure partie de la lumière totale du Soleil.
A propos de la troisième partie du soleil : Est-elle d'un quelconque bénéfice ? Vous pouvez sans autre le parier. Il s'agit en fait d'une "lumière quasi-ultraviolette" et elle constitue la fraction la plus courte de la lumière du soleil. Comme toutes les lumières ultraviolettes, elle contient beaucoup d'énergie et peut causer des dégâts pour les cellules vivantes. La lumière ultraviolette du Soleil est la "moins inoffensive" dans la mesure où elle est la plus proche de la lumière visible. Bien qu'on ait démontré qu'une trop grande exposition à la lumière ultraviolette peut causer un cancer ou des mutations cellulaires, elle comporte néanmoins un bénéfice vital : La lumière ultraviolette concentrée dans cette bande minuscule69 est nécessaire à la synthèse de la vitamine D chez les humains et chez les autres vertébrés. (La vitamine D est nécessaire à la formation et à l'alimentation des os : Sans ceci, les os deviennent mous et mal formés, qui est en fait une maladie au nom de rachitisme. Cette maladie arrive lorsque certaines personnes sont privées de la lumière du Soleil pendant de grandes périodes.
Autrement dit, toutes les radiations émises par le Soleil sont essentielles à la vie : Aucune d'entre elles n'est gaspillée. Ce qui est étonnant, c'est que cette radiation est limitée à un intervalle de 1/1025 sur tout le spectre électromagnétique. Ceci est néanmoins suffisant pour nous maintenir au chaud et pour permettre à toutes les réactions chimiques nécessaires à la vie de se produire.
Même si toutes les autres conditions nécessaires à la vie et celles qui sont mentionnées ailleurs dans le livre existaient, si la lumière irradiée par le soleil tombait dans n'importe quelle autre partie de son spectre électromagnétique, il ne pourrait y avoir de la vie sur Terre. Il est certainement impossible d'expliquer la réalisation de cette condition avec une logique de coïncidence d'une probabilité d'1 sur 1025.
Et si tout ceci n'est pas encore suffisant, la lumière nous rend aussi un autre service : Elle nous nourrit !

La photosynthèse et la lumière
La photosynthèse est un processus chimique qui est familier à tout le monde, même à ceux qui ne sont pas allés à l'école. Cela dit, beaucoup de personnes n'arrivent pas à réaliser à quel point ce processus est fondamental pour la vie sur terre et à quel point ses mécanismes sont méconnus.
Avant tout, rafraîchissons la chimie que vous avez apprise au lycée et jetons un coup d'œil à la formule de la photosynthèse.
6H20 + 6C02 + la lumière du Soleil --> C6 H12 O6 + 6 O2
Le glucose
Verbalement, cela signifie :
L'eau et le dioxyde de carbone ainsi que la lumière du Soleil produisent du glucose et de l'oxygène.
Pour être plus précis, cette réaction chimique combine six molécules d'eau (H2O) avec six molécules de dioxyde de carbone CO2 dans une réaction qui est vitalisée par la lumière du soleil. Quand la réaction est achevée, il ne reste qu'une seule molécule de glucose (C6H12O6) -un sucre simple qui est un indispensable élément pour notre nutrition- et six molécules de dioxyde d'oxygène gazeux (O2). Le glucose, la source de toute alimentation, contient énormément d'énergie.
Malgré la simplicité de cette réaction, elle est en réalité d'une extrême complexité. Il existe seulement un endroit où elle peut se produire : Dans les plantes. Les plantes de ce monde produisent l'alimentation élémentaire pour toutes les espèces vivantes. Toutes les autres espèces vivantes sont nourries d'une façon ou d'une autre par le glucose. En effet, les herbivores mangent des plantes et les carnivores des animaux ou/et des plantes. Les êtres humains ne sont pas une exception à cette règle : On tire toute notre énergie de la nourriture que nous mangeons et celle-ci provient de la même source. Toutes les pommes, les pommes de terre, le chocolat, la viande ou quoique ce soit d'autre vous nourrissent grâce à l'énergie qui émane du Soleil.
Mais la photosynthèse est également importante pour d'autres raisons. La réaction contient en effet deux produits : En plus du glucose elle libère aussi six molécules d'oxygène. Ce qui se déroule est que les plantes sont sans cesse en train de nettoyer l'air "pollué" par la respiration des êtres humains et des animaux, dont l'énergie provient de la combustion dans l'oxygène, une réaction qui produit du dioxyde de carbone. Si les plantes ne relâchaient pas d'oxygène, les consommateurs d'oxygène utiliseraient toute la quantité d'oxygène disponible et disparaîtraient. A la place, l'oxygène dans l'atmosphère est constamment remplacé par les plantes.
Sans la photosynthèse, la vie des plantes n'existerait pas. Cette réaction chimique merveilleuse, qui n'a jamais pu être reproduite en laboratoire, se déroule dans le plus profond de l'herbe sur laquelle vous marchez et dans les arbres que vous ne remarquerez peut-être même pas. Elle s'est déroulée précédemment dans les légumes que vous vous apprêtez à manger dans votre assiette au dîner. C'est un des processus fondamentaux de la vie.
Ce qui est intéressant, c'est à quel point la photosynthèse est extrêmement bien conçue. Quand nous l'étudions, nous ne pouvons nous empêcher de penser qu'il y a un équilibre entre la photosynthèse des plantes et la consommation en énergie de ceux qui respirent l'oxygène. Les plantes fournissent de l'oxygène et du glucose. Les consommateurs d'oxygène brûlent du glucose dans l'oxygène contenu dans leurs cellules pour obtenir de l'énergie, et ils relâchent du dioxyde de carbone et de l'eau (en fait, ils renversent le processus de la photosynthèse) pour permettre aux plantes de fabriquer encore plus d'oxygène et de glucose. C'est de cette manière que le processus se déroule sans cesse. Ainsi continue ce cycle, du nom de "cycle de carbone", qui est mû par l'énergie du Soleil.
Pour savoir à quel point ce cycle est créé de manière vraiment parfaite, concentrons-nous sur un seul des éléments de ce cycle, à savoir la lumière du Soleil.
Dans la première partie de ce chapitre, nous avons observé le Soleil et nous nous sommes rendus compte que ses composantes des radiations avaient été faîtes de manière à permettre la vie sur terre. La lumière du Soleil pourrait-elle également avoir été délibérément conçue en fonction de la photosynthèse ? Ou bien est-ce les plantes qui sont assez flexibles pour permettre la réaction en question peu importe le type de lumière qui leur parvient ?
L'astronome américain, George Greenstein, discute de ce phénomène dans son livre intitulé The Symbiotic Universe :
La chlorophylle est la molécule qui permet la réalisation de la photosynthèse... Le mécanisme de la photosynthèse est initié par l'absorption de la lumière du soleil par une molécule de chlorophylle. Mais pour que cela se produise, il faut que la lumière soit de la bonne couleur. Une lumière avec une couleur qui ne convient pas ne fera pas l'affaire.70
On peut comparer ce phénomène avec celui d'un poste de télévision. Pour que le poste de télévision reçoive une chaîne donnée, il doit se raccorder avec cette chaîne. Si vous la branchez de manière différente, la réception n'aura pas lieu. Le processus est identique pour la photosynthèse. En suivant cette analogie, le soleil serait en quelque sorte le transmetteur et la molécule de chlorophylle le récepteur du poste de télévision. Si la molécule et le soleil ne sont pas branchés ensemble de la même manière, l'association couleur - photosynthèse n'aura pas lieu. Si la photosynthèse se produit, c'est que la couleur du soleil est conforme.
Dans le chapitre précédent, nous avons attiré votre attention sur l'erreur inhérente du concept d'adaptation à la vie. Certains évolutionnistes proclament que "si les conditions étaient différentes, la vie aurait évolué parfaitement en harmonie avec ces conditions."
Si on réfléchissait de manière superficielle à la photosynthèse et aux plantes, on arriverait à une conclusion similaire : "Si la lumière du soleil était différente, les plantes auraient évolué en fonction de cela."
Mais ceci est en fait impossible.
Même si Greenstein est lui-même un évolutionniste, il admit qu' :
On pourrait penser qu'il y a eu ici une sorte d'adaptation : La vie des plantes s'est adaptée aux propriétés du Soleil. Après tout, si la température du Soleil était totalement différente, une autre molécule qui absorbe une lumière d'une couleur différente n'aurait-elle pas pu remplacer la chlorophylle ? Absolument pas, car à l'intérieur de larges limites toutes les molécules absorbent une lumière de couleur similaire. L'absorption de la lumière est accomplie grâce à l'excitation des électrons dans les molécules pour atteindre des états plus énergétiques. Et ceci est le cas de toutes les molécules. De plus, la lumière est constituée de photons pleins d'énergie, et les photons comportant une quantité insuffisante d'énergie ne peuvent tout simplement pas être absorbés... Comme dans la réalité, il existe une situation harmonieuse entre la physique des étoiles et celle des molécules. Si cette harmonie n'existait pas, la vie n'aurait pas été possible.71
En d'autres mots, ce que Greenstein dit est qu'aucune plante ne peut réaliser la photosynthèse à moins qu'elle ne se situe dans un petit intervalle de longueurs d'ondes lumineuses. Et cet intervalle correspond exactement à la lumière diffusée par le Soleil.
L'harmonie qui existe entre la physique moléculaire et stellaire que Greenstein mentionne est d'une perfection si extraordinaire qu'on ne peut l'expliquer par le hasard. Il avait une chance sur 1025 que le Soleil fournisse le type de lumière conforme et que les molécules de notre monde soient capables d'utiliser cette lumière. Cette harmonie parfaite est la preuve incontestable qu'il y a eu une conception délibérée et intentionnelle.
Autrement dit, il n'y a qu'un seul Créateur, Celui qui règne sur la lumière des étoiles et des molécules des plantes, Qui a tout créé avec harmonie comme il l'a été révélé par le Coran :
C'est Lui Allah, le Créateur, Celui qui donne un commencement à toute chose, le Formateur. A Lui les plus beaux noms. Tout ce qui est dans les cieux et la terre Le glorifie. Et c'est Lui le tout Puissant, le Sage. (Sourate Al-Hachr : 24)
La lumière que vous percevez
Nous avons vu que la lumière qui nous parvient du Soleil n'est constituée que de seulement trois bandes étroites du spectre électromagnétique :
1) La lumière infrarouge, dont les longueurs d'ondes sont plus longues que celles de la lumière visible, qui maintient la terre à une température ambiante.
2) Une petite quantité de lumière ultraviolette, dont les longueurs d'ondes sont plus courtes que la lumière visible, qui est nécessaire à la photosynthèse, entre autres, de la vitamine D.
3) La lumière visible, qui rend notre vision possible et contribue à la photosynthèse.
L'existence d'un champ de "lumière visible" est tout aussi importante pour l'entretien de la vision biologique que pour la photosynthèse. La raison est que l'œil biologique ne peut percevoir aucunes des bandes du spectre qui se trouvent hors de celles de la lumière visible et d'une petite section de lumière quasi-infrarouge.
Pour en expliquer la raison, nous devons d'abord comprendre la manière dont la vision fonctionne. En premier lieu, des particules de lumière appelées photons passent à travers la pupille de l'œil pour se retrouver sur la surface de la rétine située derrière l'œil. La rétine, quant à elle, contient des cellules très sensibles à la lumière. Elles sont si sensibles que chacune a la capacité de reconnaître quand un seul et unique photon la touche. L'énergie de ce photon active alors une complexe molécule appelée "rhodopsine", présente en de larges quantités dans les cellules. La rhodopsine active à son tour d'autres cellules, qui activent à leur tour d'autres cellules et ainsi de suite.72 Finalement, un courant électrique est généré puis transporté jusqu'au cerveau par les nerfs optiques.
La première condition nécessaire au bon fonctionnement de ce système est que la cellule de la rétine se doit d'être capable de reconnaître l'instant même où un photon la touche. Pour que cela se produise, le photon doit cependant transporter une quantité exacte d'énergie : si cela n'est pas le cas, la formation de la rhodopsine ne serait pas activée. La taille des yeux n'entre pas ici en considération : par contre, ce qui est crucial est l'harmonie entre la taille de la cellule et les longueurs d'ondes des photons la percutant.
Créer un œil organique qui pourrait voir d'autres rayons lumineux du spectre électromagnétique semble impossible dans un monde dominé par une vie à base de carbone. Dans Nature's Destiny, Michael Denton en explique les raisons en détail et confirme qu'un œil organique ne peut voir qu'à travers un champ de lumière visible. Ainsi, en théorie, même si d'autres "modèles de yeux" étaient élaborés, aucun d'entre eux ne serait capable de voir hors du spectre de lumière visible. Denton nous en explique la raison :
Les rayons UV, X et gamma sont trop énergétiques et sont extrêmement destructeurs et les ondes radio et infrarouges sont trop faibles pour être détectées, car elles transmettent trop peu d'énergie interagissant avec la matière... Et pour différentes raisons, la région visuelle du spectre électromagnétique est suprêmement conforme pour la vision biologique et particulièrement pour un œil photographique de vertébré à la résolution élevée d'une conception et dimension très proches de celle de l'œil humain.73
Si on s'arrête quelques instants pour réfléchir à tout ce qui a été dit jusque-là, nous arrivons à cette conclusion : Le Soleil irradie de l'énergie à l'intérieur d'une étroite bande (une bande si étroite qu'elle correspond à seulement 1/1025 de la totalité du spectre électromagnétique) qui a été soigneusement choisie. Cette bande est si bien ajustée qu'elle tient la Terre au chaud, entretient les fonctions biologiques des formes vivantes complexes, permet la photosynthèse et donne la possibilité aux créatures de ce monde de voir.

La bonne étoile, la bonne planète et la bonne distance
Dans le chapitre intitulé la "Planète Bleue", nous avons comparé notre monde à d'autres planètes du système solaire et nous avons trouvé que les variations de températures nécessaires à la vie existent seulement sur terre. La raison la plus probante qui explique cela est que la Terre se trouve à la bonne distance du Soleil : Les planètes plus éloignées du soleil comme Mars, Jupiter ou Pluton, sont trop froides alors que les planètes plus proches comme Vénus et Mercure sont trop chaudes.
Ceux qui refusent d'admettre qu'il y a eu une élaboration intentionnelle dans la distance qui sépare la Terre du Soleil suggèrent ce qui suit :
"L'univers est plein d'étoiles, certaines d'entre elles sont plus grandes que le Soleil et d'autres sont bien plus petites. Elles auraient aussi bien pu avoir leur propre système planétaire. Si une étoile était plus grosse que le Soleil, alors la planète idéale pour la vie se situerait à une bien plus grande distance que la Terre l'est du Soleil. Par exemple, une planète située dans une orbite autour d'un géant rouge à la distance de Pluton, pourrait avoir un climat tempéré comme notre monde. Une telle planète serait aussi propice à la vie que la nôtre."
Cette affirmation n'est pas valable dans le sens qu'elle ignore le fait que des étoiles de différentes masses irradient différents types d'énergie.
Les facteurs qui déterminent les longueurs d'ondes de l'énergie qu'une étoile irradie sont sa masse et la température présente à sa surface (ce dernier facteur étant intimement lié à sa masse). Par exemple, le Soleil irradie de la lumière quasi-ultraviolette, visible et quasi-infrarouge car la température présente à sa surface est de 6000 C. Si la masse du Soleil était un peu plus grande, la température présente à sa surface serait plus élevée ; mais, dans ce cas, les niveaux d'énergie de radiation du soleil seraient également plus élevés et le Soleil irradierait des rayons ultraviolets bien plus destructeurs qu'il ne le fait actuellement.
Ceci nous démontre que n'importe quelle étoile qui irradie de la lumière dans le but d'entretenir la vie doit avoir une masse proche de celle du Soleil. Mais, s'il devait y avoir des planètes entretenant la vie gravitant autour de telles étoiles, elles devraient être situées à des distances proches de celle qui sépare le Soleil de la Terre.
Autrement dit, aucune planète gravitant autour d'un géant rouge, d'un géant bleu ou de n'importe quelle autre étoile dont la masse est vraiment différente de celle du Soleil, ne pourrait abriter la vie. La seule source d'énergie capable d'entretenir la vie est une étoile qui ressemble à notre Soleil. La seule distance planétaire qui permettrait la vie est une identique à celle entre la Terre et le Soleil.
Nous pouvons exprimer cette vérité d'une autre manière : Le Soleil et la terre ont tous les deux été créés de manière conforme à leur utilité. Et, dans le Coran, il est révélé en effet qu'Allah a tout créé en fonction de calculs précis :
(C'est Lui le) Fendeur de l'aube, Il a fait de la nuit une phase de repos ; le soleil et la lune pour mesurer le temps. Voilà l'ordre conçu par le Tout Puissant, L'Omniscient. (Sourate Al-An'âm : 96)

L'harmonie entre la lumière et l'atmosphère
Depuis le début de ce chapitre, nous avons parlé de la radiation diffusée par le Soleil et de la manière dont elle a été spécialement conçue pour entretenir la vie. Cela dit, il y a un autre facteur que nous n'avons pas encore mentionné : pour que cette radiation atteigne la surface de la Terre, il faut qu'elle passe à travers l'atmosphère.
La lumière du Soleil ne pourrait en aucun cas nous faire du bien si l'atmosphère ne la laissait pas passer. En fait, notre atmosphère est spécialement conçue pour être transparente à cette radiation bénéfique.
Ce qui est vraiment intéressant n'est pas vraiment le fait que l'atmosphère laisse passer la lumière bénéfique du Soleil, mais que seule cette lumière puisse pénétrer dans l'atmosphère. L'atmosphère laisse passer la lumière quasi-visible et quasi-infrarouge qui est nécessaire à la vie mais, par contre, empêche de passer d'autres formes de radiation qui s'avèrent mortelles. Ceci fait de l'atmosphère un filtre indispensable contre la radiation cosmique qui atteint la terre depuis le Soleil ainsi que depuis d'autres sources. Denton fit un commentaire à ce sujet :
Les gaz atmosphériques absorbent eux-mêmes sur-le-champ la radiation électromagnétique sur chacun des côtés de la lumière visible et de la lumière quasi-infrarouge... La seule région du spectre autorisé à passer à travers l'atmosphère par-dessus le champ de radiation électromagnétique, des ondes radio aux rayons gamma, est cette bande extrêmement étroite qui inclut la lumière visible et la lumière quasi-infrarouge. Ni les rayons gamma, X, et ultraviolets, ni ceux qui sont éloignés de l'infrarouge ou encore les radiations aux ondes minuscules (micro-ondes) n'atteignent virtuellement la surface de la Terre.74
Il est impossible d'ignorer l'habileté avec laquelle cette élaboration a été accomplie. Le Soleil n'émet que 1/1025 de la totalité de la radiation du champ électromagnétique qui pourrait être envoyée, ce qui s'avère être à la fois la quantité parfaite pour nous et celle que l'atmosphère laisse passer ! A ce stade, il est aussi important de souligner que presque toute la lumière quasi-ultraviolette que le Soleil irradie est retenue par la couche d'ozone de l'atmosphère.
Un autre point qui rend cette affirmation encore plus intéressante est que l'air, tout comme l'eau, est d'une extrême transparence : la seule radiation capable de traverser l'eau est le champ de lumière visible. Même la radiation quasi-infrarouge qui pénètre l'atmosphère, (et qui fournit de la chaleur) ne pénètre que de quelques millimètres dans l'eau. A cause de ceci, seuls quelques millimètres de la surface des océans du monde sont chauffés par les radiations du Soleil. Cette chaleur est véhiculée par étapes à des niveaux plus bas et, par conséquent, la température de l'eau des mers est, à une certaine profondeur, complètement identique partout dans le monde. Evidemment, ceci crée un environnement tout à fait approprié à la vie.
Un autre point intéressant concernant l'eau, est que les différentes couleurs de la lumière visible sont capables de la traverser sur plusieurs distances. A partir de dix-huit mètres, par exemple, la lumière rouge ne peut plus la pénétrer tandis que la jaune peut atteindre une profondeur de cents mètres. Par contre, la bleue et la verte descendent jusqu'à deux cent quarante mètres. Il s'agit d'un fait extrêmement important car la lumière particulièrement cruciale pour la photosynthèse sont les parties bleue et verte du spectre. Puisque l'eau permet à ces couleurs de pénétrer plus profondément que les autres, les plantes sujettes à la photosynthèse peuvent vivre jusqu'à deux cent quarante mètres au-dessous de la surface de l'eau.
Tout ceci sont des faits de la plus haute importance. N'importe quelle loi physique qui se rapporte à la lumière que l'on a examinée nous a permit de découvrir que tout a été organisé afin que la vie puisse exister. Faisant un commentaire à ce sujet, L'Encyclopedia Britannica admet à quel point tout ceci est extraordinaire :
Considérant l'importance de la lumière visible pour tous ses aspects de la vie terrestre, on ne peut pas s'empêcher d'être surpris par le minuscule intervalle de longueurs d'ondes qui est absorbé par l'atmosphère et par l'eau.75

Conclusion
La philosophie matérialiste et le Darwinisme, dont la base même est le matérialisme, affirment tous les deux que la vie humaine apparaît dans l'univers par hasard et qu'il s'agit d'un "accident" sans aucun but quel qu'il soit. Le savoir acquis grâce aux progrès scientifiques démontre néanmoins que l'univers a bel et bien été créé, jusque dans ses plus petits détails, et que cette création suit un dessein bien précis dont le but est de permettre la naissance de la vie humaine. Cette conception est telle, qu'une composante comme la lumière, à laquelle nous n'avions jamais pensé auparavant, est visiblement si bien diffusée que nous ne pouvons nous empêcher d'être éblouis par ce phénomène.
Essayer d'expliquer un tel processus par l'adjectif "accidentel" est irrationnel. Le fait que la radiation du Soleil soit limitée à une bande étroite composée de seulement 1/1025 de la totalité du spectre électromagnétique, le fait que la lumière nécessaire à la vie tombe juste à l'intérieur de cette bande étroite, le fait que l'atmosphère filtre certaines longueurs d'onde et pas d'autres, le fait que même l'eau empêche toutes formes de radiations mortelles et n'autorise que le passage de la lumière visible : tous ces phénomènes sont-ils vraiment le fruit de simples coïncidences ? Une telle harmonie ne peut pas être expliquée par le hasard mais uniquement par l'existence d'une conception intentionnelle. En contrepartie, ceci nous montre que tout l'univers et tous ses détails - y compris la lumière du Soleil qui nous permet de voir et de nous maintenir au chaud- ont été spécialement créés et mis en place pour nous permettre d'y vivre.
La conclusion à laquelle est arrivée la science est une vérité qui a été enseignée à l'humanité dans le Coran depuis quatorze siècles. La science montre que la lumière du Soleil a été conçue pour nous, autrement dit, qu'elle a été élaborée pour être "à notre service". Dans le Coran, il est dit que "Le soleil et la lune (évoluent) selon un calcul (minutieux)..." (Sourate Ar-Rahmân : 5)
On trouve aussi dans un autre verset du Coran :
Allah c'est Lui qui a créé les cieux et la terre et qui, du ciel, a fait descendre l'eau par laquelle Il a produit des fruits pour vous nourrir. Il vous a assujetti les vaisseaux qui, par Son ordre, voguent sur la mer. Et Il vous a assujetti les rivières. Et pour vous Il a assujetti le soleil et la lune à une perpétuelle révolution. Et Il vous a assujetti le nuit et le jour. Il vous a accordé de tout ce que vous Lui avez demandé. Et si vous comptiez les bienfaits d'Allah, vous ne sauriez les dénombrer. L'homme est vraiment très injuste, très ingrat. (Sourate Ibrâhîm : 32-34)

1 commentaire:

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